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Risquez-vous un burn-out ? Faites le test

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Alors que 800 000 cadres du secteur privé présentent un risque élevé de burn-out, le cabinet Technologia propose un test express destiné à mesurer son degré d’exposition au syndrome d’épuisement professionnel.

Avec ce nouveau test de 20 questions à réaliser en ligne, le cabinet d’évaluation et de prévention des risques professionnels Technologia ne vous propose pas de diagnostiquer si vous êtes en burn-out. Seuls les centres hospitaliers universitaires (CHU) sont habilités à le faire. Mais il vous offre la possibilité de situer votre degré d’exposition au syndrome d’épuisement professionnel sur une échelle de 5 niveaux. « À partir du 3e niveau, il faut commencer à prêter attention aux signes annonciateurs d’un burn-out : troubles du sommeil, cutanés (psoriasis , ezcéma), psychiques (irritabilité, déprime), physiques (difficultés de concentration, d’attention) et immunitaires », explique Jean-Claude Delgènes, fondateur et directeur général du cabinet.

Les 4 phases d’un burn-out

Mais il est possible de ne pas voir ces symptômes au début, car l’épuisement professionnel est un processus qui survient en plusieurs étapes. « La 1ère, c’est le sur-engagement heureux, détaille Jean-Claude Delgènes. La 2e, c’est le sur-engagement qui fait ressentir la toute-puissance du travail. On lui sacrifie sa vie sociale, familiale. Dans la 3e phase, on est dans la rumination et l’acharnement. On devient anxieux et on commence à ne plus être aussi bon dans son travail. On fait des erreurs, on manque de créativité, de discernement. Pour compenser, on est tenté de travailler encore plus pour rectifier le tir. Ce qui mène à la 4e phase : l’effondrement. On n’a plus de force. Cela peut prendre la forme d’un arrêt vasculaire cérébral.  

Les mesures à prendre

En fonction de ses résultats, c’est-à-dire son degré d’exposition au risque, il faut prendre des mesures. En risque moyen (3), on peut se contenter de quelques jours de vacances. En risque élevé (4), il faut souvent un suivi médicamenteux et en risque très élevé (5), c’est l’hôpital. » Attention cependant à ne pas être trop alarmiste : le risque de burn-out dépend de la capacité de résistance de chacun. De sa charge de travail, de ses capacités, de son environnement professionnel, etc. « Il y a risque de burn-out réel lorsque 2 facteurs sont réunis, précise Jean-Claude Delgènes. Une exigence professionnelle démesurée de la part de l’organisation, par rapport à ce qu’est capable de faire un salarié, et un travail compulsif de la part de ce dernier. »

Le burn-out, pas encore reconnu comme maladie professionnelle

Or, selon le spécialiste, ces deux facteurs sont très présents aujourd’hui. D’une part, les entreprises cherchent toujours davantage de performance. De l’autre, les salariés travaillent de plus en plus, de peur d’être au chômage. C’est pourquoi le cabinet milite pour que le burn-out soit reconnu comme maladie professionnelle, et pris en charge par la sécurité sociale. Pour l’heure, c’est un chemin de  croix pour les salariés victimes de burn-out désireux de faire reconnaître leur dossier par la Sécurité sociale. En 2013, ils étaient 200 à avoir obtenu cette reconnaissance, alors qu’en 2010, ils n’étaient que 66.

Pour aller plus loin :

Manager, comment gérer un burn-out dans son équipe ?

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Mirabe

29/11/2014

à 01:19

J'ai à peu près vécu le même cas que Lisa. J'ai subi une année de pression, . J'ai alerté l'inspection du travail , qui m'avait conseillé de conclure amiablement la rupture conventionnelle du travail qui m'avait été proposée pour préserver ma santé. Apparemment mon cas n'est pas isolé. J'ai suivi ces dernières semaines un MOOC sur internet qui traite dee "Elements de santé au travail pour les ingénieurs et managers". Pour essayer de comprendre pourquoi tout cela est arrivé. Le but du cours est de fournir des éléments permettant aux cadres ou futurs cadres d’intégrer cette dimension dans leur pratique professionnelle. On ne nous veut plus dans les entreprises mais on a les a bien servies quand même. On a l'impression d'être un citron pressé , que l'on jette . Quelle souffrance ! Maintenant je cherche du travail mais je prends le temps de vivre . J 'essaie de me reconstruire après toute cette souffrance

