Inégalités salariales hommes femmes : Cadremploi
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Inégalités salariales hommes femmes

Gagner plus que son mâle peut faire mal


Vous les filles. Oui vous, qui êtes de retour au bureau ce matin. Et les autres, qui vous accordez une semaine de rab' de sieste, de tomate mozza et d'indice 50. Ne vous êtes-vous jamais demandé s'il y avait une corrélation quelconque entre la fiche de paie de votre amoureux et sa fidélité ?

Je sais, vu comme ça, un jour de retour au boulot, ou pire, en plein coma de plage, c'est un peu abrupt. Pourtant, pour Christin Munsch, américaine et sociologue, ça ne fait pas un pli : si votre conjoint gagne moins que vous, c'est un client idéal pour l'adultère.

6 ans de recherches, 1024 hommes et 1559 femmes en couple auscultés du lit à la feuille de paie et la dure réalité s'étale devant nos yeux d'innocentes : si on veut garder nos matous matois sous notre toit, il faut filer à la DRH et réclamer de facto une baisse de salaire. De combien ?

Christin est formelle : pour qu'un couple perdure dans une parfaite harmonie, madame doit gagner 75 % du salaire de monsieur. Pas plus. A vos calculettes, donc, et tant pis pour la promo qui déchire et que vous venez d'obtenir, au nez et à la barbe tous les mâles de la boite qui n'en reviennent toujours pas.

Et sinon ? Sinon la chercheuse de l'université de Cornell, qui vient de présenter ses conclusions lors du congrès annuel de l'American Sociological Association, vous aura prévenu : « Gagner moins d'argent que sa partenaire féminine peut menacer l'identité masculine des hommes en remettant en cause la notion traditionnelle qui les définit comme ceux qui subviennent aux besoins de la famille ». Pour retrouver un poil de virilité, le garçon frustré n'a qu'une manière de s'en tirer : vous tromper.

Les plus radicales d'entre vous vont sans doute aller plus loin encore et remettre purement et simplement leur démission. Elles vont rentrer à la maison, s'occuper des devoirs de la couvée et du linge de l'Elu. Erreur. Pour Christin Munsch, c'est là encore une autoroute vers les amours illégitimes.

Forcément, l'homme retrouvera ses instincts ancestraux et mettra les bouchées doubles pour s'en aller nourrir sa tribu qui ne compte plus que sur lui pour installer un nouvel écran plat dans la caverne. Résultat : ses revenus vont augmenter, les heures au bureau s'allonger, les voyages d'affaires se multiplier. Et les occasions de découcher s'accumuler.

Un dur constat qu'il faut mettre à l'œœuvre fissa. Sinon ? On peut toujours utiliser l'étude américaine pour caler son bureau de superwoman qui s'assume et s'éclate au boulot. Ou ne pas vivre avec un blaireau.

Texte de Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 23 août 2010

Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr 2010

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Commentaires

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Vos réactions
  • Ludovic
    Cette étude est intéressante surtout pour ce qu'elle ne dit pas. Comprenons quelle est basée sur la volonté des personnes intérrogées à dévoiler leurs infidélités. Donc elle nous dit simplement que quand Monsieur est infidèle, il le dit plus volontiers s'il a de plus faibles revenus que madame. Autrement dit, quand Monsieur gagne très bien sa vie, et sa femme beaucoup moins, Monsieur n'avoue pas d'écarts...

    N'est ce pas simplement que Monsieur a besoin de se vanter quand il ne se sent pas le "chef de famille" ? et n'en a aucunement besoin quand c'est lui qui fait bouillir la marmite...?

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  • Ninhursag
    Franchement quelle est l'intérêt d'une étude pareille ? Beaucoup d'argent dépensé pour des conclusions idiotes. N'aurait-elle pas été financée par des associations masculinistes ? Quelle leçon faut-il en tirer ? Que les femmes ne cherchent surtout pas à évoluer professionellement et n'aient pas trop d'ambition, cela pourrait les rendre très malheureuse ! Je crois que ce sont certains hommes accrochés à leurs privilèges qui ont peur de se voir délogés de leur piédestale qui font courir ce genre de bruits ! Je rejoins Eric et les autres : Mesdames si vous êtes mariée à un blaireau pareil, pas question d'hésiter entre votre promotion et un macho pareil !

