social Media Planner, User Experience Designer et user interface designer
Les tout derniers métiers du web
Responsable marketing ou développeur web sont déjà , pour vous, des jobs dépassés ? Zoom sur trois nouveaux métiers de la création et du digital avec le cabinet de recrutement Aquent.
Le social media planner, la tête pensante
Elle est the brain de la stratégie du marketing social. Lucie Merra, social media planner (ou social media manager), observe vos habitudes sur la toile, sur les réseaux sociaux, en terme de pratique web, via les commentaires que vous laissez derrière vous. Pourquoi ? Pour accompagner les marques dans leur stratégie marketing sur les nouveaux médias, pardi ! « Le public est de plus en plus hermétique à la publicité traditionnelle, explique la jeune femme. Il préfère attribuer sa confiance à des recommandations, au bouche-à -oreille. À nous ensuite de trouver le moyen de fédérer les internautes autour des valeurs de la marque, pour les amener à en parler autour d'eux et à créer le buzz. » Au sein d'une entreprise, le social media planner est celui qui a une vue globale du travail des community managers, qui agit directement pour la marque sur les réseaux sociaux. « Avec 550 millions de personnes sur Facebook, cette fonction est devenue incontournable dans les grandes entreprises. Les marques n'ont plus le contrôle absolu de leur image et le social media manager, plus au niveau créatif qu'opérationnel, peut réinventer sa façon de communiquer. »
Un challenge auquel Lucile Merra a tout de suite adhéré : « Les réseaux sociaux évoluent tout les jours. Les comportements des internautes aussi. À chaque instant, il faut se renouveller. C'est extrêmement stimulant. » On veut bien la croire : l'activité de Lucile Merra, parmi les pionnières du métier en France, monte en puissance. Freelance depuis trois ans, appartenant au réseau de Talents Aquent, elle jongle avec ses casquettes de consultante en entreprise, de chercheuse en social media et de formatrice en écoles de communication. Pour elle, il n'y a pas de secret : « Pour faire ce métier, il faut être extrêmement curieux, en veille permanente sur les nouveaux médias et ultra-disponible. On est dans l'actualité des réseaux. Il n'y a donc aucune planification possible et rien ne s'arrête le vendredi soir à 17h. »
Formation : écoles de communication, écoles de commerce.
Salaire : entre 35 et 50 000 € par an. Variable suivant que l'on travaille en salariat ou en indépendant.
Environnement : comme presque tous les nouveaux métiers, il est encore rare de voir des social media planners intégrés en entreprise. Il est possible d'exercer en consultant, en intérim ou en freelance.
L'user experience designer, ami de l'usager
Olivier Mokkadem, lui, relit le web à la vie réelle. Partie intégrante de la stratégie marketing, les UX designers analysent la façon dont les utilisateurs s'accaparent un produit, une application, un concept pour aider les marques à proposer des services plus intelligents. « L'ergonomie seule sert à rendre un site internet plus agréable pour augmenter son rendement. L'expérience utilisateur sert à rendre la marque, tant sur son site internet, que sur ses applis Ipad qu'en boutique ou dans la rue, plus accessible et plus ludique pour apporter un plus au client. » Un exemple ? Olivier Mokkadem en fourmille : « Prenez IDTGV. Avant, la SNCF se serait contentée de faire de la pub pour ses voyages en train sur un site internet. Via IDTGV, elle propose d'agrémenter ses services pour que les voyages ne soient plus un simple trajet, mais une expérience à vivre pour les usagers [places IDZAP où le bruit est permis, soirées dans le train, NDLR]. Là où le marketing défend la marque, l'UX défend l'utilisateur. »
Un sacerdoce pour Olivier. Psychologue cognitif de formation, avec une spécialité ergonomie passée à Paris V, il a d'abord travaillé pour de grands groupes de téléphonie mobile, est passé dans des agences de design avant de se lancer en indépendant il y a deux ans, lui aussi chez Aquent. « À mon sens, il est impératif d'être avant tout chercheur en sciences sociales pour faire ce métier. Une grande partie du travail est de mener des entretiens et des tests avec les gens pour voir comment ils appréhendent un produit. Or, poser des questions et analyser les réponses ou les gestes des personnes ne s'improvise pas. Il faut les bons outils. »
Formation : études en sciences sociales (sociologie, psychologie, ethnologie...) avec une spécialité en ergonomie.
Salaire : de 24 000 pour un débutant à 84 000 euros net pour un senior dans un grand groupe. Parfois plus en freelance.
Environnement : comme presque tous les nouveaux métiers, il est encore rare de voir des UX designers intégrés en entreprise. Il est possible d'exercer en consultant, en intérim ou en freelance.
User Inteface Designer, le digital maniable
Pour Jérémie Cook, l'ergonomie se virtualise. « La taille, la couleur et la position d'un bouton ont un impact significatif sur les résultats d'un site », explique ce dernier. Comme l'UX Designer, l'UI Designer place donc l'expérience de l'utilisateur au cœur de sa pratique ; Jérémie Cook se concentre sur la conception d'interfaces digitales. Les sites web, les sites mobiles, les applis ou les jeux vidéos composent son terrain de jeux. « Avec le développement d'internet, les métiers se sont extrêmement spécialisés, rapporte Jérémie. En tant qu'UI Designer, j'observe la façon dont les internautes utilisent un site ou une appli pour les rendre plus fluides et plus efficaces. »
Diplômé d'une école d'ingénieur il y a six ans, ce geek observateur est en veille constante des nouvelles tendances concernant les interfaces : « Nous sommes sur des métiers fondés sur l'innovation, donc en constante évolution. À chaque fois qu'Apple sort une version différente de son Iphone, par exemple, c'est une nouvelle référence dont il faut comprendre le schéma d'utilisation puisqu'elle peut faire évoluer le comportement des utilisateurs. » Aucune certitude, donc, pour l'UI Designer, sur laquelle se reposer, mais un champ des possibles à sans cesse réinventer. « C'est ce qui est passionnant, prévient Jérémie. Et c'est ce qui fait que les profils d'UI Designer sont encore très variés. Il y a des chefs de projet, des designers, des ergonomes... Il n'y a pas vraiment d'école, mais une curiosité et une culture web qui vous amènent à tester beaucoup de choses. »
Formation : écoles d'ingénieurs.
Salaire : entre 450 et 750 euros la journée en freelance.
Environnement : comme presque tous les nouveaux métiers