Great Place to Work européen 2011 : Cadremploi
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Great Place to Work européen 2011

Le management à la française est-il has been ?


De deux choses l'une. Soit le management de chez nous a sacrément du plomb dans l'aile, soit il est le meilleur du monde. Mais il se garde bien de le faire savoir. Qu'est ce qui nous rend si narquois ? Le 9e palmarès des grandes « entreprises européennes où il fait bon travailler »... Il est établi par l'Institut « Great place to work » qui se base sur les commentaires des salariés qui jugent leur propre boîte.

Alors on se précipite sur le classement, pour vérifier les performances de nos champions. Et là, dans ce prix de l'Eurovision des forces vives des entreprises, on encaisse beaucoup plus qu'une déception : de la sidération. Là où on attendait au moins un LVMH, L'Oréal, BNP-Paribas, Canal+ ou autres fantasmes de jeunes diplômés français qui caracolent dans les classements de leurs employeurs idéaux, il n'y a aucun représentant français.

On reprend la liste. On relit, dans l'ordre :

Les 10 multinationales où il fait bon travailler en Europe :

1-Microsoft

2-Amgen

3-Mars

4-Cisco Systems

5-3M

6-NetApp

7-McDonald's

8-SAS Institute

9-W.L. Gore & Associates

10-Kellog's

     

    Les dix premières places sont largement trustées par des multinationales américaines. Alors on doute, on se demande. Et on soupçonne. Notre management frenchy aurait-il failli ? Dépassé par celui de l'Oncle Sam ? La hiérarchie verticale et française serait-elle en bout de course ? La transversalité serait-elle plus en vogue ? La promotion interne et rapide, à l'américaine, aurait donc pris le pas sur l'ancienneté pépère à l'européenne ?

    Et notre recrutement français, arcbouté sur le diplôme, serait-il obsolète, balayé par le recrutement par compétences ? Et que dire de notre sens de la diversité. Un sens si souvent interdit que les discriminés se seraient lassés ?

    Mais pourquoi diable, les entreprises hexagonales ne sont pas reconnues comme des great places to work ?

    Parce qu'elles sont trop mal notées ? On pourrait le soupçonner. A moins qu'elles n'aient pas postulé... Car ce classement repose sur le volontariat. Pour y figurer, il faut concourir. Et pour les vainqueurs, il y a une rançon logique à payer : une augmentation des candidatures huit fois supérieure aux autres. Du coup, peut-être que les DRH de nos groupes à nous refusent l'obstacle pour éviter la surabondance de CV. Si tel est le cas, il n'est pas sûr que ce soit le bon choix.

    A moins qu'ils n'aient d'autres raisons. Parce que l'ambiance en interne est plus proche des mutinés du Bounty que de celle des Teletubbies. Et qu'ils n'ont pas envie de le faire savoir. Qu'ils n'ont pas envie non plus de modifier quoi que ce soit, puisque un chiffre d'affaires ne fonctionne pas au baromètre du bonheur.

    Quoi qu'il en soit, une bonne vieille notion pleine de bon sens est en train de gagner du terrain. Y compris chez des chairmans de grandes multinationales. Elle nous dit que des salariés satisfaits travaillent mieux et servent mieux les clients. Qui l'eût cru.

    Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 29 mai 2011

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    Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr - Mai 2011

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    http://www.capital.fr/carriere-management/actualites/les-entreprises-ou-il-est-le-plus-agreable-de-travailler-en-europe-602027



    Commentaires

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    Vos réactions
    • yannick machboun
      c'est un peu dommage de le dire mais pour percer, il faut tenter sa chance dans les entreprises anglo-saxonnes. la réussite professionnelle de Philippe kahn est un exemple édifiant ...Trop de discriminations à l'embauche ,pourquoi ne pas prendre comme exemple le management de nos voisins anglais ? Peut-être que les choses sont en train de changer il suffit de patienter un peu.

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    • Marc
      En France, nous avons tendance à penser que "l'herbe est toujours plus verte chez le voisin", et à penser "que les autres boites sont toujours meilleurs que la sienne". Nous sommes sans cesse pas satisfaits de notre boite actuelle même si la culture d'entreprise est bien, il y aura toujours quelque chose qui ne va pas. Je pense que les boites Françaises ne sont pas encore prêtes a s'afficher et à se faire une compétition de ce genre, à la différence des boites US.

