On ne dit plus «senior» mais «collaborateur en seconde partie de carrière»
"Senior" ? Restez polis !

Le jargonisme a encore frappé. Aidé par une langue d'un bois dont on taille les armoires normandes, il vient au secours de tout ce qui fâche. Prenez le terme « senior ». Ce n'est pas un simple mot, c'est une grenade dégoupillée lancée dans les bureaux des DRH français. Alors quand la mouise sévit dehors, et parfois à l'intérieur de l'entreprise, ils n'ont qu'une légitime envie : éviter la grogne à tout prix. Plus question alors d'appeler un chat un chat.
C'est ainsi que le senior est rebaptisé collaborateur en « seconde partie de carrière ». Ce glissement sémantique progressif a désormais sa caution professorale, son label « grandes école ». Il nous est offert par Maurice Thévenet, enseignant au Cnam et à l'Essec. Ce prof émérite en seconde partie de carrière (58 ans) a définitivement inscrit ce nouveau terme au dictionnaire académique de la novlangue au cours d'une interview accordée à Jean-Marc Sylvestre, journaliste économique en seconde partie de carrière (65 ans).
On ne doute évidemment pas un instant que les DRH, du moins ceux qui ne se sont pas encore précipités sur cette définition nouvelle du senior, ne s'en emparent très vite. Et rebaptisent illico leurs salariés de plus de 45 ans. Comment ? Pardon ? Non, vous avez bien lu, il n'y a ni coquille, ni erreur. Car Maurice Thévenet non content de graver dans le marbre (ou le bois) cette nouvelle appellation, vient également de rappeler la Loi de modernisation sociale de 2005 : on est senior à 45 ans.
Dans la foulée, il a créé un observatoire qui va se concentrer sur les particularités de cette deuxième partie de vie. Ce qui, au-delà de toute raillerie, devient plutôt indispensable au moment où de nombreux éléments totalement contradictoires confluent vers un constat explosif. Car l'allongement de la durée de vie et le recul - loin d'être achevé - de l'âge de la retraite déboulent en parallèle d'une intention non dite de se débarrasser - soyons fous et osons le mot - des seniors.
On ne va pas rappeler ici les évidences de salaires qui fâchent et qui incitent les entreprises à privilégier les juniors dans certains secteurs. Engager une discussion à ce sujet ne saurait donc nuire. Et si l'observatoire du professeur Thévenet y parvient, ce dernier ne l'aura pas créé en vain. A condition qu'il ne serve de prétexte aux entreprises pour qu'elles y participent en masse dans la seule intention d'user de son label. Histoire de répéter à l'envi, et à peu de frais, qu'elles se préoccupent sérieusement de leurs collaborateurs en deuxième partie de vie.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 12 décembre 2011
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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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" Voilà , d'ici ce soir, nous allons nous prendre une année de plus, vers la fin... ! Avec tous les problèmes et soucis, que nous avions l'année précédente !
Il n'y a aucune illusion à se faire. On paiera plus ! On sera toujours pris pour des andouilles par les deux plateaux de la balance politique ! Les religions (..d'amour et de paix ?) se feront toujours la guerre...et on "bouffera" encore pire qu'hier...
Néanmoins...
Je vous souhaite à tous... une bonne santé, du travail (sans restrictions d'heures...), de l'argent, sachant (néanmoins-bis) que vous êtes obligé d'en rendre 50% à l'état, une famille unie (s'il ne font pas chi..!), des amis vrais (bon, on peut rêver un peu, il y en a...), du temps de lecture, car c'est plein de choses qui disent mieux ce qu'on pense mal, du temps égoïste pour penser à vous seul(e), un super canapé près de la cheminée, avec un chien couché à vos pieds et un chat ronronnant contre votre hanche...
Ah, et un bon thé, particulièrement adapté à votre Moi ! Respects à toutes, aussi !"
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Je suis TROP en tout, trop expérimentée, trop chère... bref surtout trop VIEILLE.
Alors avant une mort professionnelle, ultime étape avant la mort tout court, cultivons le cynisme mais surtout combattons et levons nous devant ce génocide !
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cher(e) Senior de France,
inverser le cours des choses, quelles que soient les frustrations, colères pas que rentrées, animosités, maintes fois ruminées en temps perdu à titre personnel, n'y changeront finalement rien pour les décennies à venir, quand on doit se sortir pire que d'un pétrin, d'avoir à un moment de vie subi d'être ainsi étiqueté « has been » par d'autres du soi disant même pays pour finir dans la « dustbin », comme le CV. Bien que l'ayant pré-senti 20 ans avant de le subir, et de m'y être préparé d'avance pour le moment où cela devait arriver, les voies de sortie ne sont pas évidentes pour « survivre » à tout le moins. Alors, comme depuis le biberon, j'ai toujours fonctionné et gardé à l'esprit qu'il valait mieux un tout petit chez soi qu'un grand chez les autres, et une force intérieure de « ne demande rien tout en exigeant de toi-même de ne jamais impacter l'autre, et aide toi toi même si tu le peux, courber le dos mais ne jamais rompre, savoir aussi dire non et ne pas s'abaisser devant l'adversité masquée et la lâcheté des autres qui vous font subir », j'ai affronté la tempête personnelle survenue en Décembre 1999, comme celle du 27/12 climatologique de l'époque, et aujourd'hui, après 12 années, seul dans un tunnel, ma Grotte finale est devenue mon royaume, dont je suis le Maître des lieux, le « ROINES ». Le « Roines », ce n'est pas une réussite, en tout cas pas dans mon modeste cas, d'avoir inversé le cours de la vie pour se relever vers un meilleur destin, ou vers de nouveau une continuité du précédent cours de la destinée avant la catastrophe, mais tout simplement la prononciation en lecture inversée du mot « SENIOR ». Bon courage à toutes et tous qui sont où pourraient être ainsi en telle situation, il n'y a pas d'héroisme pour la traversée, mais du courage et un peu de nez d'anticipation perception peut aider, mais ne vous découragez pas, la vie libre, cela peut se payer cher au départ, mais après, c'est le bonheur. La France d'aujourd'hui, est sans doute en situation critique, je pourrais décrire mais ce serait trop long, alors, je ne sais pas si c'était mieux il y a des siècles, mais, n'étant pas calé en histoire, si vous tapez « ROINES » sur le net, vous pourrez en particulier tomber sur un remarquable site faisant allusion au « Gatinais », un royaume etc....Les quatre derniers paragraphes finalement, décrivent de l'époque bien lointaine, une France qui aurait ainsi été semble-t-il en bien meilleur état qu'aujourd'hui, c'est peut-être ma grotte pour un petit bonheur restant de ce passage sur terre, une personne ordinaire tout simplement, mais avec une déontologie et une grandeur de coeur. Bon vent à toutes/tous et à dans quelques années peut-être. Je retourne dans ma grotte. JC.
