Bruno Fadda (Robert Half) : "Nous espérons un redémarrage début 2014"
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Bruno Fadda (Robert Half) : "Nous espérons un redémarrage début 2014"


Cadremploi publie en avant-première les grilles des salaires 2013-2014 du marché de l'emploi des cadres établies chaque année par le cabinet Robert Half. Bruno Fadda, associate director du cabinet, revient sur le marché du recrutement dans le secteur de la finance et de la comptabilité.


Recrutement : une fin d’année 2013 plutôt grise

« Les fonctions financières et comptables, incontournables pour les entreprises, sont globalement moins impactées par la crise. Mais nous sommes sur un marché de remplacements, avec très peu voire pas de créations de poste », rapporte Bruno Fadda, associate director au sein du cabinet de recrutement spécialisé Robert Half. Le cabinet le confirme, les offres d’emploi cadre étaient au rendez-vous au premier semestre : « Nous étions sur un volume équivalent à celui du premier semestre 2012 (+35% par rapport à la même période en 2011) ». Mais c’est cyclique : le second semestre sera moins bon. « Traditionnellement, le mois de septembre et la fin de l’année sont particulièrement fragiles en temps de crise. Cette année, les fins de budget ne permettront pas de boucler tous les plans de recrutement et certaines embauches prévues sur 2013 seront repoussées en 2014 », prévoit Bruno Fadda. Dans ce contexte, « le 4e trimestre 2013 s’annonce comme un copier-coller du 4e trimestre 2012. Un marché globalement plat », estime ce dernier, sans plus de précisions.

Ceux qui tirent leur épingle du jeu

Evidemment, c’est une tendance générale. « Il y a toujours des métiers en tension pour lesquels les opportunités sont bien réelles mais aussi, par exemple, des opportunités dans les PME auxquelles les cadres pensent moins », note le consultant. Ce dernier a identifié les 5 jobs en or dans le secteur finance - comptabilité en 2013. « Ce sont les plus porteurs, ceux pour lesquels je reçois le plus de demandes de la part des employeurs », précise le consultant. Logiquement, on retrouve la plupart de ces « jobs en or » (contrôleur de gestion, responsable comptable, comptable fournisseurs, aide comptable – expérimenté -…) parmi ceux qui enregistrent une augmentation de salaire à l’embauche, selon les grilles des salaires établies pour 2013/2014 par le cabinet Robert Half, que Cadremploi publie ce jour en avant-première. « Côté salaires, on observe globalement que la part variable - plus facilement négociable à l’embauche - est véritablement utilisée par les entreprises comme une variable d’ajustement. Il est plus difficile d’atteindre 100% de son bonus cible », conclut Bruno Fadda.

Ils ont du mal à trouver la perle rare. 86% des Directeurs Administratifs et Financiers déclarent qu’il est pour eux « assez » ou « très difficile » de recruter. C’est la conclusion d’une enquête Robert Half menée en juin 2013 auprès de 200 directeurs ou responsables administratifs et financiers en France, par un institut de sondage indépendant. Les domaines financiers et comptables les plus en tension, selon les sondés ? Le contrôle de gestion opérationnel/business analysis (34%), la gestion des risques (30%), le contrôle de gestion central/reporting (28%), la fiscalité et trésorerie (26%) et l’audit interne (26%).

 

Prise de risque minimum

Ce dernier reconnaît que la période est plutôt crispée : « Du côté des recruteurs, par exemple, le cahier des charges pour le responsable comptable est plus exigeant, demande plus de polyvalence, des compétences en anglais ou un ERP [progiciel de gestion intégré, NDLR] comme SAP, mais aussi un véritable savoir-être. Ils cherchent des communicants et des managers. » Du côté des candidats, certains sont choisis mais refusent le job, lorsque le salaire proposé est en deçà de leurs attentes ou parce qu’ils ont peur de bouger, sachant que le marché est moins fluide et qu’il pourra être plus difficile de trouver un poste derrière, si leur nouveau job ne leur convient pas.

2014 : y’a de l’espoir

Si la période n’est pas des plus fastes pour les cadres, il serait pourtant dommage d’attendre que ça passe et de mettre un mouchoir sur vos souhaits d’évolutions de carrières dans les mois à venir. Surtout (évidemment) si votre profil est vendeur. Il faut raison garder : l’Insee vient de rappeler que le taux de chômage des cadres plafonne à 3,7% (et 5,4% pour les professions intermédiaires) pour 2012, contre 9,8% pour l’ensemble de la population. Seuls 1,5% des cadres étaient l’an dernier en situation de sous-emploi, contre 5,4% de l’ensemble des salariés. Les cols blancs demeurent donc globalement à l’abri de la crise. Et Bruno Fadda se veut optimiste : « Dans le secteur de la finance – comptabilité, les besoins des entreprises sont réels. Ces dernières, en terme de recrutement, se serrent la ceinture depuis 2008, hormis un appel d’air observé en 2011. En 2014, après de nouveau deux ans de gel relatif des recrutements, nous nous attendons donc à ce que le volume d’embauche reparte à la hausse. » A suivre !

Marine Relinger © Cadremploi.fr



Commentaires

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Vos réactions
  • Pasdaccord
    Ce monsieur parle comme un livre, de la théorie rien que de la théorie...Dans la pratique la situation est tout autre, il suffit de lui envoyer un cv pour voir que rien ne se réalise comme suppose. Mon fils sort d une ESC membre de la conférence de grandes écoles, il dispose du DCG et prépare le DSCG, il parle anglais et espagnol couramment, il a passe un an aux US, fait 6 mois de stage chez KPMG... le profil idéal à en croire Robert Half. Et bien immédiatement son job en or c'est pôle emploi et les seuls contacts qu'il a, sont avec l'étranger. Et il n'est pas un cas isole, ses camarades de promo sont plantes egalement pour la plupart. Voilà la réalité du marche de l'emploi en France, se sont des faits.

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