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  • sylvia Di Pasquale = l'auteur de cet
    @ Marc D. : et encore, vous n'avez pas fini d'en voir passer, Marc :) Plus sérieusement, c'est effectivement un thème récurrent dans l'actualité sociale. Et je vous jure que je n'y suis pour rien... Nous publions une centaine d'articles par mois sur Cadremploi, seuls 2 ou 3 concernent les discriminations des femmes au travail. Vous trouvez vraiment que ça fait trop ? Quoi qu'il en soit, promis, je me ligote les mains dès qu'une actu tombe sur ce thème... Mince, j'en avais une incroyable pour lundi prochain : une DRH a attaqué son entreprise car elle gagnait moins que son collègue DAF. Et elle a gagné. Au secours, je fais quoi ? Marc, une petite dernière svp... Après promis, j'arrête ! A bientôt de vous lire.

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  • sylvia Di Pasquale = l'auteur de cet
    Bonjour Fab. Oops, j'ai déjà publié sur Cadremploi un éditorial où j'utilisais le mot "femelle". Vous n'aimez pas, j'accepte vos critiques et je les publie comme vous le constatez. Néanmoins, je crains de persister et je m'en m'explique : j'avoue, j'aime jouer avec le poids des mots, leur force d'évocation, et si possible de faire sourire nos lecteurs. Quand j'utilise les mots "mâle" ou "femelle" dans mon éditorial (car il s'agit d'un édito et non d'un article, on est bien d'accord, ce n'est pas le même cadre journalistique), c'est pour traduire ma distance, mon ironie par rapport au sujet. La satire est un genre délicat, je vous l'accorde. Désolée de n'avoir pas fait mouche avec vous cette semaine. Néanmoins, je vous rassure, d'autres dossiers sur Cadremploi sont consacrés à l'égalité hommes-femmes sous un angle informatif et non satirique. A bientôt de vous lire. Sylvia Di Pasquale.

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  • BRUNO
    il est amusant cet article : ce sont les hommes qui trompent leur épouse. Mais avec qui ? Seulement des célibataires ? Je ne crois pas ...
    Donc peut etre qu'en fait, la meilleure solution pour ces dames de n'être pas trompées, c'est de cesser leurs infidélités ?
    La bonne philosophie ne serait pas de réfléchir au bon salaire mais le célèbre "ne pas faire à autrui ce qu'on ne voudrait pas qu'on nous fasse".

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  • GEISLER de PUYBAUDET
    je ne vois pas ma réponse dommage une telle censure pourtant très correcte et réaliste.

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  • Fab
    Je n'aime pas l'esprit de cet article. Et, d'il vous plait merci d'utiliser le mot HOMME et non MÂLE. Nous parlons de personnes et les personnes ne se réduisent pas à un genre. Si la compréhension est trop difficile pour vous, contentez vous alors d'imaginer les réactions à un article dans lequel le mot femme est remplacé par femelle.
    Concernant le fond de l'étude,...so what ? tirer une loi d'une statistique est source de démonstrations douteuses et glauques dont la finalité est bien obscure...

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  • Dialok
    Une simple remarque : ce type d'étude est systématiquement analysé sous l'angle masculin. L'homme étant responsable de la situation et la femme victime (d'être moins payée et d'être trompée). Imaginons, par exemple, qu'il existe certaines femmes qui ont besoin d'admirer leur homme pour le désirer, et consciemment ou non, placent son niveau de rémunération supérieur ou son niveau hiérarchique professionnel dans la balance des raisons d'admiration. Une recherche "scientifique" impose de mesurer toutes les éventualités, sans être déformé par l'opinion généralement partagée. Mesdames, mon point de vue est-il absurde ou bien connaissez-vous certaines congénères sensibles à ces aspects bassement matériels ?

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  • le baron rouge
    Effectivement, madame gagne pareil que moi. Pas de problème de mâle attitude de mon côté. ça me va bien, je suis pour le partage les tâches et l'équité dans mon couple. Maintenant c'est de son côté que ça coince : elle veut un working boy qui gagne plus et si je parts le matin en costume cravate et revient tard le soir après un dîner avec des clients, je suis bien dans son modèle de pater familias workalcoholic débile.
    Bref, comment l'égalité salariale ne menace pas que les hommes et leur identité (ils peuvent être sont moins destabilisé que prévu) mais parfois les Femmes et leurs repères parfois réac(qui sont moins progressistes qu'on ne le pense)

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  • gipsy
    bien, bien, et l'homme en situation idéale de ne pas tromper sa femme...quelle chance a-t-il qu'elle ne le trompe pas?
    Autrement si salaire de la femme = 75% de celui de l'homme => homme fidèle, qu'en est-il de la fidélité féminine? la même condition at-elle les mêmes effets?

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