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Plus efficace au boulot

Génération Y

Comment recadrer un Y ?

| Changer la taille du texte Augmenter la taille du texteDiminuer la taille du texteSylvie Laidet © Cadremploi.fr - Publié le 20.03.09

Très investi dans son boulot la génération Y n’évite pas quelques petits dérapages qui méritent évidemment de les recadrer. Revue de situations.

Un Y embauche un matin à midi : ne lui parlez pas d’indécence vis-à-vis des autres salariés. Fidèle à sa logique individualiste, le Y vous répondra que les autres sont libres de leurs agissements, mais que lui aussi. « Mieux vaut d’abord souligner que l’on a apprécié son implication tardive de la semaine passée, mais que la décision d’arriver plus tard ce jour-ci ne se prend pas seul. Que pour le respect de l’organisation de l’équipe, il aurait du vous en parler avant », conseille Cyril Capel, directeur et associé du cabinet de recrutement CCLD.

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Un Y règle ses problèmes d’intendance perso sur son lieu de travail : il passe des coups de fil perso, envoie des SMS à ses amis, réserve ses places de théâtre durant la journée… Au préalable, sachez que cette génération ramène plus souvent la maison au boulot que l’inverse. « Inutile de faire verrouiller l’accès à internet, vous vous exposez au clash car cette génération va de suite comparer sa situation à celle de ces copains œuvrant dans d’autres entreprises. Vous ne feriez que créer de la frustration », argumente Thibault Lanxade, auteur de « jeunes et entreprise : réussir la connexion »*. Pour eux tous ces outils ne font pas d’intrusion dans la vie professionnelle, ils font tout simplement partie de la vie. Impossible d’y échapper. A vous de vous adapter. Et pourquoi pas de suivre la règle des « 70-20-10 » de l’ancien CEO de Google. « Dans une journée de travail, on concentre 70 % de son temps sur le « core business », 20 % à des tâches subalternes et 10 % à faire des choses complètement déconnectées de son job » suggère Jocelyn Rémy, de Seyes Consulting.

Un Y vous inonde de mails parfois cinglants : pas question de lui répondre par mail sur le même ton. Privilégiez les relations personnelles formelles ou pas. « Cette prise de recul du manager sera perçue par le jeune collaborateur comme un signe de maturité. Il gagnera donc en respect », souligne Cyril Capel. A vous ensuite de l’écouter et de lui rappeler qu’il n’est pas seul dans votre équipe et, qu’au même titre que les autres, vous lui consacrez des temps d’écoute forts et des temps d’écoute plus faibles.  

Un Y ne bosse pas suffisamment à vos yeux : n’allez pas lui dire qu’il ne travaille pas assez. Dites lui plutôt que sa gestion du temps n’est pas optimale et apportez lui une astuce pour l’optimiser. Les Y sont friands de conseils rapides à mettre en œuvre.

Un Y aime se faire mousser en réunion… à tort : ayant une haute opinion d’eux-mêmes, les Y aiment montrer qu’ils savent tout sur tout et qu’ils sont plus malins que les autres. Or, comme les autres, ils leur arrivent de proposer de fausses bonnes idées. Si c’est le cas, reprenez son idée, expliquez lui que vous l’avez déjà expérimentée dans telle situation et qu’elle n’a pas fonctionné. Là encore, vous forcerez son respect.

Un Y vous envoie un SMS à 3 heures du matin pour vous avertir de son absence à la réunion du lendemain matin. Evidemment, vous débutez le meeting sans l’attendre. « En revanche en fin de réunion, il faut lui signaler clairement que vous trouvez super qu’il s’éclate le soir mais, que compte tenu des enjeux de la séance, il devait être présent dès 9 heures », détaille Jocelyn Rémy, président de Seyes Consulting et associé de www.generationy20.com. Pas question de lui dire que c’est un fumiste, car l’envoi d’un SMS à une heure avancée de la nuit prouve tout de même son engagement dans l’entreprise.

* Editea, 2008, 16 euros.

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Commentaires ###NB_COMMENTAIRE###

TISSIER -

25 mars 2009

Si nos parents avaient lu cela ils auraient avalé de travers ; si nos grand-parents avaient lu cela ils seraient sans doute morts étouffés d'indignation. Quant à moi, 60 ans, et une vie professionnelle, je me demande encore si je n'ai pas rêvé... A quand les entreprises à genoux devant les Y ??? ATTENTION DANGER, trop de Y ne nous promettent pas une vie rose à la "fraise Tagada"...

AGULLO -

25 mars 2009

Je peux me considérer être un Y, et certains points de cette actu sont intéressants car permettent de se remettre en question. Par contre, c'est très caricatural quand même!... Certains points m'ont même fait rigoler. Et le SMS à 3 heures du matin ? Je voudrais des témoignages.. C'est un exemple qui vous parait réel ?

Vincent -

25 mars 2009

Ce n'est pas exactement l'ancien CEO de google qui a mis cela en oeuvre chez Google, mais l'actuel. Et le répartition du temps de travail est la suivante : - 70% du temps de chaque personne consacré au coeur de métier : le moteur de recherche et la publicité - 20% du temps consacré à des travaux de recherche ayant un rapport avec le coeur de métier - 10% du temps pour des idées plus éloignées. Il n'y a pas de place pour les tâches personnelles , mais plutôt du temps (30%) consacrées à des tâches déconnectées des tâches 'core business'.

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