Au delà d'un plafond, l'argent ne fait plus le bonheur
Rien ne sert de gagner plus de 55 000 euros par an...

Amis cadres, cet édito n'est pas pour vous. Sauf si vous êtes de nature curieuse. Contrairement à nos chères habitudes, cette info est plutôt destinée aux DRH. A ceux qui sont en train de se demander comment augmenter leurs cadres pour les motiver, et surtout, à quelle hauteur maximum les rétribuer. Enorme casse-tête.
Mais détendez-vous, heureux directeur des ressources humaines : on vous a dégotté la solution. Elle nous vient de l'autre côté de l'Atlantique. Selon une étude américaine, il ne faut pas payer les gens plus de 75 000 dollars annuels (environ 55 000 euros), soit un peu moins de 4 600 euros par mois. Sinon, ils sont malheureux comme les pierres.
Encore une étude bidon, dubiteront les étudosceptique que vous êtes. Sauf que pas vraiment. Celle-ci est publiée par la revue Proceedings of the National Academy of Sciences par deux chercheurs de l'université de Princeton, dont l'un, a tout de même décroché le prix Nobel d'économie en 2002. Daniel Kahneman, c'est son nom, a épluché avec son collègue, pas moins de 450 000 réponses à des interviews, réalisées sur deux ans, en 2008 et 2009, sur un échantillon de 1 000 personnes pour en arriver à cette conclusion. Et elle est formelle.
Le Nobel (dont on ignore le salaire), explique qu'« au-delà de 75 000 dollars, une augmentation du revenu n'amène ni à ressentir du bonheur ni à être soulagé du malheur ou du stress ». Mince alors. Et nous, bêtes que nous sommes, qui nous imaginions que plus on engrangerait de pognon, plus la vie serait trognon.
Pas du tout, démontrent les scientifiques économes.« C'est un seuil au-delà duquel des hausses de revenus n'améliorent plus la capacité des individus à faire ce qui compte le plus pour leur bien-être émotionnel, comme de passer du temps avec ceux qui leur sont chers, éviter la douleur et la maladie, et profiter de leurs loisirs ». C'est donc ça : un trop gros salaire implique forcément que l'on bosse encore plus, qu'on ne sait plus comment s'appellent nos enfants, qu'on a mal partout et qu'on stresse tout le temps.
Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire, amis DRH. A ce cadre qui va rentrer dans votre bureau pour demander une augmentation, vous n'aurez qu'à parler du bien-être émotionnel qu'il doit conserver coûte que coûte. Et que, si vous lui refusez un pécule supplémentaire, c'est pour lui rendre service.
Mais dans ce cas, pourquoi ne pas laisser stagner tout le monde dans les bas-fonds smicards, histoire de les rendre plus heureux encore ? Faut rester raisonnable, comme les duettistes de Princeton, pour qui, « la faiblesse des revenus exacerbe la douleur émotionnelle qui accompagne des malheurs comme le divorce, ou le fait d'être en mauvaise santé ou seul. » On a eu chaud à la fiche de paie.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 4 octobre 2010
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Mais il faut reconnaître que certains n'arrivent pas à "lacher le boulot" parmis les gros salaires....c'est bien dommage !
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Nous sommes donc heureux avec 53k€. En 2000, avec un taux de change de 0.8, nous étions donc heureux avec 75/0.8=93k€
Donc toujours suivant cette étude passionante, en 10 ans nous avons appris à nous passer de 40k€ pour être heureux. Une sorte de secte peut-être ? En tout cas, si vous en faites rien de vos 40k€, vous avez mon email. Je prends les chèques. Mouahahahaha
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Qu'en est-il de la population française ou même européenne, hein?
Nous n'avons ni les mêmes habitudes de travail et encore moins les même taxes.
Donc l'idée de transposition à notre société me parait dès le départ mal partie...
Je ne dis pas que cette étude était bidon, mais juste qu'elle n'est pas adaptée.
Par contre la relayer sans contextualiser c'est le degré zéro du journalisme.
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Alors SVP messieurs les DRH à notre souffrance quotidienne, due peut-être à un excès de travail, n'ajoutez pas un appauvrissement certain.
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Il n'y a plus moyen d'espére bien gagner sa vie en restant honnête et humain. Cela devient presque incompatible: il faut un Killer et pas uniquement en "costs" il faut se faire son réseau.
On vous apprendra qu'il faut préserver son espace...
Plus de place à des managers intègres et qui n'écrasent pas les autres pour parvenir.
On vous apprend des tas de trucs en anglais alors que vos collaborateurs (dans les métiers manuels et physiques) aimeraient comprendre de quoi on leur parle...
Bref, j'arrête là avec une question:
Gagner au delà de 55 k€ peut contribuer à nous rendre heureux. Ce qui empêche de l'être, ce sont d'autres facteurs.
Ne donnez pas la baton...
Salut à tous
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Merci pour votre article doux-amer qui m'aura éveillé sur cette étude, dont l'approche se veut scientifique, enfin ! Mais prouve-t'elle des banalités et permet-elle, pour peu que l'on modélise le système étudié, d'anticiper ou de calculer certains comportement humains ? Malheureusement non ! elle n'est donc qu'en partie « scientifique». Elle a le mérite d'exister en tant que "mesure".
Les mesures que j'aie lues peuvent prêter à d'autres interprétations puisque le modèle théorique que ces mesures devraient valider n'existe pas !!! Et donc l'ensemble de cette étude est remarquable mais ne constitue qu'une partie de la méthode scientifique. Celle-ci est donc parfaitement réfutable (pour ceux qui en connaissent la définition) et elle est valable si les données d'entrée sont inférieures à 2.5 fois l'erreur au sens des moindres carrés. Ce qui amène à éliminer les très faibles salaires (<499$). Ce qui, à mon avis est très contestable. Sur 709 183 observations, seulement 450 000 ont été prises en compte. Ce qui revient à négliger les prises de position (voir les critères retenus) des pauvres !!!
De plus l'auteur affirme, je traduis : La déclaration "... L'argent ne fait pas le bonheur est fausse ...". Et j'interprète son raisonnement qui suit : La proportion de "bonheur" étant une fonction logarithmique, comme tout processus du vivant, négliger cette loi pour les revenus supérieurs à 75 000 $ est une erreur. La courbe continuant à progresser. Ma définition de "bonheur" étant l'ensemble des critères ou variables retenues par les auteurs.
Et utiliser cette affirmation : "Rien ne sert de gagner plus de 55 000 euros par an…" située hors du contexte de l'étude est mensongère !!! Car ce seuil est arbitraire et fixé par les auteurs, de façon tout à fait honnête d'ailleurs. Quand la courbe "not blue" croise la principale. Le niveau étant à 7/10. Nous aurions pu prendre la valeur à 8.5/10 ? En ce cas nous serions "heureux" à partir de 128 000 euros !!!
D'ailleurs, à mon avis, je ne serais véritablement comblé car partir de 150 000 euros : "Parce-que je le mérite bien" comme dirait une certaine pub ;-)
Cordialement.
Jean-Paul Cipria
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si l'argent ne fais pas le bonheur...RENDEZ LE!!!!....LILIANE ma pove dame
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