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3 millions de français proches du burn-out

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Le taux est phénoménal : 12,6% de la population active française est menacée par le burn out, selon une étude mené par le cabinet Technologia, spécialisé dans la souffrance au travail. 3,2 millions de salariés et indépendants français seraient donc exposés au phénomène. Cette maladie, difficilement reconnue comme telle, conduit à un épuisement total après un travail excessif et compulsif. Pour déterminer ce taux alarmant de pré burn out, le cabinet a posé quelques questions à un échantillon représentatif de 1000 actifs*. Des questions pas toujours évidentes. « Vous sentez-vous épuisé à la fin d’une journée de travail ? », ou « vous sentez vous fatigué lorsque vous vous levez le matin et que vous avez à affronter une journée de travail ? » permettent des réponses simples. En revanche, que répondre à celle-ci ? «Vous sentez-vous émotionnellement vidé par votre travail ? ». Quoi qu’il en soit, les sondés s’y sont soumis et ont permis notamment d'observer que les catégories socioprofessionnelles les plus exposées ne sont pas toujours celles qu'on imagine.

Cadres et agriculteurs sont plus exposés

Stress, pression, objectifs inatteignables : ce sont des termes généralement accolés à la panoplie des cols blancs. Et qui sont autant d’éléments qui peuvent favoriser le burn out. Pourtant, selon l’étude Technologia, les cadres ne seraient les meilleurs candidats à cette pathologie. Les agriculteurs les devancent. 24% d’entre eux souffrent des effets (selon la définition de l'étude) d’un travail excessif et compulsif. En second, les indépendants (artisans, commerçants et chefs d’entreprise) avouent en être victimes, pour 20% d’entre eux. Les cadres arrivent en troisième position avec 19%. Devant les employés, les ouvriers, et les professions intermédiaires qui ne sont, respectivement "que" 10%, 7% et 13%, dans ce cas. Ce qui est déjà largement excessif.

  

Source : Technologia.

Reste qu’un sondage n’est pas une étude clinique. Et celui-là ne suffira pas à améliorer sa reconnaissance par les organismes publics. Mais il peut servir d’alerte et c’est le but visé.

Burn out : un appel à signature. Dans le cadre de la publication de cette étude, Technologia lance une pétition, accessible via le site appel-burnout.fr, en lien avec des professionnels de la médecine du travail, de la santé mentale, de la prévention des risques professionnels et des ressources humaines. Cette dernière demande à ce que la Sécurité sociale reconnaisse le burn out comme une maladie professionnelle selon trois niveaux de qualification : la dépression d’épuisement, l’état de stress répété conduisant à une situation traumatique et le trouble d’anxiété généralisée. Elle demande également une meilleure prise en charge des salariés touchés ainsi qu'un système de malus financier pour les entreprises les plus négligentes à l'égard de leurs salariés. M.R.

  

(1) l’étude a été réalisée en ligne du 30 juillet au 20 août 2013 auprès d'un échantillon de 1000 individus représentatifs de la population active occupée française, à partir du panel propriétaire de Survey Sampling International. Elle a été menée avec la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : genre, âge, profession et catégorie socioprofessionnelle, secteur économique, et type d’unité urbaine.

Michel Holtz © Cadremploi.fr

 

46

commentaires

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Emmalee

04/05/2014

à 19:00

Choquée par les commentaires axés sur l anglicisme ou l utilisation des termes forts comme burn out , plutôt que de parler de la souffrance au travail . C est pathetique. Peu importe. A Québec l anglais et français se mêlent en harmonie , faut sortir de votre trou....un peu mais pas trop.

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Marianne L.

11/02/2014

à 11:07

Est-il vraiment judicieux que les risques psycho-sociaux et leurs conséquences soient reconnus en maladie professionnelle ?
Ne serait-ce pas, au final, une façon de se décharger sur la sécurité sociale, des conséquences parfois catastrophiques des méthodes de management ou organisationnelles employées en entreprise ?
Cela ne revient-il pas au final à payer une taxe (le taux de charge étant annexé au nombre d'AT/MP reconnus) pour pouvoir continuer à maltraiter les salariés ?
Il me semblerait intéressant d'un débattre...
Après tout, la reconnaissance en MP de problèmes de santé physiques des salariés effectuant des travaux pénibles ne provoque pas toujours une prise de conscience chez l'employeur, ni forcément une volonté de prévenir les risques...
Ainsi, la reconnaissance en MP pourra-t-elle changer la done ?