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Steph5154

27/11/2014

à 23:22

bonjour j'ai 39 ans ,j'ai fait un burn out il y a 2 ans. Tous les symptômes décrits sont vrais. pour ma part j'avais des pertes de concentration, irritabilité, perte de mémoire, perte temporelle, perte d'orientation. Je me suis perdu à 2 reprises dans ma ville, sans me rappeler pourquoi j'étais venu là.Puis une dépression et une hospitalisation d'un mois en hôpital psy. A mon arrivée aux urgences j'ai dormi presque 4 jours. J'ai été arrêté 3 mois ensuite avant de reprendre le travail. J'ai énormément culpabilisé, certains tres proches ne m'ont pas soutenus comme j'aurais pu l'espérer c'est ça le plus dur ( un sentiment de trahison persiste)heureusement d'autres l'ont fait. Cela fait maintenant 2 ans que je continu à voir un psy, des hauts et des bas, mais j'ai largement levier le pied, je n'hésite plus à quitter à 18h quand je travaillais avant jusque 20h ou 21h + à la maison le soir. Ma hiérarchie m'a laissé tranquille 18 mois en me disant que l'on allait m'aider me donner plus de ressources. Ça allait enfin mieux depuis question mois. Et puis récemment on m'a annoncé qu'on me réduisait mon effectif de 6 personnes sur 11 mais que j'aurais 2 recrutements et que mon périmètre était reduit. Aucune discussion ou possibilité de proposer des alternatives, j'ai fait des courriers en demandant des explications sur mon devenir dans la société, cela fait un mois que cela dure et aucune réponse concrete. J'espère juste que je vais trouver un arrangement définitif et m'en aller car je sens que je vais ressombré ...heureusement j'ai qques collègues et amis qui me soutiennent car le plus dangereux s'est l'isolement total. Alors surtout pour ceux qui sont dans ce genre de situation faites vous aider, ne restez pas seul.

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yodaris

26/11/2014

à 20:07

Merci Cris pour votre compréhension: ce que l'on vaut c'est votre entourage qui vous le fait savoir en vous supportant pendant le delire du Burn out et la traîne lamentable de la dépression. Voyez quelle chance vous avez de rebondir... Vous êtes jeune et ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort! Ne l'oubliez jamais!
Bon courage Tatine, vous retrouverez un job plus intéressant, j'en suis convaincu!
Je dois dire qu'un employeur indélicat n'hésitera pas à licencier même sans motif sérieux, Il existe en droit français la "cause réelle et sérieuse" ou "le motif personnel" catégorie fourre tout parfaitement toléré par les prud'hommes et qui permet de légitimer un licenciement alors qu'aucune faute grave ou légère n'a été relevée.
Que risque l'employeur en France ? Une légère condamnation pécuniaire au tribunal ou une négociation entre avocats qui se réglera autour d'un an ou deux de salaire , au mieux selon l'ancienneté!
Alors toute cette souffrance pour si peu de compensation !

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tatine

25/11/2014

à 21:29

Il semblerait qu'il y ait beaucoup de personnes qui soient en souffrance. Le harcèlement se fait à l'usure et avec le droit du travail, les employeurs évoquent la faute lourde, la faute sérieuse ou l'inaptitude quand la personne a craqué .. plus dysfonctionnement du service. Je ne parlais à personne car je n'avais pas confiance en quique ce soit, j'ai quitté l'enfer.. Autre technique; laisser X jouer contre Y pour jeter X puis ils jettent Y.
Les DRH sont assez inhumains à prendre les choses à leur avantage en jouant sur le bien-être moral et physique des salariés , plus qu'on ne le croit. P as tous évidemment (et tant mieux!!) mais là où j'étais. Morale de l'histoire: séparez bien le perso du boulot au boulot.!

Devant un supérieur, si j'ai un conseil à vous donner à tous et à toutes, ne parlez pas trop de choses personnelles car on retournera tout contre vous le jour J.. la pluie et le beau temps feront l'affaire.

Donc j'ai été licenciée économique mais j'ai négocié une rupture conventionnelle--je ne regrette pas du tout mon ancienne boite. Je respire vraiment depuis même si je suis en recherche d'emploi en ce moment.. Je trouverai car entre temps j'ai suivi une formation.

Je vous souhaite à tous et à toutes du courage et ne restez pas seul(e) quand vous avez des problèmes. Plus on est affecté sans être soutenu, plus on coule vite.

