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Emploi dans le jeu video

Le jeu vidéo recrute mais exige de la qualité


Second marché européen de production de jeux vidéos, la France compte un nombre important de studios de développement. Et la « french touch » fait un malheur à l'étranger. Toutefois, de plus en plus de professionnels reconnaissent des problèmes pour recruter du personnel bien formé. Une étude menée entre mai et juin 2009 auprès de cent studios de développement par le syndicat national du jeu vidéo (SNJV) se fait l'écho de ces préoccupations.

Difficultés de recrutement

72 % des entreprises sondées déclarent vouloir embaucher cette année, ce qui dans le contexte actuel est plutôt rare. Toutefois, sur des profils très spécifiques, les studios de développement avouent des difficultés. Les profils de programmeurs sont les plus difficiles à recruter à cause de la concurrence des SSII qui offrent plus de garanties de stabilité et de meilleures rémunérations. Le « game design » et le management de projet posent aussi problème. Pêle-mêle, les professionnels se plaignent du faible niveau de spécialisation des candidats, des prétentions salariales trop élevées, du manque d'expérience, mais aussi du faible niveau de culture « vidéoludique » et d'un manque de maturité des jeunes diplômés.

Des employeurs exigeants

Pour 63 % des sondés, « le niveau d'études est un paramètre important » et 58 % jugent l'expérience comme un paramètre « très important ». Selon l'étude, seulement 15 % des salariés des firmes de jeu n'ont aucun diplôme ou le Bac ; 21 % ont un Bac +2 (BTS ou un IUT) ; 22 % sont détenteurs d'un Bac +3 ; 31 % sont diplômés d'un master, d'une école de commerce ou d'ingénieur ; 11 % sont titulaires d'un doctorat. Petite surprise : seulement 15 % des salariés sont issus d'une formation spécifique aux jeux vidéos. « Choisir sa formation aux métiers du jeu vidéo n'est aujourd'hui pas chose aisée pour les étudiants qui veulent s'orienter dans ce secteur » souligne Thierry Platon, responsable de studio, chargé de la commission emploi et formation du Syndicat. « La spécificité de nos métiers oblige les organismes de formations à faire un sérieux effort de lisibilité et les professionnels à orienter les choix des futurs candidats dans les bonnes directions ». Afin d'aider le jeune à voir plus clair, une labellisation des « bonnes » formations du secteur devrait voir le jour prochainement.

Des métiers très différents

Quand on pense jeux vidéos, on a tendance à les associer aux consoles de salon genre Wii, Playstation ou encore Xbox. Or, ce marché ne représente « que » 30 % de l'activité des entreprises du secteur. Les jeux sur consoles portables et mobiles constituent, eux, 21 % du marché ; viennent ensuite les marchés des PC (13%), de l'édition (7%) et de la distribution de jeux (3%). Et même si ces trois dernières activités restent encore marginales, elles montrent l'évolution de la stratégie des studios et la nécessité diversifier de plus en plus les profils.
Cette année, par exemple, 56 % des embauches concerneront les fonctions de production, 29 % les fonctions marketing et commerciales et 15 % les fonctions administratives.
Marché morcelé
Intégrer ce milieu du jeu vidéo, c'est intégrer en réalité un univers très morcelé. 57 % des entreprises du secteur sont des TPE de moins de 20 salariés. A l'opposé sur l'échiquier du jeu, les grosse firmes, capables de produire plusieurs titres en même temps, ne représentent que 10 % des acteurs du marché.

 

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