Recul de l'âge de la retraite
Oh, les longues carrières...

Les précautions sont infimes et les effets d'annonces multiples. Jamais peut-être Nicolas Sarkozy n'avait pris autant de gants pour évoquer une réforme à venir. Exercice qu'il fait généralement avec trompette, fanfare et par surprise. Pas à propos des retraites. Le sujet est trop délicat. Trop traumatisant. Surtout en temps de crise. Alors, il envoie son Premier ministre expliquer que peut-être, après tout, que l'an prochain, on verra, on y réfléchit.
Juste avant, il avait fait donner la charge par Brice Hortefeux, qui, à titre totalement personnel, bien sûr, avouait son penchant pour une réforme visant à repousser l'âge légal de la retraite. Des pincettes, donc, pour une décision pourtant inéluctable. Même si, malheureusement, elle ne sauvera pas notre bon vieux régime de retraite par répartition.
Comment ? De quoi ? On aurait donc tous cotisé pour des prunes ? Pas exactement. Mais le doux rêve d'une vie de labeur au bout de laquelle on touche sa pension à taux plein est en train de s'effondrer. D'ici quelques temps, pour ramasser la mise promise à 60 ans, il faudra avoir cotisé 41 ans. Ce qui signifie qu'à partir de 19 ans, il faut aller au turbin et sans louper un seul trimestre, s'il vous plait.
Les cadres qui auront fait des études supérieures sont donc priés d'aller voir ailleurs, de cotiser plus longtemps, ou de se débrouiller pour avoir une fortune personnelle. Pareil pour tous ceux, c'est à dire à peu près tout le monde, qui auront connu des anicroches de carrière et un ou plusieurs épisode de chômage. Du coup, il paraît logique de reculer l'âge de départ à la retraite pour tous (sauf pour ceux qui auront exercé des travaux pénibles tout au long de leur vie, évidemment).
Sauf que pour travailler jusqu'à 65 voire 67 ans, il faut avoir du travail. Un bien on ne peut plus rare ces temps-ci, puisque seuls 37 % des français de plus de 55 ans en disposent. Et même si tous les salariés conservaient leur job jusqu'à l'âge butoir, les choses n'en seraient pas bouleversées. La démographie étant ce qu'elle est, il n'y aura selon l'Insee, qu'un cotisant pour 1 retraité en 2020. Ils étaient 4 dans les années 80 et 1,5 il y a deux ans.
Que déduire de cette avalanche de chiffres ? Que le système de retraites est enterré, que les fonds de pension et autres polices d'assurances complémentaires privées vont fleurir, prospérer, se généraliser et devenir la règle commune à des millions de salariés français.
Sûr que d'annoncer tout ça, en bloc, ça vous entame un petit peu la côte d'amour et l'indice de satisfaction. Et permet de comprendre pourquoi ceux qui nous gouvernent prennent tant de pincettes sur le sujet.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 29 juin 2009


* Les champs suivis d'un astérisque sont obligatoires.
Selon que vous soyez riches ou moins riches, il en est de même pour les mutuelles complémentaires santé le même prix pour tous mais pas le même impact sur le pouvoir d'achat et sur l'accès aux soins.
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Tout d'abord, il faudrait m'expliquer, si l'on vire la retraite par répartition, et la sauver par la capitalisation, il faudrait m'expliquer (j'insiste) pourquoi est-ce qu'une politique du privé serait plus avenante que publique. Pourquoi est-ce que l'effort collectif deviendrait tout à coup moins performant que l'effort individuel ?
N'est-ce pas plutôt une volonté idéologique, cachée derrière les chiffres que l'on manipule comme il se doit entre gens du même monde, pour permettre à quelques uns de s'enrichir sur le dos des autres...
Maintenant, je suis d'accord avec toi sur le principe "Même retraite pour tous". Mais, si c'est aussi simple pourquoi est-ce que cela ne se fait pas ? Petit rappel: une grande partie des traitements des salaires est due à l'abondance de primes de ceci et cela (qui ont fait la gloire des pourfendeurs des avantages des fonctionnaires)car, si leur retraite devait être calculée sur 100% du salaire, cela couterait beaucoup trop cher à l'Etat...
Ce qui explique le jeu des promotions (mais seuls pratiquement, les équivalents cadres et cadres supérieurs en profitent)à 8-9 mois de la retraite pour obtenir plus...
Je viens de voir et d'entendre, que c'est drôle, une pub gouvernementale vantant les mérites d'une retraite égale pour tout et... l'obligation pour chacun de faire un effort en fonction de ses possibilités: Bingo ! Les riches (ceux qui sont taxés à 40%) apporteront un petit 1% supplémentaire, les autres...
En tout cas, merci pour cette leçon d'histoire, d'économie qui tend à faire croire que c'est le système libéral qui a permis la retraite par répartition, etc.. pourquoi alors, n'est-ce pas le cas aux USA et autres gloires de l'égalité pour tous ??
savez-vous, cher ami, que la-bas, les exploits du libéralisme ont fait fondre les retraites par capitalisation et obligent des jeunes de 70 ans et plus à trouver des petits boulots payés 5€ de l'heure ??
Perso, je ne veux pas de ce système pour mes enfants et leurs ami(e)s...
A+
Jean-claude
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Votre discours est tellement formaté et tellement idéologique qu'il en devient ridicule. Le pire est qu'il est parfaitement égoiste vis à vis des générations à venir. Vous ne proposez aucune solution. Pire vous critiquez - sans arguments - le systeme liberal lequel est précisément celui qui à permis les trentes glorieuses ainsi que la mise en place de régimes de retraite qui ont fonctionné pendant des decenies. Merci au liberalisme et à sa capacité à produire de la richesse ! N'oubliez pas que les retraites d'URSS ou bien de DDR ne représentent des montants de seulement quelques euros, autant dire qu'elles n'existent pas. Je suis libéral et donc généreux, ouvert au changement et soucieux de l'équité. Je propose donc un seul et unique système de retraite pour tous. Il couvrirait tous les travailleurs - y compris xceux de la SNCF, de EDF, de GDF, de POWEO, de LA POSTE, Les professeurs, les intermitants du spectacles, Les sénateurs, Les députés, ... et les caissières de supermarché. Il serait basé pour partie sur la répartition et pour partie sur la capitalisation. Arrétons de montez les Français les uns contre les autres avec des privilèges réservés à certains. A COTISATION EGALE, RETRAITE EGALE !
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Alors que, désormais, avec un pays très considérablement enrichi, on puisse justifier la mise en pièces de notre système social par un manque de fonds relève d\'une pure propagande pour faire accepter à ceux qui ont créé ces richesses un grand bond en arrière vers une société à la Zola...
ça me fait froid dans le dos de voir reprendre par tout un commentateur cette vulgate qui ne vise en réalité qu\'à masquer l\'incroyable incompétence et le cynisme des vautours ultra-libéraux qui non seulement ne font rien pour que les richesses du monde servent à l\'humanité, mais ont engagé nos pays \"riches\" sur la voie du sous développement (caractéristiques : quelques très riches et une immense majorité sans ressources, pas de classes moyennes, pas de services publics - éducation, santé...)
Après il ne faudra pas pleurer quand les citoyens lassés d\'être plumés sans vergogne iront s\'en remettre à un \"homme providentiel\" populiste et musclé !
Quel bel avenir pour nos enfants !!!!!!
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