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cris

25/11/2014

à 20:00

Bonsoir,

Je vous comprends... à 34 ans et après 13ans d'ancienneté de mon entreprise... j'ai craqué ! changement de direction et me voilà dans une spirale où je n' arrive plus à faire la part des choses entre professionnel et personnel... après 2 ans de galère et une rupture conventionnelle, je viens de retrouver un travail et ça va mieux !
2 ans avec des angoisses et ce dire sans cesse je ne vaux rien... et pourtant la roue tourne...

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yodaris

25/11/2014

à 16:25

J'ai fait fin 2009 un burn out constaté par le médecin du travail, mais aucune réaction de sa part. J'ai refusé une rupture conventionnelle et après une période de pressions de ma hiérarchie et de collaborateurs ayant compris que j'étais "lâché" j'ai logiquement sombré en 2010 une dépression lourde entraînant mon premier arrêt de travail de ma carrière de cadre toujours plus engagé et finalement sur engagé. Mon employeur a choisi de me licencier après seulement trois mois d'absence maladie en arguant d'une attitude non compatible avec la poursuite de mon CDI ... Suivi psychiatrique et thérapie comportant antidépresseurs, anxiolytiques et autres relaxant... résultat une vie de légume ou de KOALA comme vous voudrez . Cela fait maintenant cinq ans que je me traîne vers une possible résurrection à la vie sociale, mais à 59 ans ma vie professionnelle a été totalement détruite. Le BURN OUT devrait être pris vraiment au sérieux , surtout par la médecine du travail et interdire toute sanction par l'employeur tant que le salarié est en soin!

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Vicky

25/11/2014

à 13:07

Je lis souvent que le burn-out concerne avant tout les cadres mais il touche aussi les autres catégories de salariés. J'ai été intérimaire pendant 12 mois dans une grande société. J'ai été amené à subir une charge de travail importante suite aux départs de deux salariés. Plus je traitais de dossiers plus mes collègues m'en posait sur le bureau. A faire des heures supp. non payées que ma chef de service me faisait récupérer temps pour temps. Mais ensuite je devais rattraper le travail non fait. J'avais de plus en plus de mal à me lever le matin, j'étais épuisée. Un matin au travail, je me suis retrouvée avec une sévère chute de tension, impossible de réfléchir, je ne savais plus ce que je faisait là. Premier arrêt maladie pour burn-out pendant un mois avec traitement d’anxiolytiques. Je culpabilisais d'en arriver là. A mon retour, convocation dans bureau de la chef qui commence à me dire je te comprends c'est juste un petit coup de fatigue mais....tu dois te reprendre tu peux faire encore plus car t'es pas idiote et on compte sur toi..... Après un arrêt pour second burn-out, j'ai alerté la médecine du travail qui m'a conseillé d'en parler à mon agence d'intérim. Aucune compréhension et soutien de leur part... il me tardait juste que ma mission se termine. A ce jour, je dois me reconstruire.

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Martine

25/11/2014

à 10:43

j'ai fait un Burn out, je suis allée jusqu'à la TS, mais comme je l'ai faite à la maison, l'inspection du travail refuse de prendre en compte mon geste. Pire, la société soutient qu'elle n'était pas au courant des problèmes rencontrés dans le bureau.
Tout à fait faux car j'avais signaler cela à diverses fois aux RH, au médecin du travail en poste, à mon chef qui refuse toujours de me croire.
J'ai pour ne pas retourner là-bas fait une formation me permettant d'évoluer mais pas de poste pour moi avec travail, ce nouveau travail. Donc inaptitude au poste, je peux plus le reprendre, ordre de deux médecins consultés dernièrement et suivi régulier par mon généraliste.
C'est une honte que le Burn Out ne soit pas reconnu et les personnes responsables
non sanctionnées.
Pire, elles ont obtenu ce qu'elles voulaient en détruisant ma vie professionnelle et en m’atteignant directemant.

