Refaire son CV et répondre aux annonces, ça, vous avez prévu de le faire. En revanche, avez-vous pensé à déposer votre CV sur une base de CV pour vous faire chasser ? Car nombre de recruteurs du secteur informatique/télécom/Internet n’en passent pas par les annonces et préfèrent contacter directement les candidats.
Répondre aux offres d’emploi ne suffit pas. Dans l’informatique, les recruteurs ont pris l’habitude d’utiliser les bases de CV comme la Candidathèque proposée par Cadremploi.fr. « Pour répondre à des besoins urgents, nous n’avons pas toujours le temps de passer une annonce, témoigne Marie Denis, gestionnaire des ressources humaines de Abylsen Sud Ouest, une société de conseil basée à Toulouse qui doit pourvoir une trentaine de postes d’ici à fin 2008. Du coup, je conseille aux candidats de déposer leurs CV dans les bases proposées par les jobboards car c’est là que nous y faisons notre marché. »
Démarche complémentaire Publicité : Le contact est direct et rapide, ça évite de se déplacer pour rien en entretien, c’est ce que j’apprécie dans cette méthode. »
Quel est l’avantage pour le candidat ? « On accède au marché caché de l’emploi, explique Sébastien, chef de projet chez un opérateur télécom. Le secteur étant très concurrentiel, certaines entreprises ne veulent pas attendre que les candidats repèrent leurs offres. Moi, j’ai eu 5 à 10 appels par jour lorsque j’ai remis mon CV à jour dans les bases. Si l’offre m’intéressait, je lui posais des questions précises sur le poste.
Par mail ou par téléphone
Mais cet aspect direct du contact ne convient pas à tout le monde. « Sur mon CV, je n’indique aucun numéro de téléphone, sinon je reçois des appels toute la journée, assure Aurélie, chef de projet MOE de 26 ans. Et comme je suis en poste, ce n’est pas du tout pratique. A vrai dire, je préfère dialoguer par mail. En fait, je ne pose pas beaucoup de questions, parce que les recruteurs racontent tous la même chose. Je demande le descriptif de mission précis, le salaire et les avantages proposés et je me fais mon idée toute seule, quitte à demander à mes copains d’école et à mon réseau. »
Oser questionner le recruteur
Un manque de dialogue que regrette Marie Denis : « Je préférerais qu’il y ait plus de questions directes dès le premier contact. Pas pour les influencer mais pour qu’ils aient des éléments concrets en main plutôt que des « on-dit » pour se décider à nous rencontrer. Je peux les renseigner sur l’historique de notre groupe, leur expliquer qu’on ne veut pas dépasser la taille critique de 100 personnes pour garder une certaine proximité dans nos lignes hiérarchiques. C’est important pour un candidat d’avoir ce genre d’informations.»
Décrypter le type de management
C’est aussi l’occasion d’en savoir plus sur l’organisation de l’entreprise. Les informaticiens se plaignent souvent d’être managés par des commerciaux qui ne pensent qu’à faire du chiffre. Les chefs de projet découvrent parfois trop tard que leur supérieur hiérarchique ne comprend rien à leur métier. « Je peux aussi répondre aux questions sur le management, les clients de l’entreprise, les process, encourage Marie Denis. Comme nous sommes organisés en 3 pôles de compétences, j’explique comment chaque salarié est managé par un expert de son métier. C’est rassurant pour un candidat. »

ZOOM