6e baromètre Cadremploi et Ifop « le regard des cadres sur leur situation au travail » : Cadremploi
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6e baromètre Cadremploi et Ifop « le regard des cadres sur leur situation au travail »

Les cadres sont confiants. Et pour cause.


Il est heu-reux. Le cadre 2011 est content. Surtout de lui. Interrogé par l'Ifop pour Cadremploi, il est confiant en l'avenir de son propre emploi, de son métier, de son secteur et même - en de plus faibles proportions - dans l'emploi des cadres en général. Pourquoi tant de confiance en lui, son futur, et celui de ses confrères ? Car, lorsque 69 % des 1000 cols blancs interrogés expriment leur optimisme quant à la pérennité de leur job, on est en droit de s'interroger.

 

Nos sondés auraient-ils accès à des études ultrasecrètes du FMI, de l'OMC et du G20 réunis, annonçant la fin de la crise financière, le retour à une croissance du feu de dieu pour tous, ainsi qu'un euro puissant et stable comme le roi dollar ? Pas besoin. Car depuis juin 2008 que cette enquête existe - c'est la sixième vague que nous vous proposons - l'optimisme des cadres n'est jamais passé sous la barre des 65 % en ce qui concerne leur propre emploi. Même au moment du tsunami Lehman Brothers.

 

Conclusion logique : les cadres français vivent dans une bulle opaque, ne sont absolument pas connectés au monde qui les entoure et n'ont pas conscience de ce qui les attend au coin de la rue, au coin des pays endettés et de l'Europe en crise... L'explication est facile et surtout, totalement fausse. En fait, 76% des cols blancs sont pessimistes quant au contexte économique et social et à la situation de l'emploi en général. Ils sont donc totalement réalistes en ce qui concerne le monde tel qu'il va mal. Sauf que le grabuge planétaire s'arrête à la porte de leur bureau.

 

C'est qu'en fait, ils n'ont jamais vraiment souffert personnellement de la crise mondiale. Bon, après avoir lâché une telle énormité, on n'a plus qu'à se cacher sous le bureau en attendant un lâcher de chaussures comme une Michèle Alliot-Marie en voyage dans la bande de Gaza.

 

Allez, on tente quelques éclaircissements pour désamorcer les tirs. Depuis trois ans, le taux de chômage des cadres n'a jamais atteint 5 %, il oscille plutôt autour de 4 %, alors qu'il est proche des 13 % pour les ouvriers. Or, quelle est définition du plein emploi selon le BIT (Bureau international du travail) ? Un pays atteint ce magnifique, splendide (et inatteignable selon certains) plein emploi, lorsque son taux de chômage est inférieur à 5 %. CQFD.

 

De plus, nos cols blancs sont mieux équipés pour retrouver un job que les autres catégories professionnelles, lorsque par malheur ils perdent le leur. Pas seulement parce qu'ils sont plus informatisés et connectés que les employés (quoique), mais parce que la pratique du CV de la lettre de motivation, de l'entretien, des réseaux sociaux ou réels ont moins de secrets pour eux que pour les ouvriers. Toutes ces données expliquent l'état d'esprit de la grande majorité des cadres. Lucides mais confiants.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 24 janvier 2011

Découvrez les résultats complets du 6e baromètre Cadremploi/Ifop « Le regard des cadres sur leur situation au travail » - Janvier 2011

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Les cadres 2011 sont confiants

Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr



Commentaires

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Vos réactions
  • Guillaume
    Il faut rester prudent quand à une reprise économique et de belles années devant nous. La situation reste difficile et je n'ai pas l'impression qu'il y ait un élagage de fonds de problèmes internes dû à la finance d'aujourd'hui et ceux de la crise 2008 des sub-primes. Qu'est-ce que nous réserve notre avenir professionnel? je vous propose pour ces prochaines années de rester prudent car depuis 10 ans, on a eu beaucoup de mauvaises surprises.

