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Salarié et auto-entrepreneur : le b.a.-ba pour s’en sortir

| Changer la taille du texte Augmenter la taille du texteDiminuer la taille du texteTiphaine Réto © Cadremploi.fr - Publié le 17.06.10

Une envie de vous lancer dans le conseil en gestion des déchets sans perdre votre poste de commercial ? L’auto-entrepreneuriat est fait pour ça. Le statut attire de plus en plus de salariés. Mais des règles existent pour mener à bien cette double vie.

C'est le petit statut qui devient grand. Depuis sa création, en janvier 2009, l'auto-entrepreneuriat a été adopté par 465 000 personnes. Parmi elles, 22 % de salariés. « Avec les jeunes retraités, ce sont ceux qui enregistrent le taux de réussite le plus important », note Grégoire Leclercq, président de la Fédération des auto-entrepreneurs. Fondu dans une ambiance de travail et rompu à l'exercice de leur savoir-faire au quotidien, leur chiffre d'affaire est plus élevé  que les étudiants, demandeurs d'emploi et autres indépendants qui tentent leur chance.

700 euros par mois

Pas de quoi sauter au plafond pour autant : le gain moyen de l'auto-entrepreneur est estimé à 700 euros par mois. Et pour gagner le beurre et l'argent du beurre, le salarié auto-entrepreneur doit mouiller le maillot. « D'une manière globale, les auto-entrepreneurs octroient 51 % de leur temps à leur projet, reprend Grégoire Leclercq.

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C'est une charge de travail énorme, notamment pour les salariés, qui doivent travailler les soirs, les nuits et les week-ends. »

Une bonne gestion de l'emploi du temps

Car pas question de mélanger les deux activités ! « Il faut avoir une très bonne organisation. Le temps passer au bureau est dédié à l'employeur. » Un coup de téléphone sous le manteau à un client, un usage excessif de la photocopieuse pour imprimer votre publicité ou une absence pour faire fonctionner votre boîte peut vous coûter cher. « Créer son auto-entreprise ne peut en rien justifier un retard ou un laisser-aller au bureau, confirme Sabrina Losio, juriste à l'APCE (Agence pour la Création d'Entreprise). La sanction peut aller jusqu'au licenciement. »

Des obligations vis-à-vis de l'employeur...

Et comme peu d'auto-entrepreneurs en contrat pensent à utiliser un congé ou un temps partiel pour création d'entreprise, autant la jouer fine pour éviter les troubles avec la hiérarchie. « On conseille déjà à tout salarié d'avertir son employeur. », souligne Grégoire Leclercq. Une précaution qui peut même devenir un devoir si votre auto-entreprise est sur le même secteur que celle de votre entreprise. « Le salarié est tenu de respecter une obligation de loyauté », prévient Sabrina Losio. Interdiction, par exemple, d'utiliser les mêmes bases de données clients que votre employeur. Déroger à la règle peut conduire directement au licenciement pour faute grave.

... mais des clauses pas toujours applicables

Moins contraignantes, mais à surveiller : les clauses de non-concurrence et d'exclusivité. « Il faut bien relire son contrat, mais la première est souvent limitée dans le temps et dans l'espace », précise Grégoire Leclercq. La seconde est inapplicable la première année de votre auto-entreprise. Après, vous devrez choisir entre votre poste de salarié ou votre nouvelle activité. Des facilités qui aident au démarrage. Mais gare, toutefois, aux miroirs aux alouettes : « L'investissement est tel que la plupart des salariés auto-entrepreneurs ne retenterait pas l'expérience », prévient Grégoire Leclercq.

 

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