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Steph021

28/01/2014

à 11:33

J'ai subit un burnous, ou surmenage professionnel aigu, il y a moins de 6 mois. Une situation de travail devenue oppressante tous les jours, mais á laquelle je n'ai pas suffisamment portée attention, pris par la charge de mes responsabilités quotidiennes. Je vais mieux même si je suis toujours en traitement, mais á quel prix : j'en ai perdu mon travail. Ce que je récents le plus est le manque de reconnaissance de cette maladie. Même si le traitement de la dépression qui m'a anéantie et le suivi par mon excellente médecin traitant sont pris en charge, il reste à ma charge le suivi hebdomadaire par un psychologue et toutes les démarches administratives et judiciaires pour faire reconnaître l'erreur de mon ex entreprise. Et c'est un parcours lourd et épuisant, surtout dans la situation de faiblesse psychologique dans laquelle je suis plongé. J'étais un cadre dynamique, travailleur, passionné et apprécié de mes collaborateurs et subalternes. Je suis aujourd'hui démotivé et appréhende de retrouver du travail dans les mêmes conditions. C'est très dur et éprouvant, surtout lorsque tout est disponible pour faire valoir une reconnaissance comme maladie professionnelle (médecin du travail bien au courant de cette situation, malheureusement pas isolée). Alors OUI pour une reconnaissance de cette maladie comme une maladie professionnelle et OUI pour que les entreprises soient incitées á prévenir ce problème !!!

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fanfan975

28/01/2014

à 02:02

Où est la" langue de chez nous"
Le vocabulaire français est pourtant riche et je suis certaine que l'on peut trouver un mot dans le Larousse ou le Robert

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elisarem

27/01/2014

à 20:34

Moi j'ai 3 personnes de mon entourage qui ont fait un burn out ces 3 dernières années...
Des objectifs impossibles à atteindre, un dénigrement permanent du fait d'objectifs non atteints.....des atteintes personnelles.....des obligations de faire des horaires à rallonge pour compenser des objectifs non atteints, des demandes de plus en plus loufoques...voir illégales ou immorales...du chantage......L'épuisement physique, moral.....intellectuel....
Une dépression est différente car elle est dû a une perturbation chimique intrinsèque ....le burn out est créé par l'entreprise, par le responsable hiérarchique....et le médecin du travail ne fait rien....quand dans une entreprise plusieurs personnes sont en arrêt maladie longue durée, il devrait y avoir une alerte....une centralisation des données....mais non chaque cas est traité de façon isolée...alors que la cause est unique....

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Flicka

27/01/2014

à 19:45

On pourrait peut-etre etablir un lien entre penibilite et burn-out. Ne s'agit-il pas de stress dans les deux cas?

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gust901

27/01/2014

à 18:13

Mais non on fait semblant, ; les suicides aussi
c'est pourquoi nos dirigeants ne rembourse plus les médicaments et dégoutte les docteurs de pratiquer !
Merci patron privé ou public (d'ailleurs) avec les Robots vous n'aurez plus ce genre de problèmes ...

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Evelyne Moissons

27/01/2014

à 15:43

Le "burn out" c'est le surmenage en français? Si oui, pourquoi utiliser un mot anglais alors qu'il en existe un en francais?

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Paganini voue en joue

27/01/2014

à 09:35

Un simple tour du monde de 4 ou 5 mois avec un minimum d'argent avec comme escale , Bogota , Manille , Calcuta , Mogadiscio et bien d'autres lieux encore et tu reviens ici en comprenant que tu vis au paradis et qu'ici la vie mérite d'être vécue .

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KAP

27/01/2014

à 09:34

Je ne comprends pas qu'on cède de plus en plus à l'anglo manie: pour un esprit logique, "burn out" ne veut rien dire... "Brulé dehors" ou "éliminé par brûlure"... C'est ridicule ! Alors qu'en français, "Déprime aiguë" ou "Accès dépressif " est beaucoup plus évocateur... Il va falloir commencer à défendre notre langue française, qui est le trésor commun des français... Nous en avons assez des disagneurs, des manageurs, des choroumes... si nous n'y mettons pas fin rapidement le français va devenir un "sabir" incompréhensible..!
C'est le devoir de chacun d'entre nous de lutter contre ce "snobisme" anglo-maniaque ! Prenons exemple sur nos amis les québecquois qui défendent leur langue !
KAP

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mistere

27/01/2014

à 08:59

serait il possible d'utiliser un mot FRANCAIS (épuisement - par exemple-) au lieu d'un mot anglais ? (il est vrai que c'est traditionnellement la mode...)

