C'est décidé, je me reconvertis
Le 1er site qui donne envie de changer de vie

Que celui qui n'en a jamais rêvé me lance le premier clavier. Tout le monde a pensé, un jour de réunion façon ultimate fighting, à changer de crème et de crèmerie, de job et de métier. Bref à changer radicalement de boulot pour changer de vie. Encore faut-il passer une combinaison de plongée pour traverser un Rubicon sacrément secoué. Et comme on est un peu frileux ces temps-ci, on préfère attendre le printemps, la fin de la crise grecque et la fin des temps.
Alors on s'en retourne tout frustré, et tout rongeur de frein. A toute chose malheur est bon : nos névroses explosent, comme le compte en banque du psy. Pour faire chuter le pouvoir d'achat de cette pourtant docte corporation, nous avons la solution. Un tout nouveau site avec plein de conseils dedans destinés à tous les velléitaires de la reconversion.
À tous ceux qui se sont trompés de voie à la première gare après l'école primaire. A tous ceux qui s'aperçoivent un peu tard que leur vocation fantasmée est devenue réalité beaucoup moins colorée. A tous ceux aussi qui s'étaient enthousiasmés pour un soufflé retombé. A tous ceux encore qui se découvrent un talent sur le tard. A tous ceux-là , le site « C'est décidé, je me reconvertis » est destiné. Ils y trouveront toute la panoplie du super reconverti. Pas de cape rouge, pas de collant bleu, mais de réponses aux questions de ceux qui hésitent et ne savent pas comment s'y prendre. Des trucs aussi, pour limiter les frais de ce changement de vie. Et limiter le temps, forcément nécessaire, pour passer d'une activité à l'autre.
Ce site est évidemment génial, remarquable d'efficacité et il devrait, à juste titre, être reconnu d'utilité publique. C'est notre avis et comme nous sommes aussi les auteurs de l'affaire, il est forcément d'une objectivité sans faille. Mais au-delà de ces lauriers auto-distribués, on peut se demander pourquoi de tels conseils sont aujourd'hui encore nécessaires et indispensables. Car ils le sont bel et bien. Bien sûr la crise a figé toute velléité de changement. L'hibernation professionnelle est devenue un mode de carrière. Mais la crise a le dos aussi large que le salaire d'Henri Proglio.
Même en temps de croissance, jamais notre vieux pays n'a été un champion de la mobilité et du changement de métier. Ici, un seul et même emploi toute la vie est une priorité pour ceux qui en cherchent un, comme pour ceux qui en ont un, et entendent bien le conserver. Pourquoi pas ? Que celui qui se sent parfaitement à l'aise et qui exerce les fonctions dont il rêve, continue comme si de rien n'était. Mais que celui qui aspire à un métier qui lui convient mieux, entouré de gens qui lui conviennent enfin, puisse y parvenir. Et que tous ceux qui doivent se reconvertir parce qu'ils n'ont pas le choix puissent le faire sans que l'historique frilosité qui nous entoure ne les en dissuade. C'est la toute petite ambition de ce site. Puisse-t-elle être contagieuse.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 15 février 2010
Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr



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C\'est vrai qu\'il est très difficile de se reconvertir ou tout simplement avoir un travail où l\'on se sente bien sans être obligé de passer le parcours du combattant. Et le piston dans tout ça?
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