83% des DRH craignent la fuite de leurs meilleurs cadres
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83% des DRH craignent la fuite de leurs meilleurs cadres


Mais qu’est qui peut bien inquiéter 83% des DRH ? La situation économique et la menace de futurs licenciements ? Non. Ce qui préoccupe les patrons des ressources humaines, selon le cabinet de recrutement Robert Half, c’est le départ de leurs cadres les plus performants au cours de cette année.

En France, sur les 1800 DRH interviewés dans 17 pays différents, près de 30% se déclarent même « très » préoccupés. Ils ne mettent pas spécialement d’affect dans ces fuites, mais y voient plutôt une désorganisation des services, et une démotivation des collaborateurs qui restent. Ayant en tête le taux de chômage des cols blancs (moins de 5%) et mettant en avant la pénurie qui s’installe sur certaines fonctions, les DRH auraient quelques bonnes raisons de se faire du mouron.

Alors, pour ne pas laisser les directeurs des ressources humaines se noyer dans leurs affres, Robert Half a décidé de les aider. Et le cabinet de recrutement de leur indiquer les bonnes pratiques susceptibles de fidéliser les fuyards, en leur conseillant :

- de mieux répartir le travail pour alléger la lourde charge des cadres en période de crise

- d'anticiper les promos éventuelles, de miser sur les formations, ou encore de les féliciter individuellement.

Curieusement, l’augmentation directe ne semble pas faire partie des meilleurs moyens de retenir ces salariés infidèles. Il est vrai que celles que les entreprises octroient cette année sont assez chiches et ne dépassent pas les 2,5% en moyenne nationale. C’est pourtant bien la hausse de la rémunération qui est l’une des premières raisons qui font que les cadres souhaitent changer d’entreprise. Vous êtes d'accords?

Michel Holtz © Cadremploi.fr



Commentaires

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Vos réactions
  • Confluent
    Les DRH ne craignent rien et surtout pas la fuite des cadres. Ce n'est pas leur problème, c'est meme une opportunité pour eux. En cas de bavure le management sera tenu responsable. Si il y a des départs, il y aura, au plus, autant de recutements à des salaires moindres à effectuer. Ceci est une garantie d'activité pour les RH et de maintien en terme de pouvoir vis à vis des hièrarchiques chroniquement en déficit de resources. La rétention des talents est un miroir aux alouettes que l'on agite trop régulièrement pour nous faire croire à une pseudo GRH au sein des entreprises. Dans les faits si cela existe, il s'agit généralement pour nos grandes entreprises françaises de gérer un plan de succession pour les senior managers et quelques individus clefs généralement du fait de leur hyperspécialisation. Le reste, la politique de rétention est du domaine du fantasme, de la communication et n'entre jamais dans les faits.

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  • Galiléo
    Les entreprises établies en France abaissent avec la complicité des cabinets de recrutement année après année la rémunération des cadres et visent le jeune diplômé grande école tier 1 à 2000 euros brut par mois. Dans le meme temps les salaires des dirigeants évoluent selon le marché mondial. Les cadres français sont gérés selon un style directif autocratique comme dans les années 60/70. Les dirigeants médiocres sur le plan de la création de valeur sont jugés avec une sévérité moindre qu'ailleurs compte tenu d'un déficit chronique de gouvernance dans le système français. Démissionnez, expatriez-vous! fuyez! Les salaires sont plus justes ailleurs sans parler évidemment de la qualité du management!

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