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  • Manuel
    Je suis d'un naturel optimiste mais il ne faut pas se voiler la face, la situation est difficile pour tout le monde cadre ou non cadre. Licencié à la suite de la vente de ma BU, et à l'Aube de la cinquantaine, je ressens parfaitement ce qui est décrit jour après jour sur tous les médias. Séniors, vous êtes chers et si vous retrouvez un job il faudra faire des concessions significatives avec un background intéressant ou pas. La tendance est à tirer les salaires vers le bas. On se débarrasse des séniors chers pour rechercher les mêmes profils mais en essayant de pas les payer. C'est comme cela que l'on retrouve des postes ouverts depuis des mois sans trouver de candidats mais nul doute que compte tenu de la conjoncture ils finiront par être pourvus.
    Eh oui, la politique de l'autruche permet d'éviter de se faire du mal inutilement c'est bien humain d'autant, que la plupart du temps on n'est pas mettre du jeu.

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  • Michka
    Une analyse exacte. Le cadre estime qu'il s'en sortira mieux que les autres. Statistiquement, c'est vrai. Son expérience lui a montré au cours des 10 dernières années qu'il a su rebondir. Bref, il est confiant... Mais il est aussi bien déconnecté de la réalité. Cette fois-ci, malgré ses efforts et ses qualités, il aura du mal à trouver. Un mois passe, deux, puis trois, puis quatre... Et la confiance s'effrite. Non, nous ne sommes pas à l'abri. Oui, nous avons la mémoire courte.

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  • LEPAISANT-TAVERNIER Michel
    L'optimisme est de bon aloi chez les cadres et c'est tant mieux. Je suis d'un naturel confiant, bienveillant mais malgré tout, bien encré dans la réalité et connecté au monde qui m'entoure.
    Cadre confirmé, j'ai piloté et développé les sites de ma filiale avant de prendre la direction des opérations de l'ensemble des sites du Groupe après fusion.
    Un licenciement après la vente du Groupe et une "reconversion" très rapide (1 mois) en tant que manager de transition, me conforte dans ma bulle de cadre replié sur moi même...

    Mais depuis trois ans et des missions de management de transition, pour restructurer, accompagner des croissances externes, développer de l'activité, réorganiser..., la dure réalité économique s'applique également à moi.
    Aucune opportunité d'emploi stable malgré mon parcours de manager opérationnel confirmé.
    L'optimisme prévaut à toute forme de pessimisme même si, ne soyons pas dupe, personne n'est à l'abri de se voir privé d'emploi.
    Il ne faut pas voir cette étude comme un repli d'une catégorie sociale sur elle-même mais comprendre qu'il s'agit d'une posture, d'une attitude du cadre.
    L'optimisme c'est la qualité qui garantie toutes les autres.
    "c'est votre attitude bien plus que votre aptitude qui détermine votre altitude"
    Etre cadre, c'est peut-être tout simplement, être optimiste.

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  • VICTOR
    Je me retrouve exactement dans cet éditorial. Je suis cadre, et pas du tout inquiet pour ma situation.
    Pourtant, je suis au chômage, et c'est même la deuxième fois que ça m'arrive. La première fois à 31 ans, ça n'a duré que quelques mois. Une paille. Et maintenant, depuis le début de cette année, à l'aube de mes 37 ans. Je suis d'un optimisme que je n'arrive pas à calmer: je suis persuadé de trouver avant cet été.
    Du coup, je ne peux qu'être déçu... ou tout se passe comme je l'espère.
    Mon métier ? commercial export.
    Je suis tout excité en fait: dans quelle boite vais-je rebondir ?!

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  • Nitzel
    Qu'est ce que c'est que ce ramassis de conneries?
    C'est un article écrit juste pour aborder le sujet sous un jour morose et sans queue ni tête.

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  • Catsou
    Donc si je comprends bien, un cadre trouve un emploi non pas parce qu'il y a un poste à pourvoir mais parce qu'il s'en fabrique un par magie en synchronicité au moment où il est capable de rédiger un cv muni des outils de dernières générations!
    Youpieee! Je vais vite envoyer un mail à Sarkozy pour lui proposer d'ouvrir une école de rédaction de CV toute dernière génération technologique! Héhé, Y en a là dedans!
    Il n'y a pas de problème que des solutions! La preuve, le chômage ça disparait à coup de clic clic ! Merveilleux!

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