Classement Shanghaï 2010 meilleurs établissements mondiaux : Cadremploi
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Classement Shanghaï 2010 meilleurs établissements mondiaux

La faille de Shanghaï


Amis recruteurs et teuses, voici l'outil qu'il vous faut. Le truc infaillible pour savoir de quelle formation doivent être issus les super jeunes diplômés que vous allez recruter dès que vous aurez quitté la rabane, le sable fin et le dernier roman de Gavalda-Musso-Lévy. Et dire que vous cherchiez cette martingale depuis des années, celle qui allait vous fournir des palanqués de high potential et donner un coup d'accélérateur à votre carrière perso.

Ne cherchez plus, Cadremploi est là, qui vous l'offre avec cet édito spécial été, sans supplément. Cet outil de sélection à nul autre pareil vous épargnera toute déception et vous garantira le retour d'affection de votre direction. Attendez-vous tout de même à changer radicalement de point de vue sur la vie, l'école et ceux qui en sortent car voilà que se dévoile le cadeau tant espéré : le « Shanghaï 2010 », livré tout frais cette semaine.

Selon ce classement des meilleurs établissements mondiaux, les seuls Français qui sortent la tête (pensante) de l'eau sont Paris VI, Paris VII, Paris XI, Normale Sup. et Strasbourg. Inutile donc de vous diriger vers Jouy-en-Josas ou HEC, visez plutôt l'Alsace. Oubliez les ESC, finissez-en avec Centrale, et même avec Polytechnique qui pointe à la 201e place de ce palmarès mondial.

Voilà donc le score français pas fameux du plus fameux tableau d'honneur mondial des universités, réalisé chaque année par l'une d'entre elle : celle de Jiao Tong, à Shanghaï. Évidemment, il y aura toujours des esprits chagrins pour remettre en cause les critères de cette sélection chinoise qui fait largement causer d'elle depuis son instauration en 2003. Et qu'avancent ces indécrottables mauvais joueurs ? Que les critères de cette enquête sont pipés. Et qu'ils ne tiennent compte, en gros, que du nombre de prix Nobel ou de médailles Field (l'équivalent du trophée suédois pour les maths) obtenus par les chercheurs de ces établissements.

Surtout, ces mauvaises langues reprochent aux Shanghaïens de ne pas tenir compte de la qualité de l'enseignement des écoles. Comme si ce critère pouvait être de quelque importance. Comme si les bons étudiants étaient ceux qui avaient reçu un bon enseignement distillé par de bons profs. Allons donc messieurs, un peu de sérieux et rendez-vous à l'évidence. Un établissement d'enseignement supérieur digne de ce nom, c'est celui dont les enseignants courent les congrès internationaux, publient des articles brillantissimes et s'en vont décrocher des breloques à Stockholm. Avec un tel emploi du temps, ils n'ont évidemment pas une minute à perdre dans les amphithéâtres.

Évidemment, chers recruteurs et teuses, vous pouvez toujours continuer à embaucher selon ces critères ringards que sont la qualité de l'enseignement d'une école et la réussite professionnelle de ses anciens élèves. Mais ne venez pas vous plaindre par la suite en nous expliquant que vous n'avez aucun outil d'évaluation à votre disposition.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 16 août 2010

