Une reconversion professionnelle réussie : Cadremploi
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Une reconversion professionnelle réussie

De prof de tennis à... chargé de clientèle chez Groupama


Stéphane Rocher, à 41 ans, est chargé de clientèle urbain chez Groupama Centre-Atlantique à Bordeaux. Il y a un an quasiment jour pour jour, il était encore... prof de tennis. Exemple d'une reconversion réussie.

Lire sur le même sujet l'interview de Fabien Belloni, responsable du développement RH et du recrutement de Groupama Centre-Atlantique.

D'un club de tennis bordelais à Groupama... et cela à quarante ans ? La reconversion de Stéphane Rocher n'est pas commune. Mais « elle est réussie », jure son recruteur Fabien Belloni. Le responsable du développement RH et du recrutement de Groupama Centre-Atlantique a rencontré l'ancien professeur de tennis l'an dernier et l'a recruté sur sa personnalité tout en misant sur son expérience commerciale, réelle bien qu'atypique. « Nous recrutions auparavant essentiellement des BTS force de vente... qui nous semblaient ensuite sur le terrain un peu scolaires. Du coup, nous nous tournons depuis deux ans, en plus, vers des profils différents, enrichissants pour l'équipe », explique Fabien Belloni.

Stéphane Rocher, à l'époque de son recrutement, ne connaissait rien à l'univers de la banque-assurance. Mais, au sein de son Club de tennis bordelais, il venait en 20 ans de gravir tous les échelons, de moniteur à directeur sportif du club. « Je n'y avais plus de possibilité d'évolution. J'ai donc songé à me reconvertir. Je voulais évoluer dans un métier de contact, qui ne soit pas monotone. Une connaissance de mon entourage m'a appris que Groupama Centre Atlantique recherchait des commerciaux, j'ai donc postulé », rapporte ce dernier. Banco !

« Il est vraiment bon ! »

« Et il est vraiment bon », assurait le directeur communication interne et marque employeur du groupe, Laurent Bekaert, lors d'une table-ronde organisée par Cadremploi il y a quelques semaines.

Au début, cependant, il a fallu apprendre. « Durant 5 mois, j'ai suivi une formation intensive aux différents produits assurantiels. Un retour sur les bancs de l'école », note le commercial qui était plutôt habitué à l'air libre qu'aux salles de classes. « Ensuite, j'ai commencé le travail de terrain, me rendant chez les particuliers, pour comprendre leurs besoins et leurs proposer nos produits d'assurance », rapporte Stéphane Rocher.

Son truc ? Citer Federer

Et il avoue s'inspirer, parfois, de son passé de manager sportif. « Lorsque j'ai endossé la casquette de manager de la semaine (ce que nous faisons dans l'équipe à tour de rôle), j'ai fait référence à la compétition, j'ai cité Federer pour motiver l'équipe. C'était sympa. Plus quotidiennement, chez le client comme sur les courts, je dois m'adapter en fonction de la situation. Je cherche à détecter rapidement ses envies et ses besoins, s'il a de l'humour ou pas, bref, comment je dois m'adresser à lui », note l'ancien tennisman.

L'acclimatation au monde l'entreprise, après avoir embrassé celui de l'associatif, n'aurait pas été trop déstabilisant. « J'ai été favorablement surpris par la gestion humaine du personnel. Certes, il y a des process et des consignes à suivre, qui viennent de plus haut. Mais dans le tennis aussi, on respecte les règles, et cela même quand on n'est pas d'accord, pour que tout se passe au mieux. » Tennisman, commercial émérite et... philosophe ?

Sylvie Laidet @ Cadremploi.fr



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