Vinci : « Nous devons trouver des profils qui aiment travailler sur nos chantiers »
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Vinci : « Nous devons trouver des profils qui aiment travailler sur nos chantiers »


Le groupe Vinci recrute cette année encore 6000 personnes. Environ 2000 embauches concernent les jeunes diplômés d’écoles et d’universités qui encadreront notamment nombre de jeunes sans qualification que son DRH, Franck Mougin, veut remettre sur les rails de l’emploi.

L’entreprise donne le tournis. Ses métiers et ses chiffres aussi. Le métro du Caire, la ligne TGV Tours-Bordeaux ou le parking du coin de la rue, c’est Vinci. Le premier groupe de BTP et de concession d’Europe emploie 183 000 personnes, dont près des deux tiers sont en France. Et même quand les prévisions du secteur s’assombrissent, l’entreprise se permet d’afficher une croissance de 10 % fin 2011 ainsi qu’un carnet de commandes aussi insolent que rempli jusqu’à mi- 2013. Une santé qui pourrait nuire à celle de son DRH s’il n’y prend garde. Car Franck Mougin maintient cette année encore un nombre stratosphérique de recrutements, puisqu’il doit embaucher 6000 personnes en 2012.

Une difficulté que connaissent tous les professionnels des ressources humaines des grands groupes en bonne santé. Sauf que le DRH de Vinci ne doit pas se contenter de séduire les dernières promos de jeunes diplômés d’écoles de commerce et d’ingénieurs, même si ces futurs cadres représentent près de 25% des embauches. Charge aussi à lui de recruter des maçons, des ouvriers, des manœuvres ainsi que d’autres salariés peu ou pas qualifiés. « Et c’est compliqué de demander à des chefs de chantier de gérer des problèmes de logement, de surendettement ou d’autres difficultés de la vie auxquelles sont parfois confrontés des gens souvent éloignés depuis longtemps de l’emploi. » Un boulot d’assistance sociale, pas de manager.

6000 embauches chez Vinci en 2012

Alors Franck Mougin a eu une idée : il a créé l’an passé une filiale au sein même de son groupe. Vinci insertion emploi (VIE) qu’il dirige, est un prestataire de services qui forme, coache, et résout les problèmes de ces salariés souvent jeunes et déscolarisés. VIE est un « connecteur entre  le monde de l’économie  sociale et solidaire, qui  a vraiment des gens compétents qui savent gérer ces questions, et l’entreprise. » Son originalité réside dans son modèle économique : VIE  facture ses services aux filiales de Vinci. « Le but n’est pas de gagner de l’argent mais d’être à l’équilibre pour durer et fournir un véritable service. » Ainsi, les chefs de chantier sont plus sereins et les chercheurs d’emploi qui en passent par la drôle de filiale sont remis sur les rails de l’emploi.

Sur les 6000 embauches prévues cette année, le groupe Vinci prévoit aussi de recruter pour tous ses métiers environ 25% de jeunes diplômés issus de grandes écoles et d’universités. La marque Vinci est plutôt récente mais réussit à figurer parmi les 10 entreprises les plus prisées des ingénieurs. « C’est déjà très bien car nous sommes en concurrence avec des entreprises plus anciennes. C’est à nous de séduire ces jeunes ». La principale difficulté du groupe pour recruter ? « Nous devons trouver des profils qui aiment travailler sur nos chantiers. » 

Sylvia Di Pasquale @ Cadremploi.fr



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