Chez BNP Paribas, la mobilité est considérée l'arc-boutant naturel d'une carrière, aussi le groupe accorde-t-il un soin particulier à la préparation du séjour et surtout à la préparation du retour. Hans Vanbets, responsable du management des talents pour BNP Paribas, s'occupe de 1 705 expatriés disséminés à la surface du globe : « S'expatrier n'est jamais une expérience facile. Quitter ses repères habituels pour s'intégrer à un nouvel environnement est déjà une source de stress. Devoir s'adapter à un nouveau poste ne fait qu'en rajouter. » Les dispositions, techniques certes, mais également psychologiques, sont la première condition du feu vert de la banque. L'intéressé est précisément renseigné sur le poste qui l'attend hors-frontières, puis il est formé à la culture du pays hôte. M. Vanbets ne contemple pas un individu isolé mais une entité familiale, la prise en considération du conjoint faisant partie intégrante de la notion d'expatriation. Un contrat garantit la « qualité de vie » des expatriés de la banque, leur rémunération, leurs congés, leurs conditions de travail, et « la continuité de leurs droits en France en matière de protection sociale, ainsi que leur réintégration, à leur retour, à des fonctions comparables à celles qu'ils occupaient au moment de leur départ ». Dernière attention dont bénéficie le candidat au départ : l'éventualité d'une installation définitive dans le pays hôte. Pour creuser la question, le postulant peut s'informer auprès de la MFE (Maison des Français de l'étranger), du Cercle Magellan pour les DRH internationales « désireuses d'échanger sur leurs problématiques et leurs pratiques », de l'UFE (Union des Français de l'étranger), ou sur 'www.expat-blog.com/fr/', qui « permet aux candidats de se faire une idée de la réalité vécue par les Français expatriés ».
(La Tribune, p2, Catherine Gaudenz, 09/1120/09)