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CarloSolis

27/01/2014

à 08:26

Pourquoi s' en soucier ?

Le MEDEF et les gouvernements fantoches qui se succèdent les uns après les autres nous répètent à longueur de temps que la course à la préconisation est la clef du bonheur ?

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Aude

26/01/2014

à 18:26

Bonjour à tous, je m'appelle Aude Selly et je suis l'auteure du livre "Quand le travail vous tue-Histoire d'un burnout et de sa guérison". D'après Marie France Hirigoyen,psychiatre de renom dans le domaine de la souffrance au travail et auteure de plusieurs ouvrages, mon livre-témoignage est "une mise en garde très utile pour la protection de la santé au travail". Le Dr Brigitte Font le Bret, également psychiatre dans le domaine de la souffrance au travail depuis plus de 25 ans et auteure de "Pendant qu'lls comptent les morts" en a écrit la préface et dit "que beaucoup de mes patients vont se retrouver dans son écrit".
L'epuisement professionnel concerne tout le monde quelque soit l'âge, la profession, le secteur d'activité. C'est un fléau complexe et beaucoup foncent dans le mur sans le savoir et les conséquences peuvent être graves. Mon livre n'est pas une analyse théorique du burnout, il le décrit, c'est l'épuisement vécu et donc reconnaissable par beaucoup mais qui sont dans le deni sans le faire exprès. Il prévient de ce qui peut arriver si vous ne réagissez pas avant qu'il ne soit trop tard. Bon courage à tous. Cette pétition est nécessaire.

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carmen

26/01/2014

à 13:09

je suis assistante sociale et à ce titre fonctionnaire departemental ; ma mission principale est la protection de l'enfance; alors quand je vois votre réflexion sur les "fonctionnaires " cette masse de salariés plus paresseux les uns que les autres et qui ne pourraient connaitre selon vous l'épuisement professionnel, vous me révoltez ;
je travaille depuis 30 ans auprès des gens les plus demunis , les situations d'enfants en danger qui soulèvent tant d'angoisse et de stress meme une fois rentrée chez soi ....alors oui à plusieurs reprises j'ai traversé des periodes d'epuisement , de doute ;d'angoisse ;a l'heure actuelle je ne sais meme plus si j'ai envie de continuer ce métier ...
alors arretez ce discours tellement facile des fonctionnaires plus nantis et protégés que les autres ; c'est un raisonnement idiot et improductif ; il est tellement facile de croire que l'herbe est plus verte ailleurs ....

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Sophrologue

26/01/2014

à 11:51

En effet, je vois régulièrement des personnes qui souhaitent faire de la sophrologie, suite à un épuisement total. Les médecins les dirigent vers la sophro ou des techniques en bien-être.

La plupart ont la sécurité de l'emploi, un métier dans lequel ils donnent beaucoup, ils ont des salaires corrects.

Une réelle pression, un mal-être s'est installée dans notre société.

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ducati

26/01/2014

à 10:30

reponse a mogli
cela n est pas faux on peut tres bien faire 60 h par semaine et rentrer a la maison sans soucis
moi petit patron de societe je suis de 4h30 a 19h dans ma boite avec tous les problemes de fabrication et humains quand je rentre chez moi mes problemes sont avec moi
c est toute la difference

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Tom

26/01/2014

à 01:08

"syndrome d'épuisement professionnel"

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Cavewoman

26/01/2014

à 00:15

Il faudrait, à mon avis, se concentrer sur le vrai sujet, pas sur le problème de langue qui ne font que détourner le problème. C'est vrai qu'une bonne définition peut remettre les idées en place, aussi, mais il semblerait qu'en lisant l'article et ses nombreux commentaires, cela soit déjà plus clair.
Mais puisque vous insistez, sachez que le français n'est pas une langue morte comme le latin et qu'elle subit donc des transformations de langue bien vivante. Il faudrait s'en réjouir. La langue anglaise a elle aussi été beaucoup "affectée" par le latin puis le français et j'en passe.