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guillaume

25/11/2014

à 10:20

Article sur le burn-out

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CECILE

25/11/2014

à 09:53

selon moi la différence entre le burn out et la dépression :
le burn out ne mène pas toujours à la dépression...même si c'est souvent le stade suivant.
mon burn out à moi a été sur la remise en question des valeurs au travail, les jeux de rôle, les jugements sur les salariés et pas forcément ma remise en question personnelle.
je ne supportais plus de voir mes collègues trembler à chaque appel du grand DR ( surnommé Terminator ), d' entendre les pronostics sur les chaises musicales au prochain plan social ( j' en ai connu 6 en 17 ANS de poste )
après ce KO et ce constat amer que nous ne sommes que des pions, ce qui m' a aidée, ce sont mes valeurs familiales....JE NE VOULAIS PLUS SUBIR....pour moi et pour mes proches : ma motivation : est ce que les proches qui m' ont élevée seraient heureux et sereins de savoir ce que je vis au travail.....ce sont ces valeurs qui m'ont sauvées !
NE CAUTIONNEZ PAS !!!!! PARTEZ....vous en ressortirez grandit et digne !

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Lisa64

25/11/2014

à 07:10

Après lecture de tous ces commentaires, on remarque qu il y a beaucoup de souffrance au travail . Après un an de pression au travail, j ai été licenciée économique ( 32 ans d entreprise) car je n ai pas craqué . J ai alerté inspection du travail et médecine du travail et personne n à rien fait. Maintenant je cherche du travail mais je suis plus zen, tout compte fait je prend le temps de vivre normalement. Nous sommes en période de difficultés économiques et les seniors coûtent cher d'où tous ces licenciements. Il y a en permanence des reports de départ à la retraite, le sénat à voté le départ à 64 ans et on en entend pas parler. On ne nous veut plus dans les entreprises mais on ne peut pas prendre notre retraite, c est un scandale !..

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Cecile

25/11/2014

à 06:46

J' ai connu un burn out il y a 3 ans.mon manager était angoissé et me remerciait pour le soutien moral que je lui apportais.....un jour je me suis rendue compte de sa manipulation et de sa jalousie ( clients fidèles. ..résultats. ..vie privée... )
Tout cela me sortait par les yeux..burn out ! ...je me disais souvent : GAME OVER !!!!
J ai mis plusieurs mois a m en remettre...puis j ai négocié mon depart ( je venais de signer pour un poste de cadre ).manager maintenant. ..je suis vigilante envers le bien etre au travail de mes collaborateurs. .....

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NSG

24/11/2014

à 22:36

Ce jour là, on m'a ramenée chez moi en ambulance. Mon corps avait pris le dessus. quand le '' grand calculateur'' , responsable du design des moteurs électriques s'est moqué de moi. Son peu d'efforts pour optimiser ses calculs électriques ne me permettait pas d'être compétitif sur le marché. Donc pas de vente. Il s'en foutait, il jouait sa diva, car quand il voulait , il pouvait. Seulement, je n'acceptais pas de me laisser manipuler par lui et être obligée de lui faire la cour. J'ai résisté à ses caprices jusqu'au moment où n'en pouvant plus, j'ai craqué. Mère de trois petits garçons et seule, j'avais une deuxième vie, pas facile, après le ''boulot''. Il m'arrivait de rester jusqu'à 21 h au bureau car je travaillais à l'international. Responsable d'affaires dans l'industrie électro-mécanique, fleuron de la France, c'était très dur et mon salaire était à la mesure d'une femme exploitée. J'ai fait une déprime sévère; seulement deux mois pour m'en remettre et je m'en suis relevée avec la ''pilule rose''. Cet homme, parti en retraite, a été remplacé par un homme intelligent partageant ses connaissances et restant humble. Je suis parvenue au poste d'Ingénieur commerciale et j'ai obtenu la commande la plus importante que mon entreprise ait jamais reçue : C'était pour l'Arabie Saoudite, j'ai dû travailler les samedis et les dimanches sans compensation financière. Juste une poignée de mains de mon directeur cial et mon patron pour me remercier. Je suis restée 23 ans, l'Angleterre nous a rachetés et aujourd'hui, la société est américaine. Mon bureau était en open-space sur un plateau immense réunissant les achats, la logistique, le service après-vente, le commercial et la gestion, le Bureau d'études et les recherches et développements. Assise à une marguerite où nous étions 4, ns devions supporter les voix hautes au tél. , tous ceux qui traversaient notre service parlant sur leur portable comme si nous n'existions pas, le bruit de l'imprimante à deux mètres qu'utilisaient 25 personnes, la cafétéria ouverte à 5 mètres où passaient et discutaient les employés de ces services, faisant marcher les distributeurs de café, et enfin ceux qui sortaient des salles de réunion situées derrière moi, pour répondre à leurs portables pour ne pas déranger la réunion!!....un comble ! Pendant ce temps, je devais traduire des spécifications en anglais pour déterminer les moteurs à calculer électriquement et mécaniquement, bref, faire des devis pour vendre des moteurs...et gérer des problèmes en permanence....

