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Pour être heureux au travail, les Français ont besoin de reconnaissance

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C’est quoi le bonheur au travail ? Arriver à l’heure qu’on veut ? Ne pas avoir de chef ? Cadremploi et Deloitte ont posé la question aux salariés français.

Le bonheur au travail c’est… la reconnaissance, pour une majorité de salariés français. C’est ce qu’ont répondu 76 % des 1 791 personnes (dont 80 % de cadres, cadres supérieurs et cadres dirigeants) à avoir participé à l’enquête mené par le cabinet d’audit et de conseil Deloitte et Cadremploi publié le 2 avril 2015. Pour 47 %, c’est aussi le contenu du travail (la variété des tâches, l’autonomie, les responsabilités, etc.). 46 % considèrent que le mode de management joue aussi pour beaucoup ainsi que l’équilibre que leur permet leur job avec leur vie perso.

Une qualité de vie au travail qui se dégrade

Le problème, c’est que cette qualité de vie au travail reste plutôt utopique pour le moment en France. Quand on leur demande de l’évaluer, les salariés français lui attribuent à peine la moyenne (4,8 /10). Pire, 3 sur 4 la considèrent en dégradation depuis plusieurs années. Surtout dans la banque, la finance, la grande consommation, l’immobilier et la distribution.

Un climat social qui empire

Cette dégradation de la qualité de vie au travail s’accompagne de celle du climat social. 69 % des salariés français considèrent qu’il s’est dégradé. Ils sont tout autant à le juger mauvais, voire médiocre. Les secteurs les plus touchés par cette dégradation sont les même que ceux affectés par une diminution de la qualité de vie au travail : des secteurs à forte pression, cadences intensives et concurrence élevée. Des secteurs également où les salariés sont les plus stressés. Et, si l’étude ne fait pas de corrélation systématique entre qualité de vie au travail et niveau de stress, elle pointe néanmoins du doigt parmi les facteurs de stress « l’absence de reconnaissance et de solidarité ». Autrement dit : le premier critère pour être heureux au travail, selon les salariés. 

Pour aller plus loin, retrouvez l'étude « Qualité de vie au travail. Et le bonheur ? »

Partie 1

Partie 2

Partie 3

1

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marielle

03/06/2015

à 16:16

Les méthodes de Karasek, Theorell et Siegrist proposent trois axes d'analyse dont les croisements sont significatifs pour la satisfaction au travail, la reconnaissance (soutien social) étant le troisième :
1) Les exigences de travail qui correspondent au niveau de demande psychologique en quantité, complexité, durée et danger du travail à fournir : contraintes cognitives et temporelles, en y associant les tâches imprévues et/ou morcelées, les ordres contradictoires, les interruptions de tâches pour en effectuer d'autres plus urgentes, la dépendance vis-à-vis des autres, les risques physiques...
2) Le degré d'autonomie qui correspond à la possibilité de choisir les modes opératoires et à la capacité à peser sur les décisions (latitude décisionnelle), à l'utilisation des compétences et qui mesure la possibilité d'épanouissement dans la réalisation de la tâche : liberté d'organisation, marges de manœuvre, diversité des tâches, développement des connaissances, des compétences, créativité...
3) Le soutien social, instrumental ou émotionnel, dont dispose le travailleur sur son lieu de travail, de la part des collègues et de la hiérarchie : soutien sur les aspects techniques comme la mise en œuvre d'une machine ou d'une procédure ou sur les aspects d'aide morale et de reconnaissance des efforts et des résultats.
source pour complément : Conditions de travail et satisfaction au travail : http://www.officiel-prevention.com/formation/formation-continue-a-la-securite/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=139&dossid=464

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