Bises au bureau
Qui trop au bureau bisouille risque l'embrouille

La cérémonie se déroule à peu près toujours de la même façon. L'un ou l'autre collègue revient bronzé jusqu'au bout des tongs. Et les autres, les jamais-partis, les rentrés-plus-tôt et les partants-plus-tard, s'extasient devant ledit hâlé, avant de lâcher le rituel « tétéoù ? ». Et de se jeter sur le (la) bronzé(e) pour l'embrasser.
Mais ces effusions ne semblent pas du goût de tous. Si pour nous autres vieux latins, elles sont généralement considérées comme une formule de politesse, aussi anodines qu'un serrage de louche, elles semblent dissimulées un potentiel intime et érotique chez nos voisins allemands. Ainsi en a en tout cas décidé Hans-Michael Klein, président de la société de conseil Knigge. L'homme et ses équipes ont bossé à fond la bise au bureau et ont livré leurs conclusions à la BBC et au Daily Mail. Verdict : la bise sur les deux joues au bureau, c'est très mal.
Car ce subterfuge pourrait être utilisé par les « hommes pour se rapprocher des femmes ». Que le ciel nous foudroie devant tant de stupre. De telles intentions pourraient donc régir les rapports entre homo laborius ? Hans-Michael et sa police des mœurs ont interrogé leurs contemporains dans la rue et au cours de plusieurs séminaires pour en arriver à une telle sentence. Et pour délivrer leur ordonnance.
Désormais, il faut « protéger les gens qui ne souhaitent pas être embrassés. Nous suggérons que les gens qui ne veulent pas recevoir de bises l'annoncent par un petit message placé sur un bureau. »
On imagine l'openspace constellé de pancartes « Ici, on embrasse » ou « J'embrasse pas ». Mais comme, d'un bureau à l'autre, les avis pourraient diverger, que la bise que se cloquent les voisins pourrait nuire à celui qui n'embrasse pas, et qu'on n'a pas encore mesuré les dégâts des bisous passifs, nous suggérons de séparer la surface de travail en deux zones bien distincte : les pro-bisous d'un côté, les anti-bisous de l'autre. Simple principe de précaution.
Évidemment, on se moque de nos voisins allemands. Et surtout des responsables de la société Knigge qui voient nos embrassades comme une « forme de terrorisme » (sic) et qui estime qu'il ne « faut pas embrasser, du moins pas au bureau, et ceci est valable immédiatement. » A la décharge de Herr Hans-Michael, il convient de rappeler que de cloquer une bise en Allemagne est considéré comme un acte très intime. Ce n'est évidemment pas à nous d'imposer nos us, coutumes et gestes tendres à d'autres. Tout au plus pouvons-nous tenter de rapprocher les points de vue franco-allemands au travers d'un baisemain protocolaire.
Allez, on vous embrasse.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 22 août 2011
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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr


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Le seul qui non seulement "ouvrait la bouche", posait des questions, ne restait pas assis sur sa chaise, mais était pr-actif d'une part, et d'autre part, et surtout, le seul qui faisait la bise aux Stagiaires, femmes je précise.
Puis, durant ces 6 mois, des stagiaires d'autres nationalités s'y sont testés et ont adopté cette forme de "terrorisme"!
Et, à mon départ, ce sont les chefs de services qui bisaient... les stagiaires, n'osant pas le faire avec leurs "anciens" collègues...
;-)
Je devais être embauché, mais la suppression de 30% de leurs cadres (1992) a eu raison de la promesse... ou alors, je n'y avais pas pensé.... aurais-je donc trop bisouillé?
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Pour les francais qui subissent cette situation, venez au Québec, on vous fera la bise seulement si l'on vous connait et apprécie et l'on acceptera un beau sourire
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L'article est néanmoins divertissant pour celui qui a du temps à perdre sur le net comme moi lors de mes recherches.
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Chez nous la bise a pris le relais d'une poignée de main.
Je n'aime pas faire la bise systématique en guise de salut : bien moins y passe qu'une étreinte de main. Ah ! Toutes ses bises hypocrites et sans saveurs !
Maintenant, justement, la bise, chez nous, n'est rien plus qu'une coutume, pas forcément toujours agréable : hypocrisie quand tu nous tiens...
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je pense qu'inconciament ils sont jaloues et qu'ils nous envie...
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