Cadremploi.fr  > Actualités > L'actualité de l'emploi > Recrutement : ce qui aura changé en 2025

Recrutement : ce qui aura changé en 2025

recrutement--ce-qui-aura-change-en-2025

Cadremploi s’est rendu à la #rmsconf, le plus grand événement français dédié au recrutement innovant. Et, quand 600 recruteurs se retrouvent entre eux, voilà comment ils imaginent l’avenir de leur profession.

1. Le recrutement sera prédictif

Grâce au développement du Big Data, dans quelques années les recruteurs pourront prédire de quels profils ils ont besoin. Pour le savoir, ils étudieront les caractéristiques de leurs meilleurs salariés (âge, diplôme, personnalité, etc.) et chercheront des candidats qui possèdent les mêmes (en leur faisant passer des tests, notamment). Au lieu de chercher des candidats qui correspondent à une fiche de poste établie sur des critères subjectifs (un commercial doit être extraverti, par exemple), ils se baseront sur des critères objectifs spécifiques à leur entreprise et aux postes pour lesquels ils recrutent.

2. Les algorithmes sélectionneront les candidats

Pour sélectionner les candidats les plus à même de répondre à leurs besoins (dans la masse de CV, de profils sur les réseaux sociaux, etc.), dans le futur les recruteurs s’appuieront sur des algorithmes. Parce qu’ils ne se laissent pas influencer par leurs sentiments et se basent sur des critères objectifs, ces derniers s’avèrent 25 % plus efficaces que les humains pour choisir les bons candidats. C’est ce que démontre une récente étude de la Harvard Business Review.

3. Les recruteurs détecteront les candidats avant même qu’ils postulent

Même si pour le moment, 8 entreprises sur 10 publient une offre d’emploi pour recruter, avec le développement des réseaux sociaux, des challenges virtuels et des MOOC notamment, les recruteurs vont multiplier les moyens de repérer leurs futures recrues. Résultat, « ils détecteront bientôt les candidats qui les intéressent avant même qu’ils aient postulé ! », assure Jean-Baptiste Audrerie, psychologue organisationnel.

4. Le premier critère de sélection sera le QI

« Puisque plus personne ne travaillera sans robot ni algorithme, que les humains vont devenir des généralistes à qui reviendront les prises de décisions politiques, les recruteurs vont choisir des candidats capables de travailler avec l’intelligence artificielle et les automates intelligents, prédit Laurent Alexandre, chirurgien urologue adepte du mouvement transhumaniste et auteur de « La mort de la mort, Comment la techno médecine va bouleverser l’humanité » (éd. JC Lattès, 2011). Le premier critère de sélection des recruteurs sera donc le quotient intellectuel [ce qui signifie que les tests de recrutement ont encore de beaux jours devant eux, NDLR]. On pourrait même bientôt utiliser le séquençage ADN pour choisir les candidats. »

Pour aller plus loin : 60 % des entreprises veulent changer leurs manières de recruter.

Elodie Buzaud © Cadremploi.fr

9

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

Lézard bleu

23/10/2014

à 16:08

Ok dans le principe pour un "avenir meilleur" avec de meilleurs recrutements par des robots...si seulement ceux-ci pouvaient aller un peu plus vite, voir plus vite que les Humains dans les décisions à prendre, car les cursus de recrutements sont beaucoup trop longs en temps et vont donc à l'encontre d'un système qui est désigné comme couteux et usant pour le candidat en recherche d'emploi.

> Répondre

WTF

23/10/2014

à 12:56

Oublions le point 6- l'algorythme sélectionnera le candidat idéal avant même sa naissance ^^
Sérieusement, on croit rêver !

> Répondre

AbsolutelyFabulous

22/10/2014

à 19:09

Ça fait rêver. Les profils atypiques vont encore passer à côté. Tout ce qui fait la richesse d'une personne c'est ce qui correspond au profil recherché mais aussi ce qui ne correspond pas. Déjà que les recruteurs cherchent des moutons à 5,6,7 et plus de pattes, si ce scénario voit le jour l'utilisation du Big data sera une erreur profonde. L'étude comportementale par rapport aux réseaux sociaux, MOOC, etc. s'est juste une grosse bêtise.
Si ils réfléchissent un peu, les recruteurs ne servent plus à rien puisque la machine leurs donnera le candidat exceptionnel ..ou pas car il faudra peut être définir des priorités : parle le chinois ou à la fibre commerciale.
Il faut voir l'étude du HBR mais je pense que les algo mis en œuvre ne sont pas à la hauteur des profils cherchés en France. Je ne veux pas dire que le niveau est plus élevé en France mais plutôt que les profils sont très mal définis. Quant au premier critère le QI, est-ce vraiment un bon critère ? C'est un peu comme les grandes écoles : "une tête bien faite, est sensé meilleur qu'une personne qui a baroudé =+> je veux voir !!

