La prime dividende votée au Parlement
La prime à 1000 euros adoptée
Faute de mieux, la « prime à 1000 euros » a reçu mercredi le feu vert définitif du Parlement. Cette dernière fait l'objet de l'article 1 du projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale pour 2011, qui a été entériné hier, après sa validation au Sénat.
Une bonne nouvelle pour ceux qui la toucheront, même si la pilule est dure à avaler. Cette « prime dividende » doit calmer les salariés qui estiment les profits ne sont pas partagés de manière équitable entre les dirigeants, les salariés et les actionnaires. Et elle restera en vigueur « jusqu'à l'intervention d'une loi suivant les résultats des négociations annuelles interprofessionnelles sur le partage de la valeur », a indiqué le ministre du Travail Xavier Bertrand. A un an des présidentielles, on n'est pas tenu d'y croire.
En attendant, cette « prime à 1000 euros » - qui est négociable, rappelons le - devrait atteindre 700 euros en moyenne et concerner un quart des salariés du privé, selon le gouvernement. Soit, au gloabl, 4 millions de salariés sur les 25 millions du public et du privé additionnés.
Elle sera acquittée par les entreprises de plus de 50 salariés ayant versé un dividende en progression par rapport à la moyenne des deux années antérieures, soit 24 des 40 entreprises du CAC. Et sera exonérée de cotisations sociales, hormis la CSG-CRDS et le forfait social, jusqu'à un plafond de 1.200 euros.
"Nouvelle niche fiscale", "miroir aux alouettes"... Les critiques pleuvent sur cette prime qui devrait par exemple, selon une source parlementaire, n'être pas imposée à Total, qui fait partie des entreprises du CAC 40 faisant du bénéfice sans augmenter le dividende.
Quoi qu'il en soit, et dès cette année, quelques millions de salariés, qu'ils adhèrent ou pas à l'esprit de ce dispositif aux visées forcément électorales, recevront en sus de leur rémunération le petit pactole correspondant.
Marine Relinger @ Cadremploi.fr


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