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tatine

24/11/2014

à 21:16

Gueguen 29 est du côté des plus forts .

Ceux qui ont subi toutes sortes d'humiliations par le harcèlement moral de plus en plus pratiqué par le management , le management est victime maintenant des agents et des collaborateurs d'une équipe c'est le monde à l'envers... Le management fait subir et il est victime; les victimes , on en fait quoi? elles n'ont plus qu'à fermer le bec et tant pis pour eux s'ils souffrent en silence. Bien gérer ses équipes permettrait un monde meilleur pour les salariés de france . Merci de penser à eux de temps en temps quand même..

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nevermore

24/11/2014

à 20:00

Le burn out j'ai connu cela il y a quelques mois, alors que je suis DRH senior(femme) - je n'en faisais jamais assez aux yeux de mon patron ... malgré mes alertes orales et écrites, il a continué à charger mon poste au point que je ne puisse plus assumer - un beau matin, il m'a dit qu'il me trouvait moins efficace, c'est drôle, pendant des années, j'ai travaillé entre 45 et 50 h par semaine, et bien oui j'étais fatiguée et j'ai dû m'arrêter quelques semaines sur avis du médecin du travail - pendant mon arrêt maladie, mon patron m'a même demandé de travailler chez moi, ce que j'ai refusé. Et le pire j'ai culpabilisé ...
Vous devinez la suite, j'ai subi des pressions à mon retour de maladie pendant plusieurs semaines et j'ai donc décidé de quitter ma boite dans le cadre d' une rupture conventionnelle, afin de ne pas sombrer et me préserver.
Malgré le fait qu'aujourd'hui je sois à la recherche d'un nouveau job, je suis soulagée d'avoir quitté cette entreprise et je redécouvre peu à peu la vie et ses plaisirs.
Le burn out peut toucher un large public qui s'investit sans compter, y compris des PDG subissant de multiples pressions, alors si cela vous arrive, n'ayez pas peur de vous confier et d'alerter votre entourage professionnel et personnel, afin qu'une conscience collective soit prise et que l'on puisse vous aider...

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korrigan

24/11/2014

à 19:01

Salut à toi le breton .... j'imagine, je le suis aussi ......

je ne te connais pas bien sûr, mais je peux te dire que tu te trompes énormément, par rapport à mon expérience .... je suis revenue en Bretagne pour respirer un peu d'air frais après 35 années dans la même entreprise et beaucoup d'évolution jusqu'au jour où on ne te connait plus, je suis de formation ingénieur et donc cadre et c'est complètement inconcevable, dans l'environnement où je travaille qui demande beaucoup d'expérience !!!!!! mais à quoi ça sert tout ça sinon à me faire perdre mon temps que je pourrais employer à mes passions, ........... que je n'ai plus à cause du BURN IN ! que je préfère au BURN OUT parce qu'on a du mal à l'extorioriser !!!==

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Oups

24/11/2014

à 18:45

Tenez bon.
Moi ça fait 9 mois et j'ai hâte de m'en sortir

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Oups

24/11/2014

à 18:40

Ayant moi-même connu un burn out il y a 9 mois, je suis bien placé pour en parler.
Le burn out est quelque chose d'insidieux, sournois , latent, qu'on ne le voit pas arriver et qui vous tombe dessus..........même si on pense que ça n'arrive qu'aux autres
Malgré mes alertes répétées auprès de ma hiérarchie concernant le manque de soutien et l’insuffisance de l'équipe pour mener à bien le projet , l'absence de reconnaissance je me suis perdu. Le manque de sommeil, la fatigue mentale et physique,la course à combler les "trous" dans l'équipe ont eu raison de moi. Le coup final m'a été asséné par la direction.........par mail. C'est bien connu, le face à face n'est pas leur fort.
Grace au soutien et à l'engagement de mon médecin traitant, je suis en train de m'en sortir. Mais la galère n'est pas finie. Il faut quitter la société qui vous a anéanti, retrouver un poste à la hauteur de vos compétences et de vos ambitions, se battre avec la SS qui ne sait pas vous mettre dans une case car votre maladie n'est pas reconnue par elle, se battre avec votre banque qui vous a fait un prêt etc.......
Je dois et je veux redémarrer sur de nouvelles bases mais..........ailleurs

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liubliu

24/11/2014

à 18:12

avant tout, arrêtons de penser que le burn out n'est lié qu'à la fragilité d'individu

Il résulte de dysfonctionnements organisationnel. C'est un processus long... Dans le surengagement, on ne souhaite que revivre la phase 1 et le "shoot" de bonheur qu'il apporte.

on souhaite connaitre plus de performance, plus de reconnaissance etc. mais de là découle plus d'exigence, et la perte du facteur temps....

