Tendances RH 2012 carrière de manager et carrière d'expert
Fin des chefs ou guerre des chefs ?

La crise venant, les budgets manquant et la pénurie de cadres sévissant, les DRH interrogent l'avenir. Alors, quand un gros cabinet de conseil comme Deloitte se penche sur leurs gros défis, les responsables des ressources humaines se précipitent. Et se jettent sur l'étude « Capital humain : 10 tendances 2011 - 2012 » que l'institution internationale vient de leur livrer. Ouf, ça y est, ils sont sauvés et vont pouvoir partir en vacances de Noël rassurés, avant d'attaquer une nouvelle année rassérénés. Pas si sûr.
Cette étude s'attarde notamment sur un phénomène récent et intéressant, que certains cadres connaissent déjà et qui devrait s'amplifier : l'éclosion des carrières « multidimensionnelles » et non plus seulement « ascensionnelles ». De quoi s'agit-il ? « Il n'y a pas si longtemps, tout le monde était supposé vouloir la même chose : gravir la hiérarchie, échelon par échelon, acquérir plus de responsabilités et être mieux rémunéré. » Sauf qu'aujourd'hui, parallèlement à ces carrières verticales, les cadres sont invités à s'épanouir dans leur expertise. Avec les mêmes avantages que leurs collègues devenus encadrants, salaire et voiture de fonction compris. Malin en temps de crise : cette manière de mieux considérer les cadres qui ne sont pas forcément nés avec le gène du chef, mais qui sont pétris de compétences, permet d'éviter qu'ils ne filent ailleurs.
Dans la foulée, l'étude nous informe que la jeune génération (la fameuse Y) veut, elle aussi, accéder au pouvoir. Et que les baby boomers s'en allant prendre leur retraite, il va bien falloir les considérer autrement que comme des geeks passant leur journée sur Facebook ou Twitter. Une considération loin d'être acquise, puisque au cours de la présentation de cette étude, il suffisait d'interroger les DRH présents, tous issus de très grandes entreprises. A la question « qu'elle est votre attitude quant à l'usage des réseaux sociaux par vos salariés », un ange 2.0 a survolé une salle très silencieuse.
Évidemment, une étude, qu'elle provienne d'un très gros cabinet ou d'une toute petite officine, ne risque pas de résoudre en quelques pages les problèmes auxquels les entreprises en général et les DRH en particulier sont confrontés ou le seront dans les mois et années à venir. Mais des tendances comme celle-ci peuvent au moins susciter la réflexion. Y compris de votre part.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 19 décembre 2011
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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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De fait, que pensez-vous que des décideurs qui classent les gens dans des "générations Y" puisse penser et faire ?
Tout çà , c'est du blabla, du pipo d'intello, des rapport de cabinets de conseils qui cherchent plutôt à justifier de leur existence.
Pendant ce temps, d'autres triment et crée laborieusement, silencieusement et sans aucune reconnaissance la vraie valeur de l'entreprise dont se repaissent les actionnaires et que gâchent et dilapident les "chefs" et autres "consultants".
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Pour ma part je pense qu'il faut que les décideurs changent leur vision et permettent à des salariés qui souhaitent développer une expertise de la faire sans qu'ils soient pour autant ostraciser : tout le monde ne peut manager et n'en a pas les capacités !!!
De plus je pense comme vous qu'une carrière peut être "multi-dimensionnelle" et qu'il n'y a pas qu'une seule voie possible. Au surplus cela est très enrichissant.
Enfin je souhaite que les dirigeants et DRH soient créatifs pour accueillir les jeunes dans les entreprises et les retenir car ceux-ci ont d'autres attentes vis à vis de l'entreprise et ne voient pas les choses de la même manière que leurs ainés.
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1) l'article 1er interroge sur l'usage des réseaux sociaux dans l'entreprise, et de la réaction attendue du DRH sur cet usage.
Ma réponse, en tant que DRH est que, si les salariés se tournent vers les "Réseaux sociaux", c'est que ceux ci leur font défaut en interne. Et qu'il y a donc un manque à combler : au DRH d'agir dans ce sens en interne !
2) les commentaires, eux, parlent de Management. Et se font l'écho de salariés qui souhaitent voir reconnaitre leur expertise de "spécialistes", non managers : c'est un autre sujet ce me semble.
