Les emplois du secteur informatique
Pôle emploi relativise la pénurie d'informaticiens dans les SSII

Chômage riquiqui à 3 %, pénurie noire d'ingénieurs, chasse effrénée aux talents... C'est bien connu on manque d'informaticiens en France, profession composée de cadres à 80%. Pourtant une récente étude de Pôle emploi vient « relativiser fortement la portée des supposées pénuries de main-d'œuvre fréquemment invoquées par les employeurs des SSII, en particulier lorsque la conjoncture est propice ». Pour Pôle emploi, ces dernières paient les conséquences « d'un mode de gestion de l'emploi très focalisé sur le court terme, et peu propice à répondre aux besoins lorsque ceux-ci s'accroissent ».
Pôle emploi pointe au passage « la faible attractivité des emplois proposés, qui encourage un important turn-over, lequel implique à son tour, à plus ou moins brève échéance, la recherche de nouvelles compétences et de profils expérimentés ».
Le Munci, association professionnelle des informaticiens, partage depuis longtemps cette analyse : « Le modèle économique des SSII est basé sur le moins-disant social et professionnel. De fait, les informaticiens changent régulièrement d'entreprises parce qu'elles ne sont pas en mesure d'offrir une vraie gestion de carrières, et quand ils partent pour un autre poste, ils n'hésitent pas à faire monter les enchères », affirme Régis Granarolo, président du Munci.
L'année 2012 devrait en tout cas être plus difficile sur la planète numérique. Si le syndicat patronal du Syntec Numérique table en 2011 sur une croissance de l'activité de 3,6 %, son optimisme habituel semble être retombé avec des prévisions de ralentissement du secteur à seulement +1 % en 2012.
Le Munci anticipe même de son côté « une hausse de 10 à 30 % du chômage en 2012 avec des tensions qui apparaîtront dès le premier trimestre », affirmait Régis Granarolo dans Les Echos datés de jeudi.
Nathalie Alonso © Cadremploi.fr


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=> Mensonge absolu provenant du syntec numérique, le taux de chômage dans la profession est d'environ 6% d'après les chiffres de la DARES et de l'INSEE.
(la presse professionnelle cite régulièrement le bon chiffre d'ailleurs)
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Ce "manque d'informaticiens" ne serait-il pas de la propagande visant à faciliter la venue de travailleurs sous contrat "étranger" pour des raisons de prix et de flexibilité ?
Je fais partie des nombreux informaticiens quadras au chômage : Bac+5, très expérimenté auprès de grands comptes, maîtrisant les anciennes technos comme les nouvelles, bonne connaissance de toutes les fonctions de l'entreprise, je communique à la perfection, j'excelle dans la prise de responsabilités, je maîtrise parfaitement l'anglais et même d'autres langues, et enfin de suis disponible et mobile pour tout type de contrat et je présente très bien. Toutefois, je suis désespérément sans emploi et ce n'est pas faute d'implication !
J'ai rencontré toutes les principales SSII et nombre de petites : je n'y trouve plus aucune valeur ajoutée, pas de mission valable, et encore moins de salaires décents. Les embauches fermes chez une entreprise utilisatrice sont rares et ces dernières préfèrent débaucher plutôt que d'embaucher. Evidemment si je pouvais me financer une formation SAP moi-même, ça arrangerait bien Cap Gemelli et consoeurs. Il me reste à convaincre ma femme de déménager en Allemagne, ou bien en Inde... et à vous les plus jeunes encore en activité : je ne saurais trop vous conseiller de passer au plus vite des concours dans la fonction publique car ils vous sont réservés !
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