Ainsi on vous demande à 20.00 des présentations pour 8.00 le lendemain matin. Le vendredi (ou le week end) pour le lundi matin etc... Vous n'avez plus ni soirée, ni week end, le déjeuner n'existe plus, le café n'est plus une pause détente, mais le shoot d'énergie qui vous permettra de tenir en attendant votre avion qui décolle à 21.00. Alors que vous vous êtes levé à 05.00, vous ne rentrez qu'à 23.00 chez vous.

Bien sûr, vous voyez moins vos enfants, les corvées "logistiques" doivent être assumées et vous culpabilisez donc vous transformez en super maman le week end..

Le médecin du travail a eu cette remarque fort pertinente à mon sens : "l'entreprise a de la chance d'avoir ce type de profil : corvéable et sur-engagé, il y a tellement de culpabilité au moment de l'arrêt que vous quittez l'entreprise sans demander de compensation"

Oui le burn out n'arrive pas qu'aux autres
le "burn" est grisant
mais la chute est longue
et en sortir encore plus...

Ralentissez, préservez votre SANTE !

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GLOCK

24/11/2014

à 01:08

ce genre de troubles compréhensibles sont surmultipliés par les tracasseries obsédantes de l administration et la gendarmisation des comportements , de sorte qu il n est aucun moment sans que nous soyons un peu " libre " de nos mouvements ! nous devons toujours rendre des comptes à quelques flics... travailler énormément était compensé avant par des attitudes de rencontres sociales ( resto , apéro , fête ) qu il est interdit de pratiquer maintenant !

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Bern78

23/11/2014

à 20:07

La langue française a cela de particulier qu'elle assimile les concepts venant d'ailleurs pour désigner des objets jusqu'alors inconnus ou émergeant.
Le vocabulaire de la langue française fourmille ainsi de mots de toutes les origines intégrés au fur et à mesure de leur utilité.
Pour ce qui est du "burn out", le terme emprunté à l'anglo saxon décrit parfaitement de quoi il retourne et se traduirait par "réduit en cendre" et ça décrit parfaitement l'état dans lequel se trouve une personne qui a atteint ce cap. Est-ce assez clair comme ça?
J'ai été victime d'un pervers narcissique qui n'est pas venu à bout de moi au bout de 18 mois de placard du fait que je ne suis pas accessible au sentiment de culpabilité. Quand je fais une erreur, je corrige.
"L'intégrisme" que certains souhaiteraient introduire dans l'usage quotidien du français sont du même acabit que ceux qui ont pris le pouvoir à Kiev à l'encontre des russophones et l'on voit où ça a conduit ...

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mencofl

23/11/2014

à 18:27

Burn-out, com-out,.....c'est le nouveau dictionnaire de "journalistes" apres les soldes a Londre.

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debchateau

23/11/2014

à 17:59

Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un burn out, ils peuvent prendre exemple sur moi : chef d'entreprise d'une TPE (40 salariés) dans la communcication, j'ai été victime de 19 contrôles fiscaux (dont 12 sans rien et un avec un abattement de 95% sur la proposition de l'inspecteur), 12 contrôles d'URSSAF, un dépôt de bilan d'une de nos filiales (avec 10 salariés et le Tribunal etc...), et en prime le fils de mon associé rentré dans la boîte qui a décidé de me foutre dehors pour prendre ma place, d'où conflit avec mon associé (au bout de 37 ans), avocats etc.... Ajoutons que je suis mis en examen pour escroquerie à la TVA en bande organisée ( je ne connais pas les personnes qui sont soit-disant dans la même bande que moi) ce qui est faux mais depuis 2007 le TGI ne m'a pas convoqué. Heureusement la boîte est en progression de marge brute 15% chaque année depuis 10 ans. Mais j'ai laissé tomber Paris et mer suis réfugié à la campagne, avec veaux, vaches, cochons et poulets devant ma fenêtre...Il faut obligatoirement un suivi psychiatrique personnalisé à raison de 2 séances de 30mn par semaine et des médicaments (anti-dépresseurs, anxiolytiques et somnifères). Il faut compter environ 5 ans pour retrouver le tonus initial (j'ai 61 ans).

