Safran prévoit 3000 embauches en 2012
Quand la France débauche, Safran embauche

L'aéronautique ne connaît pas la crise. Et à voir la mine réjouie de Jean-Paul Herteman, PDG du groupe Safran, qui inaugurait ce matin même sa nouvelle usine de Haute-Garonne, l'équipementier ne s'est jamais aussi bien porté. Il a d'ailleurs annoncé à l'occasion de ce coupage de ruban que son groupe allait recruter cette année plus de 3 000 personnes en France, pour un total de près de 6 000 à travers le monde. Des embauches qui devraient concerner une large palette de métiers, de l'opérateur à l'ingénieur. C'est un récidiviste puisque ce score a déjà été atteint en 2011. Le patron a d'ailleurs rappelé que 75% des investissements prévus concernent la France, le groupe multinational employant près de 60 000 personnes à travers le monde. Ces investissements hexagonaux sont principalement liés à la recherche et au développement, concentrés dans notre pays.
Cette insolente réussite de Safran, à l’heure ou la désindustrialisation est au cœur des débats et des enjeux électoraux et due à la position privilégiée de l’équipementier aéronautique. Car son sort n’est pas vraiment lié à la guerre de l’air qui fait rage entre les deux géants mondiaux Boeing et Airbus. Tout simplement parce que Safran fournit à la fois l’un et l’autre des deux rivaux. Ce qui lui permet de progresser quel que soit l’issue des combats que se livrent les deux avionneurs. Et de créer de nouvelles unités de production, puisqu’outre celle de Haute-Garonne, son PDG en a inauguré cinq autres en l’espace de deux ans et devrait en ouvrir une septième, en Lorraine, avant la fin de l’année.
Voir aussi, sur le même thème : le Directeur général délégué opérations du groupe Safran Marc Ventre, invité sur le plateau de Boss Big Boss, en novembre 2011.
Michel Holtz © Cadremploi.fr

* Les champs suivis d'un astérisque sont obligatoires.
Étant donné que l'entreprise clame partout un excellent bilan pour 2011, des perspectives rassurantes pour 2012, et des remontées de dividendes record pour les actionnaires, les salariés sont perplexes (pour être poli).
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