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Cavewoman

26/01/2014

à 00:07

Ah ! Enfin quelqu'un pour voir que ça manquait ! Je suis pas folle, merci.

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Ratafia

25/01/2014

à 21:17

Ce n'est peut être pas si simple : il y a eu au contraire des burn-out et suicides par exemple à La Poste ou France Telecom/orange chez des personnes qui avaient pourtant des emplois garantis à vie et (relativement) bien rémunérés.

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jpl66140

25/01/2014

à 20:58

simple témoignage d'un retraité de la Police Nationale, âgé de 66 ans : j'ai vu mon médecin de famille hier. Elle m'a confié qu'elle voyait de plus en plus de malades atteints de symptômes dépressifs dans 2 catégories, les policiers et les employés de banque.

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le voyant

25/01/2014

à 20:49

burn -out ! ça fait t bien en angliche , en français , cela s'appelle une dépression !! mais le mot fait chochotte ! et la dépression c'est pour les petits ! les faibles! les fous quoi !! le burn-out ! c'est plus classe ! ça s'adresse aux gros patrons , aux gros directeurs ! bah! oui ! aux gros salaires quoi ! a force de compter les millions sur leurs comptes, qui s'accumulent ! ils en oublis de dormir , alors pour rester éveillé , il tiennent le coup avec des vers et des vers de whisky !! et d'un seul coup ! badaboum ! ils pètent les plombs !! alors ont les soignent a l’abri des regards , dans des belles cliniques dorées ! pour les retapés, afin , qu'ils réintègre vite leur entreprises , pour faire encor plus de sou-sou !!

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YvesB

25/01/2014

à 19:50

J'ai expérimenté deux fois un vrai brun out dans ma carrière, et j'ai eu un certain nombre de collègues qui en ont eu. Ça, je sais qu'on peut le compter, mais comment compter ceux qui sont "proches" ? Dans ma société (grande entreprise de droit privé, mais majoritairement à capitaux d'état) le médecin du travail m'avait dit que 50% du personnel était à un niveau de stress nuisant à leur santé. Étaient-ils proches ? Il est très difficile de répondre à de telles questions, mais je voudrais en ajouter une autre : les conditions stressantes au travail ne sont-elles pas la principale ligne de rupture dans notre société ?

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le bien commun

25/01/2014

à 18:58

Burn out

Ce n'est pas seulement une question de travail excessif et/ou compulsif, mais aussi des conditions de travail.

L'ambiance, et le management sont souvent responsables.
Un management par objectif, ceux-ci étant inatteignables voire en contradiction avec la stratégie, voire la morale peut en être la cause.

Le burn out set souvent lié à un défaut de communication et peut relever du harcèlement.

La situation va se dégradant. Ce n'est pas par des réglements supplémentaires qu'il sera remédier à, mais un changement de posture.

Il relève de la responsabilité du top management.
Soit il le génère. Absence de prise de décision, refus des arbitrages, objectifs contradictoires, harcèlement…
Soit il ne s'assure pas de la qualité de l'ambiance au travail: manque de communication et refus des responsabilités

Quant au plus niveau de l'état, le Président contredit ses ministres, est en perte d'autorité - quid du ressenti du personnel vis à vis de ses foucades -, n'arbitre pas, transfère la responsabilité à ses coll, et n'assume pas, l'ensemble des structures sont de fils en aiguilles en risque de burn out.
Tous ceux qui travaillant du matin au soir, doivent subir sans possibilité d'action; les agriculteurs avec les prix agricoles en berne, les artisans attendant les règlements clients…..

La solution?
Idéalement, si les dirigeants étaient proches de leurs administrés, ..mais cela se saurait.
Cela dit la dégradation actuelle montre à quel point les dirigeants actuels ne sont pas/plus dignes de la confiance des français

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jlr26

25/01/2014

à 18:48

Tout à fait d'accord !!
Ras le bol de cet endoctrinement sournois par la pensée anglo-saxonne !

