Les vérificateurs de CV non grata en France
La guerre du CV falsifié n'aura pas lieu

Les Pinocchio du CV n'ont pas dégrisé de la semaine. Il faut dire que l'accident industriel révélé la semaine dernière par Le Figaro.fr avait de quoi réjouir les menteurs. Ils ont appris en effet que, faute de clients, nombre d'officines spécialisées dans la vérification des CV ont ralenti voire stoppé leur activité en France.
Pourquoi ce désamour des recruteurs envers la chasse aux boniments ? Il semblerait que, selon les fins limiers interrogés par Marie Bratnick, « en France, cela fait partie du jeu d'enjoliver son CV. Les recruteurs se montrent souvent compréhensifs». Diantre, auraient-ils baissé la garde, submergés par trop de faux ?
Il semblerait plutôt que dans notre pays, les petits arrangements ne soient pas plus graves que cela. Et que finalement, un recruteur n'est pas un animal à sang froid puisqu'il laisse sa chance à l'enjoliveur. Mais attention, il est bien question de petits arrangements et de vérités enjolivées, et non de gros mensonges. Le recruteur laisse certes sa chance, mais c'est au candidat de la saisir et de prouver qu'il peut assumer ce qu'il a inscrit sur son CV - vrai ou faux - et se montrer à la hauteur des compétences qu'il avance.
De quoi être rassuré sur le peu d'hostilité des recruteurs au moment de l'embauche. Rassurés aussi sur ce complexe du CV que la France nourrit envers les pays anglo-saxons. Car c'est bien connu, en Angleterre et aux Etats-Unis, peu importe le curriculum, seul compte l'individu, ses compétences et son tempérament. Le triste sort que connaissent les « vérificateurs de parcours » chez nous prouve aussi une chose : dans l'Hexagone, le CV, n'a finalement pas l'importance démesurée que l'on souhaite trop souvent lui accorder.
Pas sûr néanmoins que le naturel ne revienne pas au galop. C'est l'autre intérêt de cet article du Figaro.fr qui révèle que près de 40 % des demandes (car il y en a encore) faites à ces drôles d'officines concernent des vérifications à posteriori, lorsque le candidat est embauché mais que son boss doute de ses capacités ou de sa loyauté. Surtout s'il envisage de le licencier.
L'entreprise ne baisse donc pas totalement la garde face aux menteurs même une fois la barrière de l'embauche franchie. En témoigne aussi l'invitée de David Abiker dans l'émission « On revient vers vous » de cette semaine. Ecoutez Elodie Bance, détective privée spécialisée dans les filatures de salariés pendant les heures de bureau, expliquer son métier de chasseuses de menteurs. De quoi dégriser les Pinocchio.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 11 avril 2011

Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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- "c'est un challenge " (trad un poste de merde: 4 candidats épuisés en 1 an, record à battre, voulez vous être le 5eme pigeon ?).
- "une opportunité unique je vous dis" (trad "la chasse aux c*ns est ouverte, auourd'hui ça mord").
etc etc quelle riposte légitime du candidat sérieux qui perd du temps, est traité par le mépris ?
Et le recruteur qui ne parlant pas un mot d'anglais va juger de votre niveau (famille bi culturelle). Dédicace spéciale à Maguy M. de la haute garonne.... vous devriez demander des droits d'auteur pour la chanson Miss Maggie... fliquer les candidats comme vous le faites, contacter les homonymes rappelle les méthodes extrémistes, madame vous êtes la honte de votre profession.. ayïe
Face aux recruteurs malhonnêtes menteurs, incompétents, partis ailleurs pour le rendez vous qu'ils vous ont fixé à 500 kilomètres (l'essence est gratuite, j'ai planté unjerrycanier chez moi il est en train de fleurir), le brave candidat n'a qu'une chose à faire: TRAITER EN DIRECT. Fuir les cabinets de recrutement, intermédiaires couteux qui rabotent d'autant un salaire déjà dérisoire en temps de crise. C'est donnant donnant.
Le respect est un minimum, ô combien de fois absent
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Le problème en France, est qu'il n'y a aucun suivi rationalisé de la qualité du recrutement, on fait donc : au moins cher, au plus rapide et qui générera le moins de problèmes visibles. De plus, au vu des volumes de recrutement, les recruteurs peuvent se permettre d'éliminer immédiatement les candidats présentant la moindre zone d'ombre. Vérifier les CV est une activité qui se justifie lorsqu'on est forcé de prendre en considération des candidats qui ont une part d'incertitude.
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