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madeli303

23/11/2014

à 16:52

Et si vous commenciez par parler français ? la plupart des salariés ne sait pas ce que cela veut dire; au passage, pour pourrez ajouter : coming out, red carpet, blacklisté, backstage, danse floor etc... elle a de l'avenir notre francophonie avec vous !!!!!!!

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gilfred

23/11/2014

à 16:34

Vous êtes formatrice en santé du travail. Bravo, mais une question: avez-vous déjà travaillé ?
Je redoute que tout ce baratin, pseudo-médical, ne soit en fait qu'une couverture pour faire la promotion de certains cabinets ……
PS. Je suis maintenant à la retraite.

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jeff

23/11/2014

à 15:08

Qu'est un "Burn Out":
Burn: je vois c'est derrière la fermeture éclair, out c'est de l'anglais et donc si je comprend bien cela veut dire sortir des burnes.

de grâce arrêtez d'employer des termes anglais ou pseudo anglais, la langue française est assez riche et tellement belle. Sauf qu’évidemment parler français aux yeux d'une classe sociale qui se veut montante, c'est un peu ringard !!

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australia

23/11/2014

à 13:32

quand on en arrive au dernier stade, c'est quoi la différence avec une dépression ??

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travi678

23/11/2014

à 13:02

Vécu le harcèlement par les subalternes : c'est peu de dire que quelques bras cassés et/ou cas sociaux peuvent vous conduire droit à la dépression : ils se plaignent, vous dénigrent, se moquent (on dirait des gosses dans une cour d'école), vous jalousent (eh oui, pendant qu'ils faisaient la fête, on passait des diplômes)
Ma technique : subir jusqu'au moment où on peut leur envoyer le retour de bâton car leur niveau est trop bas pour une stratégie de long terme.
Résultats : j'en ai une avec un avertissement écrit de la part de mes supérieurs, un autre avec baisse de ses primes et une avec un avertissement oral.
Mais il faut tenir le choc face à des paresseux de mauvaise foi qui vous reprochent leurs problèmes personnels et familiaux dûs uniquement à leur bêtise et à leur imprévoyance.

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papesse

23/11/2014

à 12:20

il faut le vivre pour comprendre le burn out il serait temps de prendre conscience car personne n est a l abri du burn out et cela risque de s intensifier

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gueguen29

23/11/2014

à 10:17

le burn out concerne avant tout les agents d encadrement et il n est pas suffisamment dit les phénomènes de harcèlement moral de plus en plus souvent utilisés par les agents à l encontre de leurs supérieurs: refus d obéissance, dénigrement insidieux, saisine des organisations syndicales, saisine du CHSCT qui rappelons- le se compose pour partie des OS, visite du médecin du travail pour se faire prescrire des arrêts de travail bidons
Le médecin du travail n a alors qu un son de cloche est peut être facilement manipulé
Attention donc au recours un peu facile à la notion de souffrance au travail, les bras cassés sachant parfaitement recourir à ces notions

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lacony

21/11/2014

à 16:04

Merci pour ces articles.
Il me semble que le burnout se nourrit du silence et de l'absence d’identification. Quelque soit le crédit scientifique que l'on puisse accorder à ces tests "magazine", à mon avis, ils ont le mérite de faire entrer ce syndrome dans le registre du commun, du tout un chacun... Le burnout n'est pas réservé "aux autres" à l'entreprise d'en face, ni au mauvais salariés.
Formatrice en santé au travail, je rencontre encore trop de personnes en grand danger psychique. Le principal danger étant, à mon sens, le manque d'identification rapide des symptômes. La plupart des victimes du burnout disent ne pas avoir pris conscience des signes précurseurs et par conséquent, elles n'ont pu utiliser les ressources de prévention prévues dans l'entreprise (médecine du travail, CHSCT) car elles ne se sentaient pas atteintes. Une politique de prévention sérieuse doit nécessairement passer par l'information, la démystification et le dialogue. Alors encore merci pour la diffusion de ce test et à ceux qui l'ont réalisé !

> Répondre

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