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    • vianney
      J'ai travaillé (en france uniquement) pour deux multinationales américaines. Je suis toujours en poste dans la seconde. J'ai aimé la première, je déteste la seconde que je quitte pour une troisième.
      Mais dans tout les cas, avec mon profil atypique (j'ai fais la fac, un vrai handicap en france), je sais que je n'irais jamais dans une multinationale française.

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    • connou
      Le management à la française n'a pas vraiment évolué depuis celui utilisé au 17ème siècle.....C'est le pire que je connaisse....Je me suis spécialisé dans le management humaniste, le seul qui aurait un avenir, mais en France, c'est tout le contraire qui se pratique. Il est difficile voir impossible de faire évoluer un français....qui navigue toujours dans ses certitudes.

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    • Colin
      Eh oui ! Lorsque l'on pense que l'on est toujours plus supérieur que son voisin il arrive un moment où il faut tout remettre en question! Mettre une pression monstre sur ses collaborateurs sans tenir compte de leur avis parfois avisé peut entrainer un dur revers. Faites pétiller ceux ci et vous verrez qu'ils vous rendrons au centuple le faible investissement réalisé. Ce qui n'est pas le cas en France.

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    • Puzzle
      Ne faudrait-il pas se mettre enfin à la page et arriver à faire face à nos "vieux démons" ? Une enquête du Ministère de l'Economie a révélé il y a plus de 5 ans que le bien-être et la reconnaissance des forces humaines de l'entreprise menait celle-ci droit vers une augmentation nette de la productivité. Mais comment se fait-il qu'une enquête si probante menée auprès de 27 000 entreprises Françaises ait pû tomber dans l'oubli? La faute à la fameuse "résistance au changement"? C'est une chose de s'indigner, toutefois il serait peut-être opportun de se "bouger"! Un salarié qui se sent bien, accomplit un bon travail: cette évidence va t-elle enfin être entendue?

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    • Bachelier
      Tout à fait d'accord nos dirigeants sont nuls car ils ne prennent que des gens qui ont une expérience dans la même culture donc pas d'innovation car formatés.
      De plus comme je l'ai vu rescemment prendre des prépa pour faire de la location de voiture est débile. Le ''dirigeant croit faire une affaire mais le jeune n'ai pas motivé car il cherche ailleur. Il faudrait prendre des gens seulement au niveau qui vont s'accrocher et s'investir dans la ''boite''; C'est gagnant car le chiffre d'affaire s'accroît et il y à moins de perte en non qualité.

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    • ARGHHH
      C'est peut-être aussi parce qu'au même titre que les (fameux) "Produits de l'Année" - sélectionnés sur catalogue par un petit échantillons de personnes - il faut payer (un bras) pour bénéficier du bon point Great Place To Work (avec le droit d'utiliser leur logo à la clef). Au regard des entreprises qui accèptent de payer la rançon, cette société a vraisemblablement plus développé son image aux US qu'en France.

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    • timoni
      cela a l air de vous etonnez,pour avoir travaille pendant 15 ans comme expatrie hors zone europeenne,en apprenant a travailler avec toutes les religions et tous les peuples d asie ;;d afrique; d oceanie et d amerique du nord et du sud( j y ai plus appris a leur contact qu a l universite-stages compris),il y a longtemps que les pays"emergeants" ont manges les parts de marche internationnaux et c est la vieille europe qui REGRESSE quand au methode de recrutement ;la france est a l epoque des machines a vapeur les autres ce qui sont competitifs sont aux machine hybride a hydrogene -mais oui cela existe et cela fonctionne

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    • Luc
      Quand on est jeune diplômé, où même quand on a un peu d'expérience, ce qui est mon cas, motivé et plein d'énergie, il est difficile dans les entreprises françaises de faire-valoir et de mettre en place ses idées, donc de s'épanouir et se sentir bien. Cela a pour moi un effet direct sur la motivation et l'investissement dans sa fonction. Peur du changement, de l'ambition? J'avais souvent l'impression qu'on me disait implicitement: "Toi tu bosses, moi j'en profite! Tant que l'entreprise marche, on reste comme ça et tu la fermes.". Mais boss, on pourrait peut-être faire mieux, c'est dans votre intérêt!

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