Méthodes de recrutement
Quand les cabinets de recrutement balancent

Il y a des jours comme ça, où une grosse lassitude nous tombe sur le râble en achevant certaines édifiantes lectures. Celle-ci a de quoi préoccuper nombre de cadres en recherche d'emploi. C'est une étude sur les pratiques de sélection, menée par le cabinet de transition professionnelle Oasys Consultants. Encore un sondage ? Oui mais celui-ci ne fait pas dans l'approximatif corrigé selon la méthode pile ou face. C'est du lourd. Nos enquêteurs s'en sont allés interroger 60 des quelques 700 cabinets de recrutement du pays. En fait, dans cette étude, on n'apprend strictement rien de neuf. Et c'est bien là le plus terrible.
Les méthodes de sélection, et surtout leurs dérives, sont connues et rebattues, dénoncées et pourfendues. L'enquête se contente d'en mesurer leur survivance aujourd'hui et de constater, lasse, que rien ne bouge. Prenons la discrimination par l'âge. Une haute autorité est chargée du problème, des spots destinés à éveiller les consciences fleurissent à la télé ainsi que sur les ondes et quelques procès tapent sur les doigts des discrimineurs pour l'exemple. Tout ça pour ça : 69% des cabinets interrogés considèrent que l'âge est toujours un critère clairement discriminant. Le millésime critique, selon 30 % d'entre eux, se situe entre 45 et 49 ans. Comme si une date de péremption empêchait les cadres d'être productifs lorsqu'ils ont passé ce cap. Quelques années plus tard, ils semblent carrément frappés du sceau de l'infamie, puisque seuls 2 % des consultants questionnés déclarent présenter un candidat de plus de 55 ans à leur client. Rien de bien nouveau sous le soleil pour les quinquas à la recherche d'un emploi.
Rien de bien neuf non plus en ce qui concerne le sort réservé aux chômeurs. 81 % des consultants interrogés ont des préjugés défavorables envers les candidats sans emploi depuis plus d'un an. Et ils sont encore 38 % à nourrir un tel sentiment envers ceux qui ont perdu leur poste depuis moins d'un an.
Rien de fondamentalement inédit non plus du côté des pratiques éculées. C'est ainsi que la bonne vieille graphologie, controversée par nombre de spécialistes et que l'on croyait remisée au musée du recrutement aux côtés de l'astrologie et du marc de café, est toujours utilisée. Et pas qu'un peu, puisque 69 % des consultants s'en servent toujours, « à la demande du client » précise l'étude.
On pourrait continuer d'égrainer longtemps les us et coutumes relevés par ce cabinet des curiosités du recrutement. Interrogeons-nous plutôt sur les raisons qui poussent les consultants questionnés à ainsi balancer. Car certaines des pratiques qu'ils dénoncent dans cette étude sont tout simplement illégales. Et même s'ils le font sous le couvert de l'anonymat, ces professionnels jettent quand même un gros discrédit sur leur propre travail. En fait, cette série d'aveux est plus sûrement destiné à infléchir les entreprises qui leur passent commande. Un moyen pour les consultants de cesser l'autocensure. Qui leur fait présenter à leurs clients prioritairement des hommes, blancs, âgés de 30 à 40 ans et actuellement en poste. Sans même que l'entreprise n'ait à leur préciser qu'elle leur réclame ce type de clone.


* Les champs suivis d'un astérisque sont obligatoires.
a mon avis, les cabinets de recrutement devrait par un texte de loi, de mentionner obligatoirement le recruteur ou relayé automatiquement par pole emploi et obligé à l'employeur de faire une déposition de l'offre sur les sites officiels.
les cabinets de recrutements c'est comme les banques privés,ils jouent et s'enrichissent sur la crise sans état d'ame.
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Malgré 25 ans d'expérience professionnelle, avec le titre d'ingénieur maison (sans diplôme). Je viens de postuler à un poste, ce matin, 11 minutes plus tard je recevais un message m'indiquant comme de coutume que malgré les qualités de mon expérience, et de mon parcours, je ne correspondais pas au profil recherché... 11 minutes, c'est fort pour analyser un CV!
Je suppose que certains recruteurs ne font même pas l'effort de regarder les CVs, et les rejettent dès que certains critères y figurent... Ou, pourquoi pas, un automate d'analyse les rejettent sans même qu'un humain l'ait regarder!
Ca s'annonce sportif pour retrouver du travail!
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les sexa ne sont pas si décalés par l'informatique et parfois plus complet qu'un jeune ingénieur qui ne sait pas utiliser l'informatique je préfère etre sexa que quinqua c plus facile je prends des jobs en mission ou les jeunes ne veulent pas aller et du jour au lendemain, c'est l'avenir plus que l'interim les missionnaires bouchent des trous et dépannent, il suffit de se mettre d'accord sur la durée de la mission et le contenu du contrat, depuis que je suis a la retraite j'ai de bons jobs et les clients sont tres satifait, plus disponible, plus qualifié plus expérimenté je repond a une demande pour un delai determiné et tout le monde y trouve sont interet par portage ou nouvel entrepreneur, arretez de ganberger sur la realité ou les sexa vont bosser plus que les quinquas parce qu'ils sont a la retraite et les quinquas le cul entre deux chaise, reveillez vous les sexa vont bosser jusqu'à 70ans dans l'interet des clients, et les drh ne sont pas capables de deceler les talents ou ont des a priori, ce sont les jeunes qui n'ont rien compris, je n'ai jamais autant rencontré de potes dans ce cas et on rigole bien
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Dommage de se dire que, dans ce pays, à 46 ans et sans emploi (merci la crise), après 20 ans de vie professionnelle sans embuches et couronnée des félicitations de votre hiérarchie pour votre implication dans l'entreprise, ses valeurs, ... "MAIS VOUS COMPRENEZ, LA CRISE, ON VA DEVOIR SE SEPARER", on se retrouve sur le carreau. Puis, on s'entend dire qu'on est trop... Trop vieux, trop qualifié, trop expérimenté, trop cher, trop longtemps sans emploi (Eh oui, c'est écrit noir sur blanc dans cet article : les recruteurs préfèrent débaucher des candidats plutôt que de puiser dans le magnifique vivier des talents à la recherche d'un emploi), trop ou pas assez mais en tous cas, ne rentrant pas dans les cases des recruteurs alors qu'on a qu'une envie, se remettre vite au boulot et partager notre expertise et nos compétences.
De l'autre côté on a des jeunes talents, qui ne sont pas assez expérimentés, pas assez qualifiés, pas assez vieux, pas assez ...
Ce pays marche sur la tête !
Que faut-il faire pour donner envie, ne serait-ce que de nous rencontrer en entretien ?
Il semble, à la lecture des annonces, que les recruteurs sont à la recherche du mouton à 5 pattes : je vous confirme, il n'existe pas. Par contre, l'alliance des compétences (jeunes, seniors, ...) peut former ce candidat "miracle" que vous recherchez.
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L'âge n'est pas un critère de dynamisme, de créativité ou de capacité.
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