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81% des cadres prêts à quitter leur boîte à cause du stress

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La morosité économique, première cause du stress au travail ? Cette relation de cause à effet est mise en lumière dans la dernière enquête Cadremploi sur le stress au travail, publiée ce jour. 75% des cadres estiment en effet que l'ambiance au travail s'est détériorée "ces derniers temps" et 21% jugent qu'il n'y a eu aucune évolution. Parmi ceux qui pensent que l'ambiance s'est dégradée, 92% affirment subir du stress au travail, une situation, qui dure souvent depuis plus d'un an qui est permanente pour 81% d'entre eux. Au global, 64% des cadres disent être stressés.

36% des cadres songent à se reconvertir

Mais au lieu de rester les bras croisés à attendre que la tempête passe, les cadres ont des projets bien précis pour échapper à cette ambiance délétère : 81% veulent chercher un emploi ailleurs, tandis que 36% se disent prêts à se reconvertir. 16% envisagent même de partir travailler à l’étranger, une éventualité qui concerne plus d'un cadre sur quatre de moins de 30 ans.

Lorsque les 30-60 ans ont tendance à travailler plus dans cette atmosphère tendue, la génération des 18-30 ans, au contraire, est incitée à travailler moins (c’est la 2ème réponse évoquée pour cette cible).

La conjoncture économique mise en cause

Les cadres les plus pessimistes estiment que ce changement au bureau est dû à la conjoncture économique (42%), première cause annoncée devant la mauvaise santé de leur entreprise et la crise qui frappe leur secteur d'activité (29%) ou un climat de concurrence accru (24%).

Globalement, sur une échelle de 1 à 10, les cadres en poste jugent l’ambiance dans leur travail plutôt froide (3,7/10 en moyenne) et morose (3,4/10 en moyenne), mais surtout tendue (2,8/10 en moyenne). Sans surprise, c’est avec le manager direct que les rapports changent le plus (60%), puis avec la direction générale (56%). Mais juste derrière (dans 45% des cas), les cadres évoquent également un changement dans les relations entre collègues. 69% affirment en effet que les relations avec leurs collègues se sont détériorées, tandis que 57% se plaignent d'être surchargé de travail et de faire des heures sup' en semaine.

Dans le contexte économique morose, peu propice aux embauches, les cadres disent également avoir plus d'objectifs à atteindre et être sous pression (53%). Dans près d’un cas sur quatre, la surcharge de travail impose de travailler le weekend. Sur le plan personnel, 34% des cadres estiment que ce stress est "une source de grand mal être" et 54% confient "avoir du mal à décompresser".

Ces personnes souffrent en premier lieu de troubles de l'humeur (69%) et d'insomnies (67%), les effets secondaires qui touchent en premier les femmes et les 50-60 ans. 45% évoquent même des douleurs physiques tandis que plus d'un tiers des cadres stressés évoquent des crises d'angoisse.

Méthodologie : l'enquête a été réalisée en ligne entre le 30 octobre et le 4 novembre auprès de 3. 061 cadres.

Nathalie Alonso © Cadremploi.fr

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commentaires

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arobase38

30/11/2013

à 14:43

Il n'y a plus de vie au travail depuis que les directeurs financiers sont devenus les numéros 1. Il n'y a plus de prospective réelle ni dans la gestion des ressources humaines ni même dans la stratégie générale : A-t-on jamais vu des comptables regarder vers l'avenir..? La politique d'adaptation empêche les individus de se projeter dans l'avenir et c'est une composante importante de leur angoisse au travail.
Réagir en permanence c'est n'exister qu'en fonction des éléments extérieurs c'est renoncer à soi-même.L'absence de gestion prévisionnelle des emplois et compétences renforce la disparition progressive de l'estime de soi chez les salariés. On est au delà du stress il y a là une souffrance extrême que certains fuient dans la démission ou même dans le suicide.
Le manque de prospective, le manque d'imagination, les salariés en souffrent et les entreprises en meurent : en cette période de crise mondiale et de révolution des modèles de production et d'économie cela ne pardonne pas.
Il y a urgence et obligation de rejeter la prédominance du court terme, de "l'immédiateté" et de ramener la finance à sa juste place : un "moyen" pour une "fin" plus globale que de simples bénéfices annuels.

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sana

25/11/2013

à 12:23

ya des jours comme ca ou je me demande pourquoi je vous lis quand vous ne parlez pas

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