Google augmente ses salariés pour éviter la fuite des cerveaux
Prends l'oseille mais ne te tire pas

Bonjour, Larry et Sergey. Vous permettez que je vous appelle Larry et Sergey ? C'est qu'après tout, je l'utilise 100 fois par jour votre Google. Ça crée des liens. Alors les gars, si je puis me permettre de vous donner un petit conseil dans la gestion de votre entreprise, c'est de vous poser cinq minutes, de partir en week-end, ou même de prendre trois semaines de vacances.
Car, visiblement, vous êtes à la limite du burnout. La preuve ? Les 10% d'augmentation que vous venez d'offrir à l'ensemble de vos 23 000 salariés.Plus le bonus de 1000 euros pour tous que vous rajoutez au pot. Sans compter les 300 % de hausse de salaire pour quatre membres de la direction. Evidemment, c'est sympa.
Mais à quoi bon essayer de les retenir par une rallonge ? Parce qu'ils vous quittent en masse pour s'en aller bosser chez Facebook, LinkedIn ou Twitter ? Normal : là -bas, ils vont gagner plus encore. Logique : là -bas, ils vont bosser pour une boite de jeunes, encore plus cool que la vôtre, qui est aujourd'hui une vieille entreprise, qui a plus de dix ans. Tous des ingrats ? Rappelez-vous, il n'y pas si longtemps... cette époque où vous étiez ravis que les jeunes ingénieurs surdoués quittent Microsoft pour vous rejoindre. C'est triste Seattle, beaucoup plus que Mountain View.
Et puis, chez vous, on joue au baby-foot dans les open spaces. Les canapés sont moelleux, et on bosse en baskets. C'est comme ça que vous avez attiré ceux qui s'en vont aujourd'hui vers d'autres, plus cool encore. Plus jeunes, surtout. Et plus riches bientôt. Alors vous décidez de les augmenter pour les garder. Une augmentation collective comme on n'en fait plus depuis 15 ans. N'importe quel DRH de n'importe quelle PME de Sucy-en-Brie, Dortmund ou Nijni Novgorod vous le dira : rien de tel pour démotiver tout le monde et transformer des équipes de battants en armées de ventripotents, confortablement calés dans leur routine.
Un truc de vieux, pour tenter de s'attacher les jeunes de la génération numérique ? Pas franchement l'idée du siècle. Pourtant, cette génération-là , vous la connaissez mieux que personne, vous en étiez même le porte-étendard, celui du mercenariat en entreprise et de l'individualisme forcené, pas du collectif. Vous devriez donc savoir qu'elle se fiche pas mal de vos efforts altruistes. Car en face, de l'autre côté de la Silicon Valley, elle voit ces nouvelles boîtes passer la surmultipliée, leur proposer des options sur des actions à venir qui vaudront bientôt beaucoup plus que vos petits 10%.
Il ne vous restera plus alors qu'à revendre vos canapés et baby-foot sur thegoodcoin.com. Mais rassurez-vous. Toi Larry, comme toi Sergey vous êtes à l'abri. Et comme le vieux Bill Gates, cet entrepreneur du XXe siècle, vous trouverez toujours à vous occuper. Une fondation, quelques charités et le tour est joué.
Sylvia Di Pasquale© Cadremploi.fr - 15 novembre 2010

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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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Je ne suis malheureusement pas sûr que Larry et Sergeï le lise. Dommage!
Toutefois, en tant que vieux routier des RH, je pense que cela ne peut que faire l'affaire de mes aimables confrères. Quel DRH ne rêve pas d'augmenter le turnover? Il rêve de voir partir ceux qu'il croit les plus mauvais. Malheureusement, c'est souvent l'inverse. Tant pis pour les start up qui ont pris du gras !
Il y aura toujours de nouveaux arrivants plein d'ambition pour boucher les trous.
Voyez, moi par exemple, qui cherche aujourd'hui un job, j'accepterais bien volontiers une place chez Larry ou Sergei : et s'ils suivaient ce blog?
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Moi je dis, il y en a plus d'un qui voudrait bien avoir l'insolente santé financière de Google... et notamment pour augmenter et conserver ses collaborateurs.
Et s'il vous plaît cessez ces médiocres titrailles à clic, qui vous desservent.
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On sent toute l'aigreur volontaire ou inconsciente de l'auteur.
La seule réponse a méditer est de rappeler que Google comme les autres est une entreprise à but lucratif.
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En tout cas je trouve que ce qui est dit est d'une acidité sans objet avec une équipe qui a su révolutionner son metier. Alors oui, le temps passe mais il passera aussi sur les facebook et autres comme il est passé sur napster et consoeur. Ce pari de montrer qu'on souhaite garder les bons dans les organisations n'est pas dénué de bon sens. Il ne reste plus qu'à lui accoler un projet pour être sur un mix cohérent. Bonne chance à eux quand même !
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Cadremploi, on ne vous demande pas de faire ça. Des analyses, oui, des informations, oui, on vous lit et on revient. Mais là , c'est tout simplement dommage, vous sortez de votre rôle et vous le faite de la façon la plus maladroite qui soit.
Vous parlez de cette société, Google, semblant ignorer tout d'elle. Le moteur de recherche ? C'est le millième de leurs activités actuellement, et dans quelques années ce sera le millionième, arriverez-vous à suivre ? Vous n'y arrivez déjà pas.
"à la limite du burnout" ? Voyons, ne projetez pas ! Prenez donc une aspirine et une bonne semaine de repos, vous aurez les idées plus claires après cela. Votre discours est dépressif et nauséeux, et je n'en veux pas.
PS : "ils vous quittent en masse" rassurez-vous, ceux qui partent ne valent pas tant que ça, en particulier ils ne valent pas peut-être pas qu'on parle d'eux.
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10% d'augmentation, personne ne cracherait dans la soupe...
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