Inégalité de rémunération femme homme
Un petit bug pour la femme, un grand bug pour la parité

C'est l'histoire d'un bug. Un petit bug comme il doit s'en dérouler un peu partout dans les entreprises françaises. Sans drame personnel excessif. Sans sang sur les murs, sans hystérie. Du feutré, comme il sied dans cette entreprise connue. Très connue. Alain - appelons-le Alain, un prénom qui colle bien à sa génération - Alain, donc, vient d'y débarquer. Débauché chez un concurrent - illustre lui aussi - il devient l'un des rouages essentiels de la boîte.
Rapidement, il prend ses marques et souhaite s'entourer de gens de confiance. La confiance, dans son domaine, la qualité, c'est primordial. Justement, deux de ses anciens collaborateurs, en sont totalement dignes. Deux décennies qu'ils bossent ensemble, qu'ils le suivent de poste en poste. Déjeuner, retrouvailles, propositions, cris de joie, top là .
Les deux posent leur candidature, comme il se doit. Un homme et une femme. Même profil, mêmes compétences, même salaire, chargés de diriger des services lourds d'une cinquantaine de collaborateurs. Quelques entretiens plus tard, le verdict tombe, prévisible comme à l'école des fans : tout le monde a gagné un nouveau job.
Mais il y a un mais.
Pas pour l'homme. Il a demandé plus pour avoir plus : on lui accorde plus 20 % de fixe, plus une prime annuelle longue comme le bras. Pour la femme, en revanche, le porte-monnaie reste fermé. La proposition qui lui est faite n'est qu'un copié-collé de son ancien salaire. Elle s'en indigne et refuse. Alain, soupçonnant un vieux relent de sexisme des RH, pousse la porte, exige des explications que la recruteuse, car c'est une recruteuse, s'empresse de lui livrer. Et de lui raconter l'entretien entre elle et cette dame qui lui aurait affirmé que son désir de changement, « n'était pas une question d'argent ».
En bonne professionnelle, la recruteuse a donc exécuté son souhait... en lui offrant son salaire précédent. A cet instant, Alain, en toute logique, pense au plafond de verre, aux 5000 générations de femmes soumises dont celles d'aujourd'hui ne peuvent se départir complètement. Quand même, il y tient à sa collaboratrice. Alors, il intercède, demande aux services RH de revoir sa proposition à la hausse. Refus, obstination et bien pire encore. La recruteuse, qui est une femme évoluant dans une grande entreprise connue pour son action pour la parité et pour l'égalité des salaires, propose d'en passer par un chasseur de tête pour dénicher une autre perle rare.
Ainsi, pour ne pas se déjuger, elle va dépenser une somme sans aucun doute plus importante que la petite rallonge réclamée, pour embaucher un cadre sans aucun doute doué, mais qui de toute manière ne saurait avoir auprès de son supérieur le même degré de confiance que la candidate retoquée. Tout ça pour un excès de modestie de sa part. Et un excès de psycho-rigidisme de la part d'un service RH.
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 26 avril 2011
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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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C'est vrai: interrogez les femmes qui travaillent: 9/10 prefferent avoir pour boss un HOMME, et non une femme. Dans une grande élection, les femmes gagnent rarement, alors que l'électorat est en majorite feminin. Les exemples sont légions... En afrique, il y a un viel adage qui dit :l'ennemie de la femme, c'est la femme. et le remède de la femme, c'est la femme! A mon humble avis, les femmes devraient mieux se comprendre, se soutenir, ou du moins SE SUPPORTER.
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Triste...
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En matière de discrimination, il faut savoir que les pires, sont parfois ceux issus du même groupe social discriminé, et qui ont su faire leur place.
Ce serait une erreur de penser que la discrimination est une affaire inter-groupe. Ele se déroule aussi entre individus du même groupe.
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20 ans plutard, je n'ai qu'une satisfaction !! J'ai fais 3 beaux garçons. Heureusement car si j'avais eu une fille je lui aurais expliquer le monde tel qu'il est.
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Mais là n'est pas le plus important: où que j'aille (y compris dans ma structure), j'ai le sentiment prononcé que les RH sont dédormais gérées par Ubu en personne.
Sentiment hélas partagé par de nombreux collègues et employés de tout secteur, spécialement lorsque la taille de la structure est importante.
Explications clairement stupides et hors de propos lors des debriefs d'entretiens (quand il y en a...), rejet de candidatures jamais vraiment explicités sincèrement, recrutement de personnes moins qualifiées que d'autres ayant également postulé, absence totale de retour sur une candidature (j'ai le poste? je l'ai pas?), absence de discours clair et de réponses constructives au profit d'un flou artistique qui ne permet pas de construire son plan de carrière efficacement... et j'en passe.
Alors, DRH, si vous lisez ceci: à défaut, dans l'immédiat, de remettre du sens dans vos actions, pouvez-vous au moins nous expliquer tous ces non-sens que nous vivons au quotidien...?
Le pouvoir, vous l'avez et le garderez, mais ne serait-ce pas possible de s'en servir intelligemment?
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