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Les robots prendront-ils aussi le job des cadres ?

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Alors que le remplacement de l’homme par la machine inquiète, un cabinet d’études vient de révéler ses estimations sur l’avenir du travail. Et devinez quoi ? Les ouvriers ne seront pas les seuls à y laisser leurs jobs.

Watson, le programme d’intelligence artificielle, remplace déjà en partie les médecins. Quill, le logiciel de rédaction, les journalistes. Le robot Matilda pique leur place aux recruteurs en entretien d’embauche. Quant à l’algorithme Vital, il aide les grands patrons à prendre les bonnes décisions. Et ce n’est pas fini. « Un emploi sur trois sera remplacé par un logiciel, des robots ou des machines intelligentes, d’ici à 2025 ». C’est l’annonce faite par Peter Sondergaard, vice-président du cabinet de conseil américain Gartner lors de sa conférence Symposium/ITxpo (début octobre 2014 à Orlando, en Floride). C’est clair : les cadres aussi vont perdre leur job au profit du progrès technologique.

Plus personne ne travaillera sans robot

Plus rapides, infatigables, automatiques, les logiciels et robots aideront de plus en plus l’homme sur le plan opérationnel et technique. « Plus personne ne travaillera sans robot ni algorithme », estime Laurent Alexandre, chirurgien urologue adepte du mouvement transhumaniste et auteur de "La mort de la mort, Comment la techno médecine va bouleverser l’humanité" (éd. JC Lattès, 2011). Mais cela ne signifie pas qu’il n’y aura plus de job pour les cadres. Au contraire. « Les hommes deviendront des généralistes, à qui reviennent la décision politique », anticipe Laurent Alexandre.

Plus l’homme créé de robots, plus il créé d’emplois

Les jobs intellectuels vont évoluer grâce aux robots. Certaines personnes travailleront à développer encore d’autres robots, logiciels ou machines intelligentes. D’autres s’occuperont de gérer les conséquences de la vie avec les robots (règlementation, éthique, etc.). C’est pourquoi, « dans 3 ans, les compétences les plus recherchées concerneront : les machines intelligentes (et notamment les objets connectés), la robotique, le jugement automatisé et l’éthique, prévoit Peter Sondergaard de Gartner. Dans les 7 ans à venir, les métiers qui auront la cote seront : les spécialistes de l’intégration, les architectes numériques, les analystes règlementaires, les professionnels du risque. » L’économie numérique – drones, robots, logiciels, etc. – devrait créer une augmentation d’emplois de 500 % d’ici 2018 ! Car plus l’homme créé de robots, plus il créé d’emplois.

2 à 3 millions d’emplois déjà dus aux robots

Le cabinet Gartner n’est pas le premier à le signaler. Le spécialiste des études de marché anglais, Metra Martech, le prouvait déjà en 2011 dans une étude réalisée pour la Fédération internationale de la robotique. « En 2008, les robots avaient déjà créé 2 à 3 millions d’emplois », rappelle Raja Chatila, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la robotique. Les États industrialisés ont bien pris conscience du phénomène. Corée du Sud, Japon, Royaume-Uni et France, notamment. La France a d’ailleurs doté son objectif de développement de la filière robotique d’un budget de 100 millions d’euros.

Pour aller plus loin :

Les meilleurs recruteurs sont des robots

Une vidéo qui résume la situation (en anglais avec possibilité de sous-titrer) : 

Elodie Buzaud © Cadremploi

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commentaires

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dlb44000

23/10/2014

à 10:43

Quand on lit ce genre d'article, on se dit qu'on nous vend quotidiennement une société déshumanisante... D'où la nécessité de définir rapidement le projet alternatif d'une société humaniste au 21e siècle..!!!
Combien de fois je n'ai pas entendu mes grands parents dire "le progrès tue".. D'une certaine manière oui, cela dépend ce que l'on entend par progrès !

