Campagne élections conseils régionaux 2010
Les élections de l'emploi et de la formation

Les élections régionales, c'est dans quinze jours. Non attendez, ne partez pas ! C'est vrai aussi, qu'est-ce qui nous prend chez Cadremploi ? On voudrait faire fuir nos internautes, on ne s'y prendrait pas autrement. Un éditorial sur les Régionales ? Pourquoi pas vous infliger un laïus sur l'influence du thon rouge sur l'indice de consommation dans la province nippone de Tohoku pendant qu'on y est. C'est un truc tellement peu sexy que pas un JT, pas un flash radio, pas un quotidien grand public ne se permet d'ouvrir avec un tel sujet, ou de le placer en Une de ses pages.
Sauf qu'on n'est pas totalement suicidaire. Et que nous n'avons aucune raison ni envie de nous débarrasser de vous. L'emploi et la formation vous concernent ? Ils intéressent aussi, et au premier chef, les conseils régionaux que vous devez choisir lors des élections des 14 et 21 mars prochains. De quoi ? Mais il pourrait donc y avoir d'autres sujets de campagne que les casiers judiciaires vrais ou faux des candidats, ou les noms d'oiseau qu'ils s'envoient depuis quelques jours ? Et comment !
Et même qu'ils s'y collent, les candidats. Et de quelque bord qu'ils soient, ils s'en vont visiter des entreprises, des ZAC, des ZI, des friches industrielles, des boîtes qui démarrent, d'autres qui risquent de fermer, des centres de formation, des lycées et des agences Pole emploi. Pour quoi faire ? Pour prendre l'air ? Même pas. Car figurez-vous que toutes ces structures existent, parce que les conseils régionaux existent. Les aides à la création d'entreprise, le financement de la formation des demandeurs d'emploi et de l'apprentissage sont de leur ressort. Comme les bourses d'études qu'elles versent chaque année aux étudiants.
Et puis, les régions sont seuls maîtres à bord, ou presque. C'est à elles de décider à quel poste attribuer une bonne partie de l'argent du contribuable dont elles disposent. Vous souhaitez que la vôtre participe à la création de nouveaux emplois et à la défense de ceux qui existent ? Ou vous préférez qu'elle se contente d'accueillir le concours de Miss France, une étape du Tour de France ou un musée de l'abat-jour ? Nous on a bien notre petite idée, mais c'est à vous de voir et de voter, dans quinze petits jours.
Bon, pour ça, évidemment, il faut connaître les enjeux et les programmes de ces élections, histoire de se motiver un brin. Et pour y parvenir il faut dépasser le champ d'orties de la campagne actuelle, telle qu'elle est racontée par les télés, les radios et certains journaux. Pas question pour autant de stigmatiser les seuls médias et leur traitement de cette campagne. Entre des électeurs trop absentéistes, des candidats trop prompts au dérapage et des journalistes politiques trop accros au décryptage de la petite phrase, surtout quant elle est vacharde, chacun a l'interlocuteur qu'il mérite.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 1er mars 2010

Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr - 2010


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Oui vous avez raison, les conseils régionaux sont des collectivités avec des pouvoirs étendus (et très peu d'argent, moins qu'un conseil général par exemple...) et leurs compétences sur la formation professionnelle initiale et continue est presque sans concurrence (enfin, était, car ce que l'Etat donne d'un coté, il le reprend de l'autre... voir la nouvelle donne de la loi sur l'orientation et la formation de 2009).
Mais pourquoi diable, adopter ce ton qui laisse entendre que la campagne n'intéresse personne ? C'est ce qu'on entend à longueur de temps dans les média "traditionnels". C'est loin d'être le cas. Que ce soit sur Internet et les réseaux sociaux notamment, des personnes prennent des positions, mettent leur grain de sel. Oui la campagne intéresse des tas de gens, et pas seulement des militants, mais des "gens de la rue", des "communs des mortels", des "monsieur tout le monde" des "pékins moyens"... Et même si les compétences entre collectivités restent difficiles à décrypter pour ces mêmes personnes, il y a des choses visibles dans la vie quotidienne, comme les transports régionaux, les équipements scolaires, la formation, l'environnement... Ces domaines sont immédiatement visibles et permettent à chacun de se faire une idée de la politique régionale et de voir pour quelle liste voter.... Et non! la campagne électorale ne fait pas fuir…. Et je sais de quoi je parle j'habite en Languedoc Roussillon !
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j'irai voter pour le Modem le 14 mars.
J'ai lu leur programme pour la région ile de France (l'emploi y figure en bonne place) et même si ce n'est pas le parti favori il met le doigt là où ça fait mal.
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En Franche Comté, le MODEM propose la meilleur lecture du tissu économique et industriel et propose un programme réaliste pour redonner du carburant au moteur de l'industrie !
La formation n'a de sens que quand une région s'attache à redynamiser l'emploi en premier lieu en aidant les jeunes pousses à s'épanouir.
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Y en a t-il un qui s\'intéresse au sort des chômeurs? Non à gauche comme à droite. une seule réponse à cette question: Les banquiers doivent payer la facture!
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La période de crise que nous traversons doit ouvrir sur d'autres débats, que ceux auxquels nous assistons ces dernières semaines, qui s'approprient ses élections pour en faire une guerre de tranchée.
Voilà aussi comment l'électorat ne se mobilise plus !
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