Mesurer la maturité du cerveau d'un candidat par scanner
A quand le recrutement au scanner ?

Dur métier que celui de recruteur. Pensez, en quelques entretiens seulement, il doit statuer sur la capacité d'un candidat à occuper ou non un poste. A priori c'est très simple, mais l'exercice s'avère souvent coton. Heureusement, la science devrait bientôt venir au secours de nos limiers. Des chercheurs de l'école de médecine de la Washington University à Saint Louis ont ausculté au scanner le cerveau de 238 individus âgés de 7 à 30 ans.
Et qu'ont révélées ces fouilles de matière grise ? Les augmentations et les diminutions du débit sanguin dans les régions cérébrales permettraient, selon eux, de déterminer le niveau de comprenette des patients. Je vous la fais courte, évidemment, car les observations des cracks de St Louis, publiées par la revue Science ce mois-ci, sont un chouilla plus complexes. Mais le lundi, le débit sanguin de votre dévouée n'est pas encore au mieux de sa forme.
En quoi cette découverte intéresserait-elle les as de la sélection ? L'un des boulots d'un recruteur consiste à déterminer si le candidat qui lui fait face est stupide comme une sorbetière ou brillant comme une boule à facettes. Cette nouvelle technique de mesure de la « maturité cérébrale », (c'est ainsi que nos savants ont baptisé l'intelligence), en cinq minutes chrono (c'est eux qui le disent), pourrait intéresser des entreprises avides d'évaluation objective.
Evidemment, ce ne sont que des conjectures puisque le coût d'un scanner pour une entreprise ou un cabinet de recrutement en limite drastiquement son usage pour le moment. Mais de l'armoire IBM des années 60 à l'iPhone d'aujourd'hui de puissance équivalente, on a déjà vu la miniaturisation à l'œuvre. Certes, les chercheurs américains ont pour le moment circonscrit leurs champs d'application au domaine de l'enfance. Mais jusqu'à quand ? Alors on peut imaginer l'outil fatal des entretiens de recrutement de demain qui tiendrait dans quelques capteurs posés sur un crâne de candidat. Et l'on peut prédire sans mollir un bel avenir à cette chouette invention.
C'en serait finies des erreurs de casting, puisque seuls les meilleurs décrocheraient un job, caution scientifique à l'appui. A moins que les cerveaux les plus "matures" ne fassent pas les meilleurs pros ? A moins que, pour être un bon petit soldat en entreprise, il vaut mieux ne pas trop briller ? A moins que les recruteurs ne continuent à se fier à leurs compétences, à leur instinct et à leur expérience ? Et qu'ils estiment qu'un candidat vaut bien quelques entretiens d'une heure, plutôt qu'une auscultation scientifique en cinq minutes chrono.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 13 septembre 2010
Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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Mis à part cela, quand on lit votre article on se demande vraiment si vous connaissez qqch au recrutement.....
là où votre coup est réussi c'est que j'ai réagi...
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Comme le dit alceste "il faut se préparer au pire" et je ajouterai dans tous les domaines ! AAaatchoum , je crois que je viens d'attraper un rhum de cerveau !
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Il y a assez de méthodes imbéciles pour sélectionner de malheureux candidats trop souvent perçus comme supects de quelque chose... Laissez-les vivre, laissez-les travailler, accueillez-les simplement pour leurs compétences au regard d'un poste donné qui souvent ne nécessite pas une intelligence surnaturelle ! Arrêtons de glisser vers ces pratiques indignes et révélatrices d'une humanité en pleine dégénérescence, mine de rien. Stop à la chasse au mouton à cinq pattes !
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Alors, esprit d'équipe, autonomie, initiative, capacité à communiquer, aux oubliettes? C'est la perte totale des valeurs humaines! Déshumanisons, déshumanisons... En commençant par appliquer le test aux recruteurs bien sûr :-)
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