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Je me retrouve dans les commentaires de cet article notamment dans celui de la personne qui a fait une formation passés les 50 ans et a cumulé à la fois les difficultés du jeune sans expérience et celle du "senior".
Arrêtons la xylolinguistique.
Senior pour l'homme de la rue, ça sous entend "vieux c..." et pour les autres c'est senior. Mais un crétin, qu'il soit en première ou seconde partie de carrière demeure un crétin ...
Bonne fin d'année à tous qu'ils soient en première ou seconde partie de carrière.
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Pourquoi ai-je donc un manque d'emploi pendant 8 ans miss senior que je suis ? Je ne le dirai pas à d'éventuels futurs employeur mais être carriériste il y a 20 ans n'était pas le bon filon, puis si pas mariée avec enfant (ce n'était pas la France non plus) mais être maintenant divorcée avec un enfant c'est un drame car les mutations dans 2 départements autres que l'actuel ne conviendra pas non plus...
Tout est prétexte à nous sortir des rangs !
Inconcevable mais qui à pouvoir pour changer les "normes, lois" ?
Personne : nous sommes, vous l'avez vu, dans toute la campagne politique de 2012 et les blablas..
Je veux bien être Sénior à 45 ans mais pas à autre chose que l'équivalent d'un smic net par 13 tout de même.. puisqu'aucune aide n'est là pour aider à retrouver un emploi donc je connais bien l'Anpe que je ne peux appeler autre chose que Pole Emploi tu trouveras pas !
Savez-vous également que nous Séniors avons besoin de suivi psychologique ou psychiatrique ? eh bien, oui on me dit cela car si je n'ai pas retrouvé d'emploi au smic brut depuis plus de 3 ans, je vous passe les commentaires autres..
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"surdimensionner", "trop d'éxperience", "votre profil ne correspond pas tout à fait", "trop décontracté", et j'en passe, voilà quelques réponses données (quand ils répondent) par des consultants juniors en stage, exploités de fait par ces fameux cabinets de recrutement.
L'age, l'expérience, l'expertise, le recul, l'analyse, etc... sont des défauts graves ou des symptomes de cette maladie grave et incurable citée en préambule.
Le systéme nous propulse à une mort professionnelle certaine, mais toute mort est certaine... Alors debout les morts, il est temps de se lever et de combattre la "connerie", dailleurs un impot sur cette meme connerie serait une assurance de sortie de crise, beaucoup serait imposés sur les grandes fortunes, tant ils sont riches en la matiére, la dette serait remboursée en quelques jours... finie la crise !
Il nous treste au moins le cynisme...
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alors qu il faut trvailler plus et que l on disait qu il fallait embaucher les seniors (on en parle beaucoup moins ces temps ci)il faudrait commencer par ne pas les débaucher
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Qu'elle dévoie maintenant la notion de "seconde partie de carrière" est moins risible : dans certaines professions, cette seconde partie de carrière suit d'ailleurs un examen, voire un concours, et garantit à l'employeur un niveau de prestation à "plein potentiel" d'un profil quasi-normalisé...
Si cette "seconde partie de carrière" est dorénavant xylo-comprise comme une "pré-retraite", malaise... Fini, le "plein potentiel" ? Et ce qu'il y avait après la 2nde partie de carrière, aussi ?... à moins de les renommer "prolongations" (certes mieux que "placardisation", mais très en retrait de l'accès à un statut d'élite) et "tirs au but" (préservant bien, en revanche, l'alternative entre la Roche Tarpéienne et la Capitole !).
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C'est vraiment désolant de se rendre compte que cette triste réalité n'émeut personne mais par contre il est remarquable de lire et d'écouter les décideurs d'aujourd'hui et de demain nous expliquer qu'ils sont "sensibles" à ce constat et qu'ils s'engagent en permanence à résorber cette situation. bla bla bla rien ne change et rien ne changera sans une vraie révolution du monde du travail et des mentalités de tous les acteurs.
Si le système aux USA est loin d'être parfait, il permet cependant à tous de concourir à un poste, sans état d'âme ni frein que sont l'age ou la condition. Il serait temps que nos DRH ouvrent les yeux sur le monde réel et s'imaginent demain confrontés personnellement à la dure réalité de trouver un job à 50 ans dans un système désolant qu'ils auront contribué à développer.
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