C'est une tarte à la crème la vision à 2025

> Répondre

salty dog

21/10/2014

à 22:39

Voici qui n'est pas vraiment rassurant quant à la progression du professionnalisme dans le recrutement....Du clonage au lieu de l'ouverture à de nouveaux profilsprospective et d'une meilleure gestion prévisionnelle des compétences stratégiques, des algorithmes et le retour du bon vieux QI.

Nous en reparlerons dans 10 ans...

> Répondre

fab

21/10/2014

à 16:38

Réponse à tout :
1. Le recrutement sera prédictif :
Hé oui, jusqu'à maintenant les entreprises ont recrutés sans "prévision". Bravo aux managers. Si un industriel recrute après la livraison de son projet, ou va-t-il ? Ils voudraient nous faire croire que "ce sera mieux demain..."
2. Les algorithmes sélectionneront les candidats
Hé oui, le recruteur qui a actuellement 5 à 10secondes pour lire, comprendre analyser et sélectionner un CV ne fonctionne pas comme un algorithme. Il fonctionne au "feeling". la modernisation remplacera un "robot humanoide" par un robot tout cours. espérons que l'intelligence artificielle aura fait beaucoup de progrés...
3. Les recruteurs détecteront les candidats avant même qu’ils postulent
Ben oui, c'était le cas je crois lorsque les entreprises et les industriels se déplaçaient dans les universités et les écoles pour faire connaître leur secteur. remarque en GB et aux USA les "futurs diplomés" sont souvent contactés avant leur sortie d'école et leur diplomes. Nos modernes recruteurs redécouvrent le "fil à couper le beurre".
4 : Le premier critère de sélection sera le QI
peut être mais surtout en 1bis le premier critère restera les "contacts" qu'aura eu le futur candidat, sa famille et ses relations.
Mais et surtout, les deux critères principaux resteront toujours : "qu'apportera-t-il à ma société si je l'engage, combien me coutera-t-il"

Bon courage à ces DRH innovateurs qui se font valoir par leur science du recrutement.

> Répondre

lebigben94

21/10/2014

à 16:11

Autant les points 1 et 2 sont probables, le point 3 ne pourra se faire que si la société (pas l'entreprise !) accepte se faire plier les jeunes aux diktats de l'emploi. Je crois que l'esprit de liberté empêchera cette tendance.
Enfin, le point 4 est une négation totale du comportement ; il résulte d'une vision déterministe et intellectuelle loin des champs modernes de la reconnaissance des formes d'intelligence très éloignées des tests et autres évaluations à priori. J'y vois une régression orwellienne et peu de chance d'avenir.
En revanche, les possibilités données aux hommes de demain de mieux découvrir leurs forces et faiblesses de façon à s'orienter vers des emplois en rapport avec leurs dons et leurs savoir faire, cela grâce à de nouveaux outils et une meilleure anticipation des besoins au travail, alors là j'y vois plus clair et je commence à y trouver de l'intérêt.
Dernier point : dès 2025, un part notable des travaux répétitifs et pénibles seront effectués par des robots. Voilà la bonne nouvelle.
Benoit

> Répondre

Sme

21/10/2014

à 10:40

Le monde que nous prépare le maître capital si peu enclin à l'altruisme sera purement et simplement un enfer.

> Répondre

toto

18/10/2014

à 23:53

Bonjour,
en l'écrivant différemment on arriverait à comprendre que tout cela existe déjà et qu'il n'y a rien de bien innovant. Présenté tel quel on oscille entre Terminator, Brazil et les doctrines eugenistes et là non plus c'est pas trop innovant !

> Répondre

Isabel55555

17/10/2014

à 22:20

Le sequencage adn pour recruter! Du grand n'importe quoi, encore des personnes qui pensent de façon inintelligente, encore pour creuser des inegalites au niveau des recrutements.

En ore une maniere de cacher les vrai problemes !

Avant d'essayer de voir comment recruter et les technologies dont ils ne font pas bon usage. Ils feraient mieux de revoir leurs process de recrutement.

Tout cela est beau mais à partir du moment ou le recrutement n'est que interne ( comme une secte) test ou pas test adn ou pas adn, globules blancs ou globules rouges.... Tout cela sera de l'argent jeter en l'air surtout pour un pays comme la France qui font des test zener ( test extrasensoriels) pour un emploi et se croient intelligents! Je suis désolée mais ces recruteurs sont d'un ridicule irrécupérable. Mais le ridicule ne tue pas..... Malheureusement.

> Répondre

+