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bernard_31540

25/01/2014

à 18:31

Pas étonnant, nous sommes partis dans une course effrénée à la productivité financière , sans nous soucier des vrais chemins pour y parvenir !
Je viens de prendre ma retraite, et j'ai vu ces dernières années la domination de la rentabilité financière au détriment de la véritable rentabilité professionnelle. Des filiales de grands groupes internationaux sont aux abois en régions (françaises) les dirigeants régionaux et locaux sont embauchés sur diplôme, sans jamais avoir appris un véritable métier d'entrepreneur. Je crois savoir qu'en Allemagne, le parcours d'un dirigeant est tout à fait différend, en gros, il a un parcours initiatique professionnel, ce qui lui permet d'acquérir une véritable expérience gage de stabilité et de développement de sa structure.
Pour moi, cette situation est d'autant plus hurlante que j'ai travaillé à l'international, avec des méthodes plus classiques, mais surtout plus efficaces. Ne nous étonnons donc pas si nous croulons sous le poids des responsabilités dont nous n'avons pas toutes les compétences.
En clair, un diplôme ne suffit pas. Un parcours bien canalisé sera beaucoup plus profitable, mais il faut être un peu patient.

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mistere

25/01/2014

à 18:15

tout à fait exact!...... nous sommes gagnés de plus en plus par ces mots d'outre Manche ou d'outre Atlantique. Il n'y a que les Canadiens Français pour contrecarrer de temps en temps certains anglicismes par de nouveaux mots à racine française... (Courriel, Pourriel etc....)

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blurps

25/01/2014

à 16:33

Génial : en gros, ce sont les indépendants qui sont les plus proches du burn out, et l'idée est de faire payer un malus aux entreprises pour les salariés..... bienvenue en absurdie

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Scaliger

25/01/2014

à 15:43

Réduire le burn-out et les graves conséquences qui en découlent à un "risque professionnel" (terme issue de la novlangue fumiste des pseudo-scientifiques de l'organisation du travail) est un véritable scandale. Il faut criminaliser le fait de mettre en place dans une entreprise ou une administration des processus de travail qui aboutissent à des tentatives de suicide des salariés. Que certains grands patrons se pavanent dans les médias alors que des dizaines de salariés dans leur entreprise se sont suicidés, en affirmant de surcroît qu'il s'agit d'une "mode" est insupportable. Ces "serial killers" devraient être derrière les barreaux, et pour une longue durée.

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guillaumeleduc

25/01/2014

à 14:52

Si j'ai un avis à vous donner, commencez par mettre en doute la confiance que vous accordez aux autres et ne vous culpabilisez plus. Essayez vous y arriverez à la longue et vous vous apercevrez que becaucoup de vos craintes et incertitudes sont partagées par la plupart des autres et que les difficultés et erreurs dont vous vous rendez responsable ne sont pas les votres trés souvent. Autrement dit ne vous sousestimez pas et ne surestimez pas les autres. Facile à dire, et difficile à faire, je sais, mais ce que je dis est bien réel et ce type d'auto-suggestion porte progressivement ses fruits. Bonne chance.

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plopart

25/01/2014

à 14:37

3millions de chevaux, 3 millions de cafés au ptit déj...

Parcequ'il y'a écrit 3 millions cela vous suffit pour trouver une quelconque corrélation ?!

Il y'a environs 3 millions de chomeurs depuis des mois, point barre!
Aucun rapport avec les actifs indépendants qui pêtent les plombs dans un travail qui ne leur rapporte plus rien.

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ugolin

25/01/2014

à 14:28

nous sommes des gens très fragiles ! je pense que nous devrions avoir un peu plus de vacances ????

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mistere

25/01/2014

à 14:03

pas grave !.... ils vont suivre une thérapie Socialiste (c'est la mode) et tout ira TELLEMENT
mieux... (hi hi hi..... papa Freud Pas mort))

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harmonie

25/01/2014

à 13:59

Le phénomène est connu depuis de nombreuses années et enfin, il semblerait qu'il commence à être mis en lumière et pris en compte. Je vois dans le cadre de ma profession des managers et dirigeants qui arrivent de plus en plus en souffrance. De plus en plus de personnes me sont adressées par des médecins, et je ne peux que recommander tout ce qui peut être fait à travers la pratique d'une activité psychocorporelle régulière telle que le yoga, pour commencer à agir sur les états de stress et leur conséquences, insomnies, irritabilité, angoisse, etc... avant qu'ils ne prennent une tournure plus critique.
De plus amples infos sur www.yogavar.fr (newsletter, infos...)

