Projet d'accord sur l'avenir de l'Apec
Bientôt, l'Apec en aura (peut-être) fini avec les cadres au chômage
Tous les cadres qui passent par la case chômage connaissent l'Apec. Mais, dans quelques temps, l'agence pour l'emploi des cadres ne les connaîtra peut-être plus. La faute à un projet d'accord relayé ce matin même par Les Echos. Signé par les partenaires sociaux, il prévoit un gros virage de l'Agence. Jusqu'ici, cette association relayait Pôle emploi qui lui envoyait tous ses cols blancs inscrits.
Problème : la mise en concurrence du marché du reclassement des chômeurs collait mal au statut de l'Apec, financée par une cotisation obligatoire au travers des fiches de paie. D'où une concurrence déloyale. D'où ce virage.
A partir de bientôt, l'association devrait donc se transformer en une sorte de gigantesque cabinet de coaching destiné aux cadres désireux de changer de boite et qui veulent tâter le terrain. Ou à ceux qui souhaitent s'offrir un petit training téléphonique avant de passer un entretien. L'Apec est également en train de tester des produits plus spécifiques pour les jeunes diplômés ou les salariés arrivés à mi-carrière. Tous ces services sont évidemment gratuits, puisque déjà payés au travers des cotisations.
Assez curieusement, tout le monde se réjouit de cette nouvelle orientation de l'Agence. Les 900 salariés, premiers concernés, respirent et voient leurs emplois sauvés. Ce qui fait l'affaire des syndicats. Et puisque tout le monde est content à peu de frais, le Medef est lui aussi ravi. Pourtant cette nouvelle mission va tout de même limiter le domaine de compétence de l'association qui, de plus, va abandonner ses activités de présélection des candidats pour les entreprises qui lui en faisaient la demande (moyennant finance).
Elle met aussi fin à l'organisation de ses salons de l'emploi. Deux domaines qui rapportaient 6 millions d'euros par an. Quant au reclassement pur et simple des chômeurs qui est désormais en concurrence, c'est une activité de l'agence dont le sort n'est pas encore tout à fait scellé. Du côté du patronat, certains souhaiteraient que ce soit, logiquement, une filiale qui s'en occupe en répondant à des appels d'offre. Côté syndicats, en revanche, la dragée ne passe pas. Le projet d'accord d'hier n'est donc pas le dernier et l'avenir de l'Apec, pas vraiment réglé.
Michel Holtz © Cadremploi.fr


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il y a au moins 4 ans que je suis chez vous et je n'ai JAMAIS reçu une proposition de RV.
J pense qu'il y a aucun commentaire à faire sur l'efficacité pour le moins contestable de votre réseau.
SD
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