Suivre son ancien manager pour changer de job
Grand débauchage : c'est parti !

Dans la grande foire aux tendances lourdes pour trouver du boulot, les nominés sont : le piston,comme on l'a vu ici la semaine dernière. Mais aussi le débauchage. C'est que cette bonne vieille pratique semble ces temps-ci inspirer les démissionnaires. En témoignent ceux qui ont l'idée de faire venir leurs anciens collaborateurs ou collègues une fois partis vers des herbes plus vertes. Comme en témoigne K.D...
Restons-en aux initiales, histoire de garantir l'anonymat de ce tout frais quinqua passé récemment à la concurrence. Il se livre : « J'ai pris mes fonctions il y a quelques mois et depuis quelques jours, je reconstitue mon équipe d'avant. Une garde rapprochée de quelques personnes que j'ai commencé à débaucher... dans mon ancienne entreprise. » Pareil pour H.E qui confie carrément que ce débauchage fait partie du deal avec son nouvel employeur. « Si j'ai accepté ce nouveau poste, c'est avec la garantie que je pourrais faire venir mon ancienne assistante avec qui je bosse en bonne intelligence depuis des années. » Et les collaborateurs de nos deux tentateurs vont pratiquer le grand sport du moment : suivre le chef en qui l'on a toute confiance.
Un transfert qui résout le principal problème des cadres en ces temps troublés : la peur de la mobilité. C'est qu'ils hésitent devant l'inconnu, les bougres. Normal : quand on occupe un poste même moyen dans une entreprise même moyenne, on a du mal à le quitter pour un job inconnu. On sait ce qu'on a, mais on ne sait pas sur quoi on va tomber. Surtout qu'il faut en passer par une période d'essai, avec le risque de se retrouver sur le carreau quatre mois après.
Mais lorsque c'est le chef qui s'en va, qu'il part en éclaireur, assume tous les risques, pose ses jalons, nous chauffe la place et reconstitue notre ligue dissoute, c'est tout bon. Et tellement confortable. Il n'y a plus qu'à remettre en place le fond d'écran sur le nouvel ordi, avec la photo de famille prise l'été dernier à l'Ile de Ré.
Évidemment, cette façon de procéder, de laisser son manager déblayer le terrain en solo et de débarquer dans son sillage lorsque le terrain est conquis, ça vous a un petit côté pleutre. Rassurez-vous. Non seulement, le manager en question a lui aussi besoin d'être rassuré dans son nouveau job. Mais en plus il compte sur son équipe pour recréer les conditions qu'il a déjà connues. Tout le monde s'y retrouve.
Sauf bien sûr, l'entreprise cible de l'attaque. Dépouillée de ses bons éléments, elle invoquera de bonne guerre un acte de concurrence déloyale. Qu'elle devra néanmoins prouver. Car le débauchage n'est pas illégal en soi ; il l'est s'il y a volonté de désorganiser l'entreprise visée. Avec 200 000 postes de cadres à pourvoir cette année dans des entreprises qui doivent staffer sans prendre trop de risques, on devrait assister à des manœuvres sacrément imaginatives. On compte sur vous pour nous raconter celles que vous observez....
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 28 février 2011
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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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Inutile de se morfondre.
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Aujourd'hui, faire appel à un chasseur de jobs reste une des meilleures solutions pour trouver un emploi, quelque soit la durée de "non activité".
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C'est le principe des vases communicants.
Cela peut (ou pas) créer de l'emploi, si quelque part dans la chaîne, il y a un nouveau poste.
Ceci dit, bien que chercheur d'emploi à l'heure actuelle, pour avoir beaucoup recruté ces dernières années, je comprends complètement le débauchage.
J'ai vu beaucoup de bons recruteurs se planter dans leur embauche... et quand vous venez d'arriver, cela complexifie fortement votre tâche.
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La première, ce n'est pas parcequ'il y a beaucoup de chômeurs qu'il y forcément dans ces personnes le profil recherché (expérience, connaissance, implication, géographie...)
La 2ème est simplement que la personne débauchée laissera également son poste vacant et qu'a un moment ou un autre le jeu des chaises musicales amène tout de même à devoir recruter dans les chômeurs (ou jeune diplomé) pour remplacer le dernier débauché de la chaîne.
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Chomeur à 54 ans - dur - dur . Prudence à vous!....
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Le débauchage de cadres en poste est préféré par les recruteurs à l'embauche de cadres au chômage. Paradoxallement, il y a plus de contraintes mais, en tant de crise, ça rassure le recruteur.
Lorque j'étais en poste, jusque Décembre, j'ai eu de nombreux appels de chasseurs de tête. J'avais gardé leurs coordonnées pour le cas où. Au chomage depuis Janvier, j'en ai rappelé mais sans aucun résultat.
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