Déposer votre CV

Email

En moins de 3 minutes et créez jusqu'à 5 alertes email !

Flux RSS Flux RSS

L' édito

Insertion jeunes diplômés 2008

Jeunes diplômés 2008 : une promotion sacrifiée ?

| Changer la taille du texte Augmenter la taille du texteDiminuer la taille du texteSylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - Publié le 20.10.08

 

 

C’était un jour, c’était il y a un an, c’était il y a une

éternité. C’était avant la

crise. Les jeunes diplômés n’avaient que l’embarras du choix.

Les X rêvaient de costumes Paul Smith et de bonus à Wall Street ou à la City. Quant aux élèves

d’écoles de commerce, ils ne juraient que par les cabinets de conseil ou les

temples de la finance. Et

puis le 16 septembre est arrivé.

 

 

 

Un krach au pire moment, celui où les diplômés de frais sont

en lice pour un premier vrai job, après des stages plus ou moins passionnants.

Publicité :

Evidemment, il est beaucoup trop tôt pour établir un bilan officiel des dégâts

après le tsunami financier. Aucun chiffre ne permet de mesurer l’impact de la

crise sur le premier emploi de la promotion 2008 des jeunes diplômés. Car les

ruines sont encore fumantes et les secouristes sont encore trop affairés à en

retirer les cadavres pour s’occuper des blessés légers : ces futurs cadres

à la recherche d’un job.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourtant, quelques signes épars, quelques confidences

recueillies ici et là et quelques statistiques tombées de frais permettent

d’effectuer un pré-diagnostic pas vraiment folichon. Il suffisait de se

promener récemment sur les forums d'échanges et les salons dédiés à l’emploi et de dresser l’oreille.

Les jeunes diplômés rencontrés sont dans l’attente. D’une réponse, favorable ou

pas, au sujet d’un CDI d’après stages pour certains. De nouvelles de leur

candidature après un entretien pour d’autres. Et pour d’autres encore, d’un

simple signe de vie de l’entreprise ou du cabinet où ils ont postulé. La ritournelle de la rentrée ? « On vous rappellera ».

Plus en amont, bien avant le

plongeon dans la fosse aux requins de la candidature, ceux qui sont encore sur

les bancs de l’école ne sont pas beaucoup plus optimistes. Sauf qu’ils ont le

temps de corriger le tir. Ce pourrait être le cas des élèves du master «

Probabilités et finance » codirigé par Nicole El Karoui. De son cours sont sortis des dizaines de « quants ».

Ces surdoués de la mathématique financière ont façonné les modèles économiques

complexes qui se sont effondrés il y a trois semaines. Pour certains, ils ont

même contribué au chaos financier mondial. Ces futurs quants formés sur les bancs de l'université Pierre-et-Marie-Curie

et de l'Ecole polytechnique sont donc en train de revoir leur feuille de route

et de s’en aller voir ailleurs que dans la finance. Dans la

R&D par exemple.

 

 

 

Ce dont se réjouit ce recruteur européen de Honda, le

deuxième constructeur japonais, en pleine forme financière. Pour le moment. « On va enfin récupérer des ingénieurs

polytechniciens. Des diplômés qui jusqu’à présent nous snobaient

complètement ». Question de salaires, évidemment, puisque entre un

chercheur d’un constructeur auto, en aussi bonne forme soit-il, et un « quant » roi des salles de marché,

le différentiel financier peut atteindre un coefficient de dix.

 

 

 

Cette bifurcation vers le raisonnable est également sensible

chez les jeunes cadres issus d’écoles de commerce et d’ingénieurs déjà en

poste. Interrogés par le cabinet d’études Universum qui leur a demandé en ce

septembre noir quel était leur employeur préféré, ils ont fait quelques

réponses à faire se retourner dans leur tombe les fondateurs d’un

ultra-libéralisme débridé. KPMG et Ernst & Young, pourtant plébiscités il y

peu de temps encore arrivent respectivement en 50e et 46e position. Alors que

cette bonne vieille Poste est en 25e position et que la SNCF est 7e. Des

établissements publics, donc, qui font mieux que des boites privées. Si ça se

trouve, les anciens élèves de grandes écoles ont tout simplement anticipé le

mouvement de prises de participation de l’Etat dans d’autres entreprises en

difficulté…

 

 

retour haut de page

Commentaires (13)

kone -

30 octobre 2008

Il ne faut pas limiter les statistiques à HEC polytechnique et je vous passe le reste. Il y a trop de préjugés quand on ne vient pas de ce genre d'écoles et crise ou pas crise, ça reste un problème majeur!

vincent -

24 octobre 2008

Les jeunes diplômés n’avaient pas l’embarras du choix avant la crise ! Cela fait au moins 10 ans que c'est dur! Il faut arrêter de faire croire que tout va bien quand ce n'est pas le cas. Décrocher un premier emploi qui puisse concorder avec ses envies est très difficile et le sera de plus en plus!

Truth -

24 octobre 2008

D'abord, en finance et conseil en stratégie ce n'est pas la génération 2008 qui est sacrifiée, mais la génération 2009, celle qui doit se faire recruter en ce moment. En effet, si les "graduate programs" des grandes banques n'offraient déjà plus beaucoup de postes l'année dernière, beaucoup n'ouvrent tout simplement pas de cession de recrutement cette année. Ensuite la mauvaise position des cabinets d'audit (qui eux continuent de recruter, justement à cause de la crise !) vient du fait qu'ils sont de plus en plus décriés au sein même des établissements cités plus haut comme offrant un travail pénible et non stimulant intellectuellement. On revient plus à une situation normale pour l'instant avec la finance qui reprend la place qui était la sienne jusqu'au milieu des années 1990 en ne recrutant qu'un quart des diplômés des parisiennes-X Centrale-Mines. Le soucis viendra lorsque l'industrie ne recrutera plus nos ingénieurs/managers aux diplômes prestigieux !

Lire tous les commentaires

Rédiger un commentaire

10+4 =

retour haut de page

Consulter les Offres

offres aujourd'hui

Rechercher les offres




retour haut de page