Dress code
Fringues au travail : la dernière lutte des classes

On en regretterait presque l'uniforme, le costard noir, la cravate pareille ou le tailleur anthracite. Car aujourd'hui, s'habiller correctement pour aller bosser exige au minimum que l'on soit titulaire d'une chaire d'anthropologie et d'un doctorat de socio. On exagère à peine, car en lisant l'excellent dossier de Une du magazine Liaisons Sociales de la rentrée, on mesure l'étendue de la difficulté et la solitude du cadre face à son dressing. La faute au casual, à Mark Suckerberg, à l'Internet tout entier et aux cols blancs de cette économie en particulier.
Car ce sont eux les vrais coupables : ceux qui ont définitivement ringardisé la tenue uniformisée des cadres d'antan, et nous ont fait croire que désormais, on pouvait s'habiller comme on voulait pour aller travailler. Or, rien n'est plus faux et rien n'est plus compliqué que de dégotter la bonne tenue. Car « les non-codes sont des codes », explique une consultante interrogée par le journal. Des non-codes autrement plus coton à décoder que les codes que l'on connait.
Ne zappez pas, nous tentons l'explication. On s'aperçoit que, sous couvert de tenue décontractée à base de jeans, de costards déstructurés et/ou dépareillés, de cool attitude assumée, toutes les entreprises, toutes les fonctions, tous les métiers ont créé de nouveaux uniformes finalement aussi stricts qu'avant.
Sauf qu'il est plus difficile de les reconnaître et de les adopter. Surtout lorsque l'on n'appartient pas au cercle des initiés.
Opération caméra cachée : entrons dans les locaux d'une grande agence de publicité, d'un grand média ou d'un grand site Internet. On y voit de jeunes gens décontractés ou habillés n'importe comment. C'est ce que l'on croit. Approchons la caméra : le jean est peut-être déchiré, mais il vient de chez Calvin (Klein). Quant aux baskets, elles sont signées Paul (Smith). Et attention à la faute de goût.
Évidemment, tout le monde ne bosse pas dans une entreprise hype. Mais tous les secteurs fonctionnent avec des codes précis, établis de manière arbitraire et, surtout, de façon tacite et non-dits. Du coup, ils sont réservés à ceux qui savent et qui en sont. De la bonne classe sociale surtout. Ce qui fait dire à un anthropologue interrogé par le magazine que « les gens qui méconnaissent les codes trahissent leurs origines et les préjugés restent puissants à leur égard. » Quand la lutte des classes vient se nicher jusque dans la couture du jean, de la semelle des chaussures ou de la marque du sac à main.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 5 septembre 2011
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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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PS: et non à l'uniformisation triste des tenues
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A bientôt.
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Vraiment quelque chose de nouveau sous le soleil? Hmmm... je n'en ai pas le sentiment. Les adultes sont de grands enfants. Il semble logique de reproduire des schémas de l'enfance, à moins que les enfants ne reproduisent le schémas parental...
Pour rigoler, la semaine prochaine j'essaie le costume Zegna à la soupe populaire et les marques vestimentaires de grande surface au prochain évènement de ma CCI locale.
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or je sens bien que je n'ai pas llerines chanel le chemisier kenzo l'accessoire dior ou YSL donc je reste moi même propre, classique, intemporelle...et la qualité de mon travail compense mais bon pas de droit à l'erreur pour rester en selle sans la casaque "griffée"
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J'ai failli etre chercheur et là je me retrouve auditrice dans des cabinets assez reputés. Et là , je ressens cette envie de m'approfondir dans l'etude de ces fameux codes. Je vois de l'orgie de ralph lauren sur jeans CK au bermuda et chemises à boutons de manchettes quand on est en we d'entreprise en apssant par le fameux costume cravate pour hommes. Par ailleurs, je constate une reelle injustice (une des rares) sur ce plan vis-à -vis des hommes car paradoxalement, il n'est pas necessaire que les filles soient en tailleurs. j'en porte lorsque je suis en clientele et l'on m'a dit que j'etais plutot stricte (traduction de ringarde). J'aime mon style (tailleur etc) parce que c'est presentable et c'est super pratique le matin! Cependant, j'ai beaucoup de mal à m'habiller chez des marques +/- abordables et on voit bien que les marques ne s'y interessent plus. (meme La City disparait). Par ailleurs, lorsque je suis en clientele, je vois les employés des entrerpises porter des tenues de moins en moins decentes (pour le boulot): je trouve els robe indiennes et les robes de plages très jolies... mais pas pour le boulot! les hauts attachés au cou et les leggin portés avec des mules compensées, c'est aps pour le boulot non plus desolée! pas besoin d'etre aussi coin coin que les auditeurs mais quand meme il y a des limites... Bref, je ne peux materilellement pas (pas de temps)m'interroger plus longuement sur cette problematique mais si je peux aider un chercheur ou un étudiant...
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Je trouve hyper bien de s'habiller descemment encore moins devergonde.
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J'aime bien mes cols anglais, mes vêtements grande mesure, mes gilets gris, mes chaussures à boucles....
Alors vos jean et vos bassequetes .... Mais quelle ringardise....
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