Remplacer la Journée de la femme du 8 mars par...
A quand la Journée du pantalon ?

C'est comme chaque 8 mars et c'est demain. La Journée internationale des femmes va encore tenter de nous fourguer ses bonnes idées pour améliorer le sort du sexe dit "faible" dans les entreprises françaises. Elle va aussi nous asséner une palanquée de chiffres pour nous expliquer que tout va mieux, que les différences de salaires hommes-femmes, c'est presque du passé, que le plafond de verre s'effrite tellement qu'il n'y a plus que Carglass qui puisse le sauver. Et que la loi obligeant les conseils d'administration des grosses boîtes à réunir autour de la grande table pas moins de 40 % de femmes, va pulvériser les derniers préjugés en matière de parité.
On veut bien. On va nous expliquer aussi que s'il y a si peu de femmes à la tête d'une grande boîte française, c'est un peu de leurs fautes. Car elles sont elles-mêmes bourrées de préjugés, qu'elles n'osent pas, qu'elles se sous-estiment.
On est d'accord. On va nous démontrer enfin, que c'est à coups de réseaux, clubs, cercles, think-tank, associations, réunions, célébrations, conférences et congrès qu'elles sensibiliseront leurs consœœurs qui n'osent pas et leurs chefs qui ne veulent pas.
On applaudit. Mais on s'interroge aussi. Car on en oublie un peu le fondamental obstacle. Parce que le principal défaut de la cadrette n'est pas, comme on aimerait nous le faire croire un peu trop souvent, elle-même. Mais, pour paraphraser Arnaud Montebourg, « c'est son compagnon ».
Du coup, plutôt que de célébrer une Journée de la femme chaque 8 mars, changeons son intitulé. Et braquons les projecteurs sur le seul qui puisse vraiment changer la donne : l'être qui partage sa vie. La rebaptiser « Journée international de l'homme » ? Trop vague, trop vaste et trop générique, puisque l'homme représente l'humanité toute entière, dans un grand élan de machisme originel.
Pourquoi pas « la Journée du pantalon » ? Érigeons en exemple ces hommes qui osent. Ce cadre très sup' d'une grande banque française qui bosse en 4/5e et qu'il est hors de question de déranger le vendredi (j'en connais un !). Célébrons ces messieurs qui prennent un congé parental de trois ans (vous en connaissez ?). Et même plus modestement, et tout aussi rarement, ceux qui prennent les journées « enfants malades » auxquelles ils ont droit, pour s'occuper de leur progéniture grippée, pendant que Maman est en voyage d'affaire.
Ces hommes existent. Mais ils se cachent, honteux qu'ils sont de passer pour des gonzesses auprès des collègues. L'idée d'être exclu de la grande confrérie des chevaliers de la réu de 19 heures et du pot qui s'en suit au bar d'en face, les fait tellement cauchemarder qu'il jouent au papa en douce, quand ils ne renoncent pas carrément. Démontrer au cours d'une journée qu'ils ne sont pas moins virils que leurs collègues qui n'ont pas vu un aspi depuis qu'ils ont quitté leur chambre de bonne pour emménager avec la ménagère de leur vie, est une excellente façon de faire avancer la parité à la maison et, à fortiori, dans l'entreprise.
Livrer ces pionniers en exemple, ne serait-ce qu'un jour, va forcément décomplexer les autres. Et créer des émules du rééquilibrage des rôles dans la vie familiale. Cette Journée du pantalon en ferait beaucoup pour celles qui portent la jupe. Au moins autant que la Journée de la femme. Messieurs, sortez du bois, on attend vos témoignages. Anonymes ou pas.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 7 mars 2011
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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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Le plafond de verre pour les femmes est une réalité car beaucoup de dirigeants réfléchissent comme vous.
Et il n'en est pas moins vrai que les congés parentaux pour les hommes sont très mal perçus. Mon mari (qui n'est pas cadre) a réduit son activité à 80% et a subi de nombreuses pressions pour en être dissuadé.
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Faut-il donc attendre le jour où les hommes pourront entrer en gestation pour que l'égalité soit rétablie ?
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Vous semblez insinuer que les droits de la femme sont différents de ceux de l'homme. Je vous affirme que Femmes et Hommes sont égaux ! Il n'y a AUCUNE loi qui favorise les hommes. A moins que vous n'arriviez à nous prouver le contraire.
Il n'y a donc rien en France qui bloque les femmes à briguer des postes de Direction, à voir leur salaire augmenter etc...
Les femmes font le choix de prendre des congés pour faire des enfants et les élever. Si les hommes prenaient les mêmes congés, leur rémunération serait en conséquence. Une femme faisant 3 enfants entre 25 et 35 ans sera absente 3 années sur cette période de 10 ans, cela représente 30% du temps ! Et la différence de salaire entre hommes et femmes n'est pas de 30% mais de bien moins !
Pour tenir un poste de Direction et être membre d'un conseil de Direction, il faut être pret a renoncer a certaines choses : renoncer a enmener son enfant à l'école le matin, a aller le chercher à 18h à l'école etc... Les femmes préfèrent avoir un confort de vie (que je comprends) en élevant des enfants et ne sont donc pas éligibles pour ce type de poste. Celles qui font des concessions y arrivent très bien !
Mesdames, si vous voulez nos salaires, prenez aussi les réunions qui commencent à 19h, participez à la fin de la réunion "au bar d'en face", rentrez à 20h30 chez vous et ne voyez vos enfants que le week end !
Je précise que si j'étais une femme, j'aurais librement fait ce choix d'être payé moins pour profiter plus de mes enfants !
Marc
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Le père de mes enfants en fait parti. C'est lui qui à pris le congé parental à la naissance du dernier et qui va les chercher à la sortie de l'école, les emmène à leurs activités et prépare le dînner!
Merci
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