Etude Ifop Cadremploi Juin 2011 sur les cadres et le marché de l'emploi
Les cadres veulent plus mais les entreprises restent sourdes

On n'aimerait pas être à leur place. Du moins pas en ce moment. Car à la lecture de la 7e vague du baromètre Ifop/Cadremploi « Regard des cadres sur le marché de l'emploi », les DRH doivent traverser des nuits sans sommeil, en gambergeant sur la meilleure manière de chouchouter les cadres. Pour retenir ceux qui travaillent dans leur boîte, ou pour en embaucher de nouveaux.
C'est que, parmi les cols blancs interrogés, représentatifs des cadres sous contrat dans le privé, 41 % se sentent pousser des ailes et ont envisagé de quitter leur entreprise au cours des trois derniers mois. C'est beaucoup. On peut tenter de se rassurer, il reste près de 60 % de fidèles. Sauf que, le détail est encore plus inquiétant que le global. Car les jeunes de moins de 35 ans sont carrément majoritaires (55 %) à vouloir prendre la poudre d'escampette. Et la moitié des cadres qui travaillent plus de 55 heures y pensent aussi.
La faute à qui ? Au patron, pardi. Du moins à l'employeur-payeur qui ne rémunère pas nos cadres à leur juste valeur, selon eux. La preuve par cet autre chiffre tiré de l'étude. Il nous indique que, parmi ces futurs démissionnaires tentés par le changement, 31% ont même passé des entretiens d'embauche. Mais la moitié d'entre eux a refusé une proposition de poste. Pour quelle raison ? Sans surprise, c'est la faiblesse de la rémunération qui les arrête.
Loin, bien loin (40%) devant d'autres motifs comme leur doutes sur l'ambiance de travail (22%) ou le manque d'intérêt du poste (19%).
C'est donc ça. Si les cadres ont des ailes qui leur poussent à travers costumes et tailleurs, ce n'est pas tant que leur entreprise actuelle leur déplait. C'est tout simplement qu'ils s'estiment victimes d'une injustice. Ils ont bien été augmentés cette année, du moins 39% d'entre eux, contre 34% l'an passé. Mais ils ont touché moins de 4% d'euros en plus. Et comme on leur explique à longueur de pages, ici comme ailleurs, que l'économie repart, et que le chômage des cadres atteint un niveau de plein emploi, ils aimeraient bien en profiter eux aussi. C'est impossible dans leur boîte, alors ils s'en vont voir ailleurs. Ou visiblement ce n'est pas possible non plus.
D'où les sueurs froides de nos DRH. Ils doivent retenir des cols blancs qui restent par dépit, et en embaucher de nouveaux qui refusent de signer, car le salaire proposé est en dessous de celui qu'ils espèrent. On sait bien que les responsables des ressources humaines ne décident pas seuls des enveloppes salariales. Alors, pour les aider, on vous propose de forwarder ce message aux directeurs financiers, DG, PDG, conseils d'administration et actionnaires de votre connaissance : à moins de libérer les carnets de chèques pris en otages depuis octobre 2008, l'année 2011 risque d'être une annus horribilis pour tenir les objectifs de 169 à 181 000 recrutements de cols blancs prévus par les employeurs cette année.
Et le vivier des cadres au chômage répondront les gardiens des cordons de la bourse ? Les entreprises n'ont qu'à faire appel à eux pour pallier la pénurie. Sauf qu'avec seulement 3,7 % de cadres sans emploi, les DRH savent que cela ne suffira pas.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 20 juin 2011
Tous les résultats du 7e baromètre Ifop/Cadremploi Juin 2011
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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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@jptille merci pour votre témoignage, Informaticien également, soumis au dumping social comme dans le BTP ! ( http://pro.01net.com/editorial/532240/immigration-quand-les-ssii-francaises-font-leur-marche-au-maghreb & http://pro.01net.com/editorial/532256/temoignage-la-galere-d-un-ingenieur-tunisien-en-france ).
@veronique nous sommes tous les jours confrontés au jeunisme des boîtes françaises, çà coûte moins cher, c 'est plus malléable et tant que les euros rentrent dans la caisse, pourquoi se priver ?
Oui ... sauf que l' information ( la vraie, celle qui est vécue ), les réseaux interconnectés, accélèrent :
Les fleurs aussi , des oeillets au Portugal, des roses en Géorgie, du jasmin en Tunisie, et pour la France ce sera ? du lys royal ? déjà fait ...
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Très positif au niveau des managers qui cherchaient un collaborateur. NUL avec les DRH!Questions à la con, les mêmes que nous trouvons sur internet qui nous préparent à ce type d'entretien.Donc, même si vous pensez être audacieux pour ne pas rentrer dans le standard des réponses, vous êtes shooté!Je comprends parfaitement les problématiques des DRH mais on peut se demander s'ils sont parfaitement en phase avec les objectifs opérationnels de l'entreprise.ATTENTION aux tests, les lectures et analyses sont parfois farfelues.
J'ai confronté mes résultats auprès des différents cabinets de recrutement,il faut avoir de l'humour pour entendre les différents résultats.
Pire que tout, les DRH n'aiment pas trop "le recrutement", c'est toujours un risque alors, ils délèguent la "tâche" à des petites jeunes bien formatées avec un script "type centre d'appels". C'est bien souvent risible!
Alors, nous les cadres quand on se présente à un poste avec la compétence, la motivation, on souhaiterait avoir un pro. en face nous afin d'établir un entretien adulte et intelligent.
Pour ce qui me concerne, j'ai adoré travailler avec les DRH dans le cadre de la gestion interne (conflits, OS et autre) mais soyez vigilent avec le recrutement des collaborateurs de VOTRE équipe. Vous avez sans doute perdu des candidats qui par défaut d'appréciation objective auraient sans doute réussi dans votre entreprise.
Il est vrai que DRH est poste compliqué mais pas plus qu'un DC ou autre. En CODIR, nous sommes tous solidaire, soyez un peu plus pro. dans le cadre de vos recrutements et moins littéraires et psy.
Bonne journée, à défaut de mauvaises nuits.
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Les entreprises qui prennent les ingénieurs pour des noix et qui après nous demandent de résoudre LEURS problèmes ! Faudrait-il être intelligent, pour eux, et ne pas utiliser sa tête pour soi ? Ce serait utiliser son intelligence à son propre dépend comme dirait Coluche.
Maintenant regardez donc ces ignorants se rendre compte qu'en délocalisant la production, en vendant les licences l'Europe se fait enfler aussi la R&D !
- 'Innovons', disent-ils, ces têtes d'oeuf ! Visiblement l'ENA et X ont trois métros de retard. Ils vendent de la matière grise et n'en ont pas un échantillon sur eux.
Regardez les nous demander d'alléger les systèmes embarqués, de rajouter l'imagerie et de la reconnaissance de forme pour "aller plus vite que les chinois" !
Brigantreprises ! Payez donc !
Payez donc, financiers, vous qui nous mettez dans les difficultés avec toute l'immunité que, peut-être, un jour nous ferons sauter ...
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47 ans + 20 ans exp CG/DAF + bilingue français/anglais + .......
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