Le diplôme reste une valeur sûre contre le chômage
Sûr, le diplôme reste une valeur sûre

C'est une vieille litanie. Une de ces rengaines qu'on se répète et qui s'installe dans un coin de l'occiput. Et à force, on finit par se persuader que c'est la vérité vraie, puisque tout le monde le dit : « Pas la peine de faire de longues études, puisque, avec ou sans diplômes, c'est le chômage qui attend les jeunes ». Et de nous resservir le reportage télé tout en fausse sobriété, le sujet radio ramollo et le papier de presse spécial détresse.
Tous nous montrent la caissière d'hypermarché doctorante, ou le serveur MacDo ingénieur. Des cas représentatifs de rien et dénonciateurs de tout, juste bons à rassurer tout ceux qui restent précaires après un échec scolaire. Sauf que ceux-là même qui assènent cette curieuse vérité (journalistes, hommes politiques, experts) ont rarement moins de bac+6 au compteur.
Alors, quand le Cereq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) se penche sur la question, on se dit qu'on va enfin pouvoir séparer le bon grain de la fausse croyance. Et ça n'a pas loupé. L'organisme, qui a suivi 60 000 jeunes diplômés de l'enseignement supérieur pendant leurs trois premières années dans la vie active, vient de livrer ses conclusions.
Elles sont sans appel : plus on grimpe dans les hauteurs des études, plus on trouve du boulot, du vrai, du bon, du CDI. 65 % des étudiants interrogés sont dans ce cas. On y retrouve les titulaires de doctorats justement, mais aussi les diplômés d'écoles de commerce, ceux qui ont obtenu une licence pro (Bac + 3) et même quelques BTS concernant des métiers en pénurie.
Reste 35 % de galériens. Qui sont-ils ? On y trouve des diplômés du supérieur. Les ressortissants d'écoles d'art, de facs de lettres, de psycho ont effectivement - et logiquement - du mal à décrocher un job.
Les bons diplômes, du moins ceux qui sont en phase avec le marché de l'emploi déboucheraient donc sur des vrais postes, contrairement à ce qu'on nous rabâche ? On retrouve quand même 16% de diplômés de filières assez peu artistiques (écoles de commerce et d'ingénieurs) qui ont du mal, qui ont besoin d'un sas, d'une période de transition pour trouver un boulot. CQFD : cette minorité conforte donc nos spécialistes, ceux qui nous répètent que les études ne servent à rien. Ils en seraient la preuve vivante.
Pas du tout. Pour Stéphane Jugnot, chercheur au Cereq, ceux qui comptent sur ces jeunes diplômés pour étayer leur thèse se fourvoient et se fourrent le doigt dans l'œil pour mieux aveugler leur manque de discernement. Ces jeunes actifs « ont plus d'exigences. Issus de catégories sociales plus aisées, ils ont les moyens d'attendre. » Voilà tout.
Sylvia Di Pasquale © CAdremploi.fr - 25 octobre 2010
Une réaction ? Un commentaire ? Le forum (ci-dessous) vous est ouvert.

Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

* Les champs suivis d'un astérisque sont obligatoires.
Répondre
Certes, un diplôme reconnu est bien évidemment un atout positif, mais très loin d'être suffisant pour décrocher ne serait-ce qu'un job correct (et là , je parle de diplômes de grande école donc j'imagine les difficultés des gens titulaires de diplômes universitaires...).
Comme le dit fort justement un des commentaires, la seule chose qui marche à coup sûr c'est le piston ou les relations.
C'est la triste réalité, les cabinets de recrutement et les services RH d'entreprises peuvent se payer tous les articles de pub qu'ils veulent pour vanter leur honnêteté ou parler de déontologie mais sans coup de pouce, ils ne daignent le plus souvent même pas rappeler après un entretien et ne fournissent jamais la moindre explication.
La vérité, c'est qu'à part dans quelques secteurs, il n'y a plus de place pour des embauches qualifiées en France.
Répondre
Je tien à vous faire savoir que tout ce que je souhait, c'est d'aller très loin dans ma vie professionnelle, grâce à l'habilité et la compétence qui me seront offerts par votre entreprise, pour cela, j'ai le plaisir de me porté candidat pour l'un des postes de ma spécialité.
Je pense que ma personnalité est en plein accord avec ma motivation et le sens de responsabilité et d'organisation et j'espère, vous avoir convaincu de la sincérité et de la qualité de ma motivation, et que vous allez ainsi retenir mon recrutement et c'est mon souhait le plus vif.
Répondre
Faut dire les maîtrise ou master 1 ne sont pas fait pour trouver du boulot, il fallait s'arrêter avant ou continuer, enfin je vois également (pas mal) de master 2 droit avec en tout et pr tout 2 voire 3 mois de stage en 5 ans d'étude (abérant mais la faute aux facs et un peu aux étudiants qui ne font pas assez de stages facultatifs), donc énorme galère pr trouver qqch...
Bref, je confirme les diplomes ne sont pas absolument une garantie contre le chômage.
Ou alors un BTS, licence pro qui ont des taux moyens d'insertion bien meilleurs que les diplomes plus élévés (à nuancer selon les domaines bien sûr)
Répondre
Pour ma part juste un CAP qui ne m'a jamais servi. Appris sur le tas, autodidacte, me voila responsable commercial aujourd'hui avec un très bon salaire.
Sans doute étais ce plus facile avant, je ne pense pas que je pourrais avoir le même parcours de nos jours.
Seul regret, ne pas avoir persévérer dans les langues, j'aurais sans doute encore un meilleur poste à ce jour, et peut être même à l'étranger.
Ma femme a un BTS et travaille depuis la fin de ses études.
Je ne pousse pas mes enfants à faire des études longues, d'ailleurs à priori il n'en ont pas envie. Le BAC ok pour un BTS ou IUT je pense qu'ils s'en sortiront très bien comme ça.
Fred
Répondre
L'inactivité est un fléau.
Oui je refuse des emplois sous qualifiés, parce que me retrouver à faire le secretaire c'est humiliant pour les sacrifices financiers que mes parents ont fait pour moi.
Je ne sais pas si c'est la crise, mais, ce pseudo monde du travail est une jungle.
Répondre
Je suis juriste en droit des affaires, issue d'un Master 2 réputé. Les étudiants issus de cette formation trouvent habituellement du travail dans de très bonnes sociétés, généralement juste après le stage de fin de Maser.
Mais l'effet crise est bien là . Mes recherches sont restées vaines jusqu'alors.
Les entreprises ou cabinets d'avocats sont ravis de prendre des stagiaires (qui sont déjà assez autonomes et ne coûtent presque rien), mais les embauches ne sont pas au programme !
Mon seul souhait est de trouver en Rhône-Alpes, région pourtant très active.
Répondre
"on finit par se persuader que c'est la vérité vrai".Pourquoi se persuade t'on ? parce qu'on avait tenter de nous persuader du contraire:que les études longues étaient synonymes d'emploi.
malheureusement, puisque la réalité était différente, il a fallut mettre en cause la thèse initiale.
La réalité, en ce qui concerne les cadres, on la retrouve sur ce site: il faut avoir bac + 4 (pas moins, ni plus), environ 7-10 d'ans d'expérience (pas moins, ni plus), ce qui fait qu'on offre des postes de cadres globalement à la tranche 29-32 ans.
Les autres cherchent des explications rationnelles.....pas moins, ni plus....
Répondre
Répondre
Répondre