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1/ construire des 'Equipes Apprenantes'
Excellent livre d'un collaborateur de Price qui démontre que les personnels sont motivés, tiennent à leur emploi, et sont performant si le management leur donne l'opportunité de continuellement apprendre (les uns des autres, par des missions aux limites de leur savoir, et par des opportunités de formation). Une organization qui se plaint d'avoir un personnel incompétent est responsable de cet état de fait.
2/ construire une organization en maille
Hormis que cela permet plus de flexibilité, de garantie de sécurité, et de contourner les points de blocage (maladie, vacances, incompétences), l'organization en maille permet de placer les gens dans des progressions de carrière ou le management n'est pas obligatoirement la clef du succès. Quand un responsable réseau en connait suffisamment pour piloter France Télécom et ainsi anticiper ou réduire à quelques heures les intéruptions de service, cela rapporte des millions à l'entreprise, alors on peut bien le payer correctement même si la grille officielle des salaires n'est pas adaptée.
3/ rémunérer proportionellement
La notion de valeur de l'apport de chacun dans une entreprise est TRES mal comprise. Le super pouvoir des financiers à trop valorisé les commerciaux, les équipes directement en contact avec les clients et trop souvent négligé les personnels qui 'font tourner la boutique'. Chaque collaborateur, du videur de poubelles au dirigeant a un role ESSENTIEL et une contribution qui mérite un salaire proportionnel à l'apport réel de son travail aux bénéfices de l'entreprise. Les personnels sont très conscient de ceci et souvent se démotivent, voir sont contreproductifs si l'équilibre n'est pas fondé sur le concrêt de la situation.
Les RH ont une mission importante dans ce domaine, établir des valeurs, mesurer des performances, s'assurer que les critères sont adaptés à l'activité. Trop souvent les RH ont démissionnés face à la complexité de mesurer le réel apport aux bénéfices de l'entreprise (pas chiffre d'affaire) de chaque métier. Pourtant c'est non seulement essentiel pour la bonne conduite de l'entreprise et le départ d'une grille de rémunération. Chaque collaborateur doit savoir quel est le réel apport de son métier à l'entreprise, puis de la qualité de son travail et en être informé. Seulement après cette démarche peut-on mettre en place les outils dits d'évaluation mais que je qualifierais plus positivement de suivi de carrière car le focus doit être l'évolution, donc l'apprentissage de compétences utiles.
Il faut rappeler que la formation au management n'est pas réellement un cursus ni dans les écoles ni dans l'entreprise malgré les diplômes de Business Administration qui font la gloriole de ceux qui ont pu se payer de telles formations. L'apprentissage sur le terrain avec des patrons qui vous guident et une volonté de fer d'apprendre en lisant les ouvrages sur le sujet ont été mon parcours. Quelques entreprises maintenant mettent en place des cursus de 'potentiels', des salariés sélectionnés pour leurs aptitudes, mais cela n'addresse toujours pas les questions essentielles.
Un salarié doit pouvoir disposer d'un plan de carrière dans son entreprise, même si l'entreprise, du à la taille, doit reconnaître qu'elle ne peut le garder qu'un certain temps.
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• Sommes-nous pour autant capable de les répertorier et de les reconnaître ?
• Saurons-nous nous souvenir que le goéland est presque toujours côtier ou insulaire et que l'albatros adulte est pélagique ?
• Que penser de celui dont « Ses ailes de géant l'empêchent de marcher » ?
• Que fait-on de celui qui « est semblable au prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l'archer » ?
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La fin de carrière catastrophique de cette génération avec l'accélération des délocalisations a conduit de nombreux jeunes à délaisser le métier d'ingénieur. D'autant que la production industrielle est synonyme de pollution pour l'environnement.
Egalement, l'intérêt du métier a considérablement diminué avec la partialisation des tâches, le reporting dévoyé conduisant à une déresponsabilisation de l'encadrement qui reporte sur les subalternes ses propres erreurs de gestion. Bref, les cadres sont considérés dans les entreprises comme des pions au service de la finance et sont régentés voire dirigés par une armada de juristes tatillons qui créent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent dans un climat de détérioration de la relation de confiance.
Le ver est donc dans le fruit et il sera bien difficile d'inverser la vapeur.
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