Rapport sénatorial sur le malaise social en entreprise
Le Sénat entonne l'Internationale

Le parfum de la révolution a traversé la Méditerranée. Le jardin du Luxembourg ressemble à la place Tahrir et les bons sénateurs qui occupent le palais devraient très vite marcher sur l'Elysée. On connaît les meneurs. Elle, c'est une élue PS alsacienne ; lui, un UMP normand. Patricia Schillinger et Joël Bourdin veulent la peau des méchants patrons et le bonheur des gentils salariés. C'est écrit dans leur rapport de 400 pages sur « La prospective du pacte social dans l'entreprise » qu'ils ont remis à la demande de Gérard Larcher, le président du Sénat.
Car le document des deux sénateurs est plus proche de la grenade dégoupillée que du simple rapport. Car nos sénateurs fustigent tout ce qui passe : les inégalités de salaires, le stress et la pression dans les entreprises, les discours illusoires du management, la chute libre du taux de syndicalisation, le développement de la précarité et le dérapage des rémunérations des dirigeants.
On ne peut être qu'être d'accord avec Madame Shillinger et Monsieur Bourdin. Nous aussi, comme eux, on est contre la guerre (c'est mal), la pauvreté dans le monde (c'est pas bien) et le sida (c'est triste). Quand ils nous expliquent que les profits des 250 entreprises françaises les mieux cotées ont augmenté de 20 points ces dernières années, et que le partage de ces richesses est aux abonnés absents, on opine : c'est super méchant pour les petites gens. Quant aux dirigeants, certains sont beaucoup trop payés. Là encore, on ne peut qu'acquiescer et calculer la différence entre les 9 millions d'euros annuels du boss le mieux payé de France et les 16 380 euros annuels que touche un smicard.
Mais attention, nos Guevaristes du Luxembourg ne se contentent pas d'égrener les grands malheurs, ils donnent les solutions pour que le monde soit meilleur. Pour que le riche et méchant patron soit moins riche et plus gentil, il suffit de rajouter un indice social dans le calcul de son salaire. Un indice du bonheur dans l'entreprise ? C'est jouable, grâce à un savant ratio qui, pourquoi pas, conjuguerait les salaires, la taille du sourire des salariés, le taux de turnover (bon thermomètre du bonheur dans une boîte) et le taux d'absentéisme (bon baromètre du bonheur dans une boite).
L'autre mesure que les deux sénateurs aimeraient bien voir éclore un jour au firmament des lois de la République l'est également. Elle consiste à faire entrer les syndicats dans le conseil d'administration des entreprises. Comme c'est le cas en Allemagne. Encore une bonne idée. Sauf que les grandes confédérations rechignent. Sauf que pour cette mesure, comme pour les autres préconisations, les deux sénateurs font eux même le constat amer : l'Etat est de moins en moins capable de diriger la sphère économique.
En gros, ce qu'ils nous expliquent, on le savait déjà . Quant à ce qu'ils préconisent, on sait maintenant que ça n'arrivera pas.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 14 février 2011
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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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Il faudra bien qu'un jour, on se remette à respecter les individus dans leur travail mais aussi dans leur vie tout court, sinon ,nous risquons de graves déboires qui pourraient nous amener tous dans la rue comme chez nos amis du Maghreb.Le monde change, les aspirations des uns et des autres dans le monde évoluent... Pourquoi cela serait il différent dans d'autres pays plus développés.Certains: patrons, actionnaires, politiques ne veulent pas voir ce qui se passe autour d'eux.Les travailleurs, les citoyens ont pris conscience de leur pouvoir et réclament partout le juste prix de leur travail.
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Dans les administrations publiques, par tous les employés.
Les revenus d'UNE personne physique devraient être plafonnés à 1M€/an par un impôt confiscatoire. Plus une question de moralité que d'efficacité financière : cà d que cette mesure appliquée à Carlos GHON ne ferait baisser le prix des voitures que de 1 ou 2 euros... si appliquée au salaire annuel de tous les salariés du groupe, "seulement" 10 ou 30€ d'augmentation.
Tellement ridicule, en effet, que le MEDEF préfère le statu quo.
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Pas de déclaration au journal officiel, pas besoin de connaître les associé au projet, ni le projet en lui même, déposé 200€ la première année, tous les mois au impôt…et zou.
Savait vous que le statut de travailleur indépendant, surtout dans l'
Artisanat, et une super concurrence pour les entreprise qui embauche et qui on du mal a payer les charge de leur salarié…Si on
compare le coût global, un artisans ne facture pas de congé payé, pas de retraite, pas ses charges qui ne lui donne pas de vrai sécurité de l'emploie…Pas de medecine du travail, très peu de reconnaissance des accident du travail…et la pénibilité on n'en parle même pas…Pas de retraite…Car pas assez de profit pour payer de la complémentaire…Bref on nous a vendu de la soi-disant liberté, alors qu'en faite c'est de l'esclavagisme moderne, ou on a fabriqué de la concurrence déloyal…un travailleur indépendant n'a pas d'horraire, il peu bosser 12 h si il faut, sans contre partie, on peu ne pas lui payer sa facture…de toute façon il a le temps de mourir tellement c'est compliqué et coûteux de faire intervenir le tribunal administratif…Faut être super procédurier…Bref, le jeu des loi spéculative sur notre propre capacité de main-d'œuvre ou l'Etat français nous divise pour mieux régner !!! LIBERTE EGALITE FRATERNITE…oN LUI TOURNE LE DOS…HONTE A NOUS !!!
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Un indice , elle n'est pas présente chez les parlementaire.
Autre indice elle est "gérée " par un pôle .
Et Oui chomeur est devenue la premiere categorie socioprofessionnelle par le nombre de ses membres.
Pour 2012 il faudrait envisager de faire entrer cette catégorie au sommet de l'Etat
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