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Commentaires

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Vos réactions
  • Gabriel Chatrousse
    Je crains que vous n'ayez correctement lu mon message : comparons les grandes écoles d'ingénieurs et les grandes universités. Les premières sont plus axées "entreprises" & "technologies" tandis que les secondes sont plus orientées "savoir" et "connaissances". Mais les deux sont-ils incompatibles ? Est-il nécessaire d'avoir des connaissances poussées en économies pour réaliser le profil de vol et les logiciels de l'A380 ? Je ne crois pas...
    Est-il nécessaire d'avoir des cours de management pour optimiser la consommation du dernier moteur de Volkswagen ? Je ne crois pas non plus...
    On a donc des profils différents mais pas incompatibles.
    Maintenant parlons du classement de ces profils. Ne détournez pas mes propos : je dis qu'en France, on place les diplômés en Master Professionel (oui, oui!) d'informatique de Paris VI derrière une école de troisième zone de Marnes la vallée. J'en ai eu l'exemple récemment sur mon lieu de travail (meilleur salaire à l'embauche et reconnaissance immédiate avant d'avoir réellement fait ses preuves alors que les connaissances de la personne sont très limitées). Les établissements devraient se partager les places du classement, alors que nous avons 2 listes : les employés de premières classes labellisés "école d'ingé" et les autres labellisés "université".
    En outre, je considère que le niveau d'un élève au sortir du lycée ne présage rien de ses qualités 5 ans plus tard, c'est la formation entre les deux qui importe...
    Je considère mon diplôme comme "inférieur" à polytechnique mais équivalent à l'ENST (Telecom Paris). Alors que l'inégalité est criante lorsqu'on parle de promotions, responsabilités, rémunérations, etc... Messieurs les RH & autres décideurs, établissez des classements valables, en fonction des qualités des élèves au sortir de leurs formations respectives, et non sur un label qui aujourd'hui ne veut plus rien dire !

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  • Indelocalisable
    Une chose est claire en ce qui concerne les écoles d'ingénieur, les meilleurs sortis du lycée intègrent des écoles d'ingénieur et non pas l'université. Cela doit bien se retrouver statistiquement dans leur performance professionnelle. Et les plus brillants sont à l'X, centrale Paris et aux mines, pas à Paris VI...

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  • Etienne PERIN
    Finalement, ce classement ne fait-il pas apparaître seulement les meilleurs établissements mondiaux en matière de recherche? Ce qui n'a peut-être tout simplement rien à voir avec des préoccupations de recrutement de ses élèves!

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  • Jean-Loup BARRERE
    Paris VI est moins bien perçue qu'une école d'ingénieur parce que les universités ont la fâcheuse tendance à donner des connaissances et non à apprendre un métier à leurs étudiants: or l'industrie demande avant tout des jeunes efficaces et rapidement opérationnels. Ce besoin n'est pas forcément mieux rempli par des têtes bien pleines mais plutôt par des têtes bien formées CQFD.

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  • abdellah fanzar
    je cherchr u niversiter de wuchu kunk fu a changhai

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  • Esprit loin d'etre chagrin
    Permettez-moi d\'opiner le contraire.

    D\'abord parce qu\'on ne peut être juge et partie. Étant le fait d\'une université, ce classement ne peut être objectif. Ensuite, parce que l\'on nous dresse des critères trop simplistes qui échouent a comparer des systèmes d\'enseignement très différents. De la même manière que l\'on ne peut être juge et partie, on ne peut comparer des torchons avec des serviettes.
    Enfin, et dans cette même logique, une université ou une école peut avoir d\'excellentes formations et d\'autres beaucoup moins bonnes... La classification par école ne veut donc absolument rien dire...

    Le vrai outil a mettre en place pour les RH consisterait a faire passer de vrais tests de sélection aux candidats et beaucoup le font déjà...au lieu de se baser sur des systèmes de normalisation ou les aspects politiques et économiques ne sont pas une chimère...

    A bon entendeur, salut!

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  • Gabriel Chatrousse
    Et que dire des recruteurs et teuses qui ne se fient qu\'au critère \"école d\'ingénieur\"... C\'est à dire 90% des grandes entreprises de ce pays. C\'est toujours incroyable de savoir qu\'on est moins bien classé en sortant de Paris VI (tiens, tiens), une des meilleures universités françaises en informatique, mathématique, biologie (je continue ?) qu\'en sortant de la plus petite (minable) école d\'ingénieurs de trifouilly les oies... Et je parle en cela de reconnaissance, de salaire à l\'embauche et de perspectives d\'évolutions...
    Qu\'avez vous à répondre à cela ?

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  • Foulen
    Je ne suis pas surpris par ce classement depuis que mon directeur de Thèse, en 2000, m\'avait dit au premier jour du démarrage de mes travaux de recherche en Thèse (citation): \"un français refait une Thèse déjà faite aux USA et un marocain refait une Thèse faite en France\"

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