Travailler dans l'Ouest
Pourquoi veulent-ils quitter l'Ile-de-France pour l'Ouest ?

Ils sont nombreux ces (jeunes) cadres à vouloir quitter Paris et sa banlieue pour des villes comme Brest, Nantes ou La Rochelle. Avec un taux de chômage au deuxième trimestre inférieur au niveau national, cette zone géographique enregistre aujourd'hui la plus forte progression démographique de France.
La capitale ne compte à ce jour que 17 % de familles contre 28 % dans l'Ouest, indique l'Insee. Est-ce pour son cadre de vie ou ses perspectives d'embauches que le Grand Ouest attire autant le reste de la France ? Les deux mon capitaine! Trois cadres s'expliquent sur leurs volontés d'intégrer à tout prix ce bassin d'emplois qui constitue aujourd'hui un véritable eldorado pour les Franciliens en mal d'espace.
Concilier vie pro et vie perso
Ombelline, 29 ans, responsable marketing, Villejuif :
« Je suis impatiente d'atteindre mon objectif : fuir la région parisienne. Je n'en peux plus, je n'ai pas le sentiment de vivre décemment. Je veux enfin pouvoir concilier ma vie personnelle avec ma vie professionnelle. Je me rends sur le maximum de salons emploi avec CV, lettres de motivation et de recommandation en main, et j'aborde uniquement les stands d'entreprises implantées dans l'Ouest. Je recherche une ville proche de la mer et dynamique d'un point de vue professionnel.»
Deux pièces avec colocataire contre maison avec jardin
Adrien, 32 ans, originaire de Nantes, responsable de magasin :
« Je suis monté à Paris pour faire mes études, mais le coût de la vie m'a repoussé en banlieue. Je vis actuellement en colocation dans un deux pièces, dans le centre de Rueil-Malmaison. Malheureusement pour moi, le « rêve parisien » que je suis venu chercher au moment de mes études a viré peu à peu au cauchemar. Un jour, je me suis aperçu que je pouvais avoir une maison et un jardin pour le même loyer n'importe où autour de Nantes. L'ouverture nationale et internationale, le dynamisme économique, rendent les régions du Grand Ouest toujours plus attractives (l'agroalimentaire et les nouvelles technologies en Bretagne ; la logistique et le transport maritime en Normandie ; les services en Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes,...). Les perspectives existent. »
Cadre idéal pour fonder une famille
Fabienne, 30 ans, jeune maman et ingénieur Matériaux, Paris :
« Comme beaucoup de jeunes parents de mon entourage, je suis candidate au départ pour l'Ouest. J'ai mis ma carrière entre parenthèses pour pouvoir m'occuper de mon fils. Avec mon travail, je rentrais tard de grande banlieue, et je n'avais donc pas le temps de voir beaucoup mon enfant. En plus, avec son père, nous ne voulons pas l'élever dans 40 m2. J'ai postulé à un poste à Caen qui me permettrait de travailler à dix minutes de chez moi en voiture et d'habiter une maison. Aujourd'hui, ni Paris ni la banlieue ne peuvent garantir ce genre de conditions, pourtant idéales quand on décide de fonder une famille. »


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