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lou09

25/01/2014

à 13:24

Faudrait expliquer ce qu'est le "BURNOUT" !!! On est en France donc on utilise des mots FRANCAIS!!!!

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Minami Bugyo

25/01/2014

à 13:10

Article parfaitement réaliste . Mais l'on constate qu'il y a une vaste majorité qui ne subit aucun stress . Ceux qui ont des emplois garantis à vie et bien rémunérés . Et ceux qui profitent du système .

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PNL

25/01/2014

à 12:58

Les Chômeurs et les Fonctionnaires ne sont heureusement pas affectés par ce phénomène.

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AntHep

25/01/2014

à 12:30

le burn out et le harcèlement sont deux fléaux particulièrement répandus en France et source d'horreur au quotidien pour des millions de salariés.

Un ancien cadre d'Oracle France a écrit un excellent livre, "High-tech planet" (premiers chapitres dispos gratuitement sur Amazon) dans lequel il décrit la mécanique du burnout et la complicité de la DRH. Il est scandaleux que dans un pays dévelopé, au 21ème siècle, au lieu du progrès on régresse et qu'on souffre toujours pour mériter son gagne-pain

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ophyrs

25/01/2014

à 11:36

C'est bizarre je ne vois pas de fonctionnaires dans ce graphique...

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Tom

25/01/2014

à 11:34

En son temps, j'avais participé à une étude sur le burn-out dans le secteur hospitalier. Le constat était sans appel pour ce qui concernait la région parisienne...

Pour ma part, quelques années plus tard, j'ai failli être victime de ce même burn-out alors que j'assumais la direction d'une association dans un secteur géographique qui, depuis, a défrayé la chronique...

Si une sensibilisation accrue des divers acteurs sociaux et médicaux (notamment la Médecine du Travail) paraît nécessaire afin de mieux appréhender les contours et les caractéristiques du burn-out, je ne crois pas, en revanche, qu'il soit opportun de définir ce syndrome comme une maladie professionnelle. Justement parce que c'est un syndrome et non une maladie !

Il me semble qu'il y aurait plus à perdre qu'à gagner à un pareil étiquetage. L'étiologie du burn-out est loin d'être simple et l'on risque de se retrouver dans des procédures sans fin pour savoir si à telle ou telle personne on peut accorder le bénéfice de la reconnaissance de maladie professionnelle (les divers dommages et intérêts étant, bien sûr, l'enjeu des décisions en un sens ou en un autre).

Non, il est beaucoup plus important que des mesures soient prises pour limiter les dérapages vers le burn-out. Il ne s'agit plus, en l'occurrence, de médecine mais tout simplement de rapports sociaux, de conduites humaines. Et là, il y a vraiment du pain sur la planche lorsqu'on constate comment les choses n'ont cessé de se dégrader depuis quarante ans !

Une forme nouvelle et subtile de harcèlement s'est installée qui tient lieu de management. La raréfaction de l'emploi n'est pas étrangère du tout à cette dégradation. Une vision méprisante de l'homme par ce qu'on peut appeler, par commodité, l'ultra-libéralisme en constitue le soubassement et l'idéologie.

On peut gloser à perte de temps et stérilement sur des comparaisons internationales de performances des Français au travail. Une chose est à peu près sûre, en francs-euros constants, ces même Français travaillent plus qu'il y a quarante ans pour un revenu moindre et des conditions de travail où la précarité a largement pris le pas depuis un demi-siècle.
Sans oublier de préciser que l'accès au travail relève désormais d'un parcours du combattant perdu d'avance pour des catégories de plus en plus nombreuses.

Comment ne pourrait-il pas y avoir une telle explosion du burn-out alors que toutes les conditions sont réunies pour y mener ?

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didier bernadet

25/01/2014

à 11:21

Une simple question: "n'auriez vous pas un mot bien Français et compris par tous pour remplacer ce "burn-out" que les gens répètent sans savoir ce qu'ils disent. Surtout que, comme souvent en Anglo-saxon, c'est plus un fourre tout métaphorique que quelque chose de bien précis.

