Faire un bilan de compétences peut permettre de se reconvertir ou encore de prendre du recul sur son métier. Pour qu'il soit vraiment efficace il faut prendre le temps de bien choisir le centre dans lequel on va effectuer son bilan de compétences. Et pour cela, différentes pistes sont à explorer.
Tout le monde y a droit, ou presque. Tous ceux qui ont un minimum de 12 mois d’ancienneté dans leur entreprise et cinq ans d’expérience au cours de l’ensemble de leur carrière peuvent s’offrir un bilan de compétences. C’est un moyen sûr de mieux se connaître soi-même, de mieux cerner son potentiel professionnel et, pourquoi pas, de découvrir le métier de ses rêves.
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Le bouche à oreille
Utile lorsque l’on se retrouve dans une impasse professionnelle, indispensable si l’on souhaite changer de métier. En plus, l’opération peut être prise en charge par un Fongecif (1) et, si le bilan se déroule durant les heures de travail, aucune somme ne sera déduite du salaire. Mais aussi gratuit soit-il, le bilan doit être effectué par un professionnel compétent, ce qui évitera, au mieux une perte de temps et au pire de se fourvoyer vers un emploi ou une formation inadaptés. Il est donc essentiel de bien choisir son organisme. Or, avec 900 prestataires de bilans de compétences à travers le pays, regroupés sous des enseignes aussi diverses que les CIBC (2) (Centres interinstitutionnels de bilan de compétences), les organismes de formation, les cabinets de recrutement et des associations, il est difficile de faire le tri. Les collègues, les membres de la famille ou les amis qui ont effectué eux-mêmes un bilan peuvent chaudement recommander un centre, voire un conseiller particulier. Mais si l’entourage n’a pas consulté de spécialiste de la compétence, il va falloir dénicher la perle rare tout seul.
Circonscrire un périmètre
Il est évidemment hors de question de traverser l’Hexagone pour faire le point sur sa carrière. Il convient donc de circonscrire un secteur géographique à ne pas dépasser et de commencer son enquête sur les organismes qui s’y trouvent. A ce stade, abusez du téléphone. Il faut poser toutes les questions possibles. Un bilan dure 24 heures étalées sur plusieurs semaines. Le bilan se fera-t-il avec un seul et unique consultant (ce qui est indispensable) ? Renseignez-vous également sur les autres activités du centre en dehors des bilans de compétence. Certains disposent d’un département « conseil en recrutement ». Une aubaine, puisque cette double casquette garantit non seulement une bonne connaissance du monde du travail, mais permet souvent de profiter du réseau de contacts professionnels. Plus le cabinet est ancien, plus la richesse de son réseau risque de vous profiter.
Examiner et interroger
Un premier tri est effectué sur ces critères. Reste à approfondir son enquête en se déplaçant. Une fois sur place, vous saurez si vous pourrez vous y sentir à l’aise pour réaliser votre bilan. La qualité de l’accueil, l’ambiance, l’aménagement des locaux, le matériel informatique, la variété des ouvrages disponibles dans le centre de documentation sont autant d’indices sur sa bonne santé financière et sur les investissements dont vous allez profitez si vous vous inscrivez. Après l’examen du centre, il faut ausculter le consultant chargé du bilan. Et le bombarder de questions sur sa formation, son ancienneté, son programme de bilan et sa connaissance du marché de l’emploi. Profitez de cette entrevue pour en savoir plus sur sa méthodologie de bilan. Prévoit-il de vous faire passer des tests ? Quel type de travail personnel aurez-vous à fournir et quels moyens seront mis à votre disposition pour vous épauler ? Enfin, il est essentiel de savoir à l’avance de quelle manière il compte restituer les résultats du bilan. Un bon bilan doit évidemment être synthétisé par écrit, mais sa restitution doit également se faire de visu pour que le consultant puisse le commenter avec son client. Si ce dernier critère est bien rempli, que le courant passe avec le consultant et que le cabinet où il évolue paraît agréable, il ne reste plus qu’à fixer le premier rendez-vous.
(1) Il existe un Fongecif par région. La plupart disposent d’un site Web.
(2) www.cibc.net

