Les recrutements restent au beau fixe dans le conseil en technologie : Cadremploi
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Les recrutements restent au beau fixe dans le conseil en technologie


Ces sociétés ont besoin d’experts pour accompagner leurs clients sur des projets de plus en plus complexes. Conséquence, le niveau d’expérience augmente. Néanmoins elles continuent à apprécier les jeunes diplômés.

Sandrine Antignat-Gautier,

Alten

Julien Esposito,

Altran

Sophie Vandermeersch,

CSC

S'il y a un domaine qui continue à recruter, c'est bien l'ingénierie et le conseil en technologie. Quand l'automobile grippe, d'autres secteurs accélèrent. L'aéronautique, la défense, les télécoms ou l'énergie ont besoin de leur savoir-faire. "Dans la banque, la finance ou l'assurance, de nouveaux projets sont retardés mais ils ne sont pas annulés. En banque d'investissement par exemple, les projets reportés se feront avant la fin de l'année 2012", estime Sophie Vandermeersch, responsable recrutement chez CSC.

Positionné sur le conseil, l’intégration et l’externalisation, CSC (2500 personnes en France, 94 000 dans le monde) annonce 500 recrutements cette année en France, dont une majorité de créations de postes. Le groupe Alten (14 800 personnes dont 9 500 en France) embauchera pour sa part 3 900 ingénieurs dans le monde et Altran, 4 200 nouveaux collaborateurs. « Nous sommes très présents dans16 pays avec 17 000 salariés et nous nous développons en Chine, précise Julien Esposito, directeur recrutement et image employeur d’Altran. Mais la France reste un pays clé, où nous réalisons plus de 40% de notre chiffre d’affaires et des recrutements. »

De plus en plus de projets complexes

Les sociétés de conseil en technologie interviennent de plus en plus sur des projets complexes. « 30% de notre chiffre d’affaires est réalisé sur nos plateaux pour nos grands clients, avec une tendance à 70% dans les années à venir », assure Sandrine Antignat-Gautier, responsable communication d’Alten. Conséquence, le niveau de recrutement monte en gamme. Il y a 5 ans les expérimentés* représentaient 30% des profils d’Altran, aujourd’hui ils sont 70%.

Les débutants n’ont toutefois pas trop de souci à se faire. « 30 000 ingénieurs sortent des écoles chaque année, ce qui est trop peu, affirme Sandrine Antignat-Gautier. Une partie demeure attirée par la banque et la finance, les débouchés scientifiques ne sont pas assez mis en avant alors que l’employabilité est forte. »

Que veulent les ingénieurs séduits par l’industrie ? Des grands projets, multiculturels et internationaux. « Exactement ce que nous proposons », clament les sociétés. « Notre plus gros client est EADS, un fleuron de l’industrie européenne et il n’est pas le seul », souligne Julien Esposito. « 800 de nos ingénieurs français sont intervenus sur des projets internationaux en 2011 », plaide de son côté Sandrine Antignat-Gautier.

Autre point important, les responsabilités accrues du conseil en technologie permettent d’accueillir davantage de stagiaires et d’alternants sur les plateformes techniques internes. Alten en recrute plus de 200 par an. CSC en reçoit jusqu’à 300, parraine des écoles. « Nous pouvons expliquer le travail du consultant en système d’information. Depuis 5 ans nous développons l’apprentissage avec une cinquantaine d’alternants par an et 100% de transformation », se réjouit Sophie Vandermeersch.

Le secteur est exigeant, mais apporte une multiplicité d’expériences. « Beaucoup de passerelles existent entre secteurs, entre fonctions », rappelle Sandrine Antignat-Gautier. Avec des progressions possibles dans le conseil, l’expertise ou la filière chef de projet. Reste aussi pour ces sociétés à renforcer l’encadrement.

L’évolution est plus linéaire chez CSC, « en 3 ans un jeune consultant peut devenir senior consultant puis manager pour la filière « conseil » ou ingénieur d’études puis chef de projet et ensuite directeur de projet pour notre filière « technique », confie Sophie Vandermeersch.

Selon l’école de sortie et l’activité, la fourchette salariale sera la même que dans un groupe industriel, entre 34 000 euros et 38 000 euros annuels pour débuter, mais moins élevée néanmoins que dans le secteur bancaire.

* plus de 2 ans d’expérience

Christine Piédalu © Cadremploi.fr



Commentaires

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Vos réactions
  • Plusde55ans
    Bonsoir,

    Typique de ce que l'on peut constater dans toutes ces SSII, on a remercié les anciens en évitant soigneusement les PSE et on se fait de la publicité en proclamant tout azimut que l'on recrute.
    Bravo encore à toutes ces jeunes femmes qui, diplômée en RH ou communication, se bousculent sur Linkedlin ou Viadeo pour draguer (au sens marin du verbe) afin de récupérer les jeunes poissons rares (ceux avec de bonnes nageoires).
    C'est maintenant la dure loi du travail ...... et je souhaite à tous ces pêcheurs (au sens marin du terme) de pouvoir exercer leurs activités jusqu'à 65 ou 70 ans, règle qui sera institué dans quelques années

    Et si on avait un référendum qui proposerait de suspendre les rémunérations des responsables d'entreprises qui s'interdisent de lire le CV d'une personne de plus de 50 ans :):)
    Bonne chances à tous

    Répondre

  • Plusde55ans
    Bonsoir,

    Typique de ce que l'on peut constater dans toutes ces SSII, on a remercié les anciens en évitant soigneusement les PSE et on se fait de la publicité en proclamant tout azimut que l'on recrute.
    Bravo encore à toutes ces jeunes femmes qui, diplômée en RH ou communication, se bousculent sur Linkedlin ou Viadeo pour draguer (au sens marin du verbe) afin de récupérer les jeunes poissons rares (ceux avec de bonnes nageoires).
    C'est maintenant la dure loi du travail ...... et je souhaite à tous ces pêcheurs (au sens marin du terme) de pouvoir exercer leurs activités jusqu'à 65 ou 70 ans, règle qui sera institué dans quelques années

    Et si on avait un référendum qui proposerait de suspendre les rémunérations des responsables d'entreprises qui s'interdisent de lire le CV d'une personne de plus de 50 ans :):)
    Bonne chances à tous

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