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camelia31

25/01/2014

à 10:48

je ne suis pas étonné. meme chez les fonctionnaires, ou ex fonctionnaires. rappelez vous france telecom. les nouveaux dirigeants ne se rendent pas compte. avant, il y avait un sens des responsabilités on se sentait investit d'un devoir. maintenant ce n'est plus possible. prenons l'exemple de virer la paye. avant tout du long de la chaine, tout le monde s'investissait pour qu'elle soit versée à tous en meme temps. aujourd"hui, si un service ne transmet pas, on a tout juste le droit de lui faire remarquer, il s'en fout? alors que faire d'autre que de s'en foutre aussi??? et la paye n'est qu 1/60eme du travail,
parce que avant les cadres faisaient remonter à la direction.
ce n'est pas qu'il ne le fasse plus, c'est que la direction est sourde jusqu'au 7eme suicide.
nuance.
il en va de meme dans toutes les administrations, gouvernées comme des usines de haute production avec main d oeuvre bon marché alors qu'une personne recrutée aujourd'hui sur concours est l'heureux élu parmi 50 sur 13000 , pour le niveau bac - en fait la majorité sont bac+3-.
donc voila votre burn-out qui arrive et envahit le pays
alors multipliez l"indifference, le mépris, appelez le comme vous voulez, par 60, et à la fin, burn out

> Répondre

captainbreizh

24/01/2014

à 15:53

Merci pour ces superbes informations pertinentes et justes. Si nous pouvons clairement admettre que le syndrome d'épuisement, guette un nombre de + en + nombreux de personnes (y compris les étudiants et les adolescents par ailleurs), il me semble que de faire porter la seule responsabilité de cette situation sur la situation de travail soit limitant. Pour avoir été moi même dans cette phase et avoir accompagne et toujours le faire d'ailleurs de nombreuses personnes dans cette traversées, de nombreux autres facteurs peuvent aussi fortement influencer et induire cet état de fatigue. (Problème familiaux, absence ou déficit de réseau social sécurisant, éducation, vécu traumatique antérieur...). Reconnaître que la pression d'adaptation demandée par les organisations s'accroît est un point essentiel et qu'il y ait réparation en cas de MP une étape fondamentale. Cependant, , agir pour la prévention et la mise en oeuvre d'actions d'éducation et d'apprentissage à la gestion de soi pour tous, à tous les âges sous forme d'une campagne pour l'équilibre santé, bien-être et instauration d'un bonus pour les entreprises, les établissements scolaires ... exemplaires en la matière serait peut-être un complément indispensable au constat des effets à postériori des effets via un long processus de reconnaissance ressemblant la plupart du temps à un parcours du combattant

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karin

24/01/2014

à 14:44

3 millions de burn-out(é) et 3 millions de chômeurs. chercher l'erreur.

> Répondre

ducati

24/01/2014

à 14:24

la vie industrielle est de plus en plus compliquée la recherche de travail, la concurrence
les hommes a gérer je suis PDG d une société reprise sous forme de coopérative
après une liquidation en mars 2008,a l époque je pensais que c était une bonne solution
l implication de tous était pour moi une certitude mais malheureusement ce n es pas le cas ,sur 24 salaries quelques un seulement jouent le jeu
les chefs d entreprise sont confrontés a plus en plus de problèmes surtout en FRANCE
c est dommage de penser qu ils ont raison de délocaliser
je suis en CHINE régulièrement il n y a pas ces problèmes d hommes
pour moi la FRANCE est finie
cordialement
un chef d entreprise qui en a ras le bol

> Répondre

SHREIK

24/01/2014

à 14:05

Bonjour,
Victime d' un burn out et harcélement moral, j 'ai fait en novembre 2012 une première tentative de suicide,puis je suis tombé dans une dépression anxiogène sévère,nécessitant une hospitalisation en clinique psychiatrique de deux mois avec nouvelle tentative de suicide.Une nouvelle rechute en septembre 2013 avec de nouveau un séjour en clinique psy.
Aujourd' hui en janvier 2014 JE COMMENCE A ALLER MIEUX, avec un suivi médical important(médecin,pyscologue et pyschiatre).
Devant tant de ravages....j'ai perdu toute confiance en moi et suis en doute perpetuellement.Je suis toujours en arret de travail pour une période indeterminée
En espèrant que mon message puisse servir...

> Répondre

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