Consultante en organisation en SSII : Cadremploi
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Consultante en organisation en SSII

« Comment je me suis fait recruter comme consultante dans une SSII »


Sophie M.*, consultante en organisation, a intégré le pôle banque de détail d'une importante SSII francilienne de plus de 2 000 salariés. Elle raconte son embauche.

Les SSII boudent les universitaires

A priori, il ne paraît pas bien difficile d'intégrer une SSII vu le rythme effréné auquel le secteur embauche actuellement des consultants. « Faux, sourit Sophie M., surtout quand on est universitaire et que l'on fait la difficile. Les vrais beaux postes sont plutôt réservés aux écoles de commerce. Nous, on est plutôt censés accepter le reste... C'est-à-dire des missions plus ennuyeuses avec une composante informatique sans dimension stratégique, ni organisationnelle. » Ce qui n'a pas été son cas puisque son poste actuel intègre les trois dimensions. « En ce moment, je suis en mission dans une banque qui créée une filiale. Je me régale... » Et elle ne regrette nullement les postes qu'elle n'a pas décrochés dans les grands cabinets de conseil en audit qui ne lui ont même pas répondu : « Forcément, ils ne voient que par les grandes écoles et ils négligent les universitaires sauf ceux qui ont réussi à décrocher un stage dans un cabinet concurrent. Malgré mon DESS de conseil en organisation (= Master 2), ma maîtrise en mathématiques appliquées, et mes expériences dans le conseil, je ne les intéressais pas. »

Des candidats qui s'investissent

Tant pis pour eux et tant mieux pour les SSII qui tirent parti de ces diplômés de haute volée qui ne demandent qu'à s'investir. « C'est après deux courtes expériences dans le conseil que j'ai décroché ce poste. J'avais repéré l'offre sur Cadremploi.fr. J'étais encore en poste en région mais je cherchais sur Paris. J'ai réactualisé mon CV et j'ai écrit une lettre soulignant tout particulièrement les correspondances entre mon poste actuel et le profil du poste à pourvoir. Je l'ai retravaillé en tenant compte des conseils trouvés sur le Web et je l'ai faite relire à des amis. De plus, je me suis renseignée sur l'entreprise : il existe des forums sur Google où des salariés de l'intérieur conseillent les candidats. Il suffit de taper le nom de l'entreprise. »

Comment réussir son entretien d'embauche

La personnalisation de sa candidature porte ses fruits puisque Sophie passe trois entretiens en deux semaines avec trois personnes différentes. Le premier entretien n'est qu'une présentation de l'entreprise sous son meilleur jour : « L'entreprise veut à tout prix soigner son image car les candidats, même recalés, peuvent un jour être leur client. Les vraies questions, il vaut mieux les garder pour les entretiens suivants. » Le deuxième permet justement de mettre cartes sur table : « Mon interlocuteur m'a carrément parlé du côté obscur du métier : les clients difficiles, les journées à rallonge, les challenges à relever en permanence... Les questions sont gentiment agressives. Il faut rassurer sur sa capacité de résistance avec des faits, en s'appuyant sur ses réussites précédentes. » Une fois le rubicond traversé, restait à affronter un associé : « Je l'ai pilonné de questions sur son métier pendant plus d'une heure. Comme il se laissait faire, je lui faisais repréciser des détails concrets sur ses missions, ses journées. Il a apprécié. A la fin, il ne m'a pas dit « oui » mais il m'a conseillé de prendre des vacances en ajoutant qu'il se réservait « tout de même » la possibilité de dire non. » J'ai attendu sa réponse avant de démissionner mais je savais que c'était gagné. »


* Afin de pouvoir témoigner de façon libre, Sophie M. a souhaité rester anonyme. C'est pourquoi nous avons modifié son nom et n'avons pas précisé le nom de la société qu'elle a intégrée.



Commentaires

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Vos réactions
  • A
    Bonjour,

    Votre article est interessant, mais "secondaire".

    En effet, le recrutement d'une conseillère en organisation bancaire/financière, au sein d'une SSII, n'est-il pas purment "anecdotique" ?

    Cordialement

    Répondre


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