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inverter

22/10/2014

à 18:32

Les robots remplacent les cadres, soit. Mais à l'origine quand les scientifiques pensent aux robots c'était pour libérer l'humanité des tâches automatisables pour qu'elle accède à niveau intellectuel plus haut telle que la pratique de l'art, la réflexion sur le sens de la nature , à une connaissance des sciences plus approfondies et plus démocratiques pour mieux comprendre la vie, à des activités bénéfiques pour le corps humain. Il n'était pas du tout question de productivité au détriment du bien être de l'homme.

Les robots en eux-mêmes ne sont pas une concurrence néfaste pour les cadres. C'est plutôt leur utilisation pour satisfaire l'"encore plus de gain" (et pourquoi accumuler plus de gain d'ailleurs) qui est une perversion du but originel et qui est nuisible pour le monde du travail.

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roboger

21/10/2014

à 22:39

Vous croyez réellement qu'avec des robots on aura besoin de cadre ?

Des robots commanderont des robots. Les cadres ne serviront à rien.

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Sme

21/10/2014

à 10:45

Les cadres sont déjà pour la plupart des robots dénués d'humanité managériale, le nez rivé sur leurs objectifs, en permanente souffrance. Les remplacer par des robots leur fera du bien. Peut-être redeviendront-ils des hommes.

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Robot executive

19/10/2014

à 17:00

Ce n'est pas uniquement Français. On voit la même chose partout et effectivement, même à un niveau de cadre dirigeant notre quotidien pourrait être fait par n'importe qui ou n'importe quel robot.
Mais quel robot accepterait de voyager comme nous le faisons ?

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SLANDER

19/10/2014

à 16:37

Le Meilleur des Mondes - Blade Runner - A. I. - 2001 l'Odyssée de l'Espace........... Les gens sont fous dès que l'argent entre en jeu et que le mauvais prestige supplante l'honneur et l'humanité.

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Jo

19/10/2014

à 09:38

C'est précisément ce que je disais la semaine dernière à mes collègues de travail.
La nouvelle génération 2.0 des petits cadres n'ont qu'un but ; Leur Carrière et pour cela sont prêts à toutes les bassesses et renoncements pour ne pas avoir un cheveux qui dépasse du lot.
Aucune idée personnelle, aucune initiative que celle d'être systématiquement d'accord avec leur leur N+1 .
Une machine ferait la même chose !
Le déclin de la France, c'est ça aussi.

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Gin Rhô

19/10/2014

à 09:09

Il est temps de calculer les charges sociales non plus sur la masse salariale mais sur le chiffre d'affaire.

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moniteur64

19/10/2014

à 00:24

En tous cas, s'ils prennent la place des cadres, dans beaucoup de cas ce sera avec plus de simplicité et d'humilité.

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wykaaa

18/10/2014

à 18:58

Gartner s'est beaucoup trompé par le passé. Par exemple, en 1986, ils avait dit que Unix n'avait pas d'avenir !
Il est vrai que la moitié des jobs sur terre disparaîtront d'ici 2030 mais ils seront loin d'être remplacés par autant de jobs dans le numérique.
De plus des termes comme "spécialiste de l'intégration" (de quoi, il faudrait préciser), de même architecte numérique est un terme vague qui recouvre des domaines totalement hétéroclites. Quant au budget de 100 millions d'euros dédié à la filière robotique, c'est une goutte d'eau par rapport à ce qu'investissent les US dans le domaine.Bref, cet article est un peu à coté de la plaque car il n'est qu'une retranscription de propos non étayés du Gartner Group dans lequel je n'ai plus aucune confiance depuis 30 ans.

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frame

18/10/2014

à 17:22

Élodie, n'importe quel ordinateur fera l'affaire.

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JMCO

18/10/2014

à 15:32

L'automatisation des tâches répétitives n'est pas très compliquée.
Toutes les usines automobiles ont des robots, que les médias et les films ont idéalisés sous une forme humanoïde, mais qui ne sont rien d'autres que des moteurs électriques, des bras mécaniques, des vérins etc. pilotés par un ordinateur.
Remplacer la matière grise par des robots est du domaine de l'utopie tout comme ce que les universitaires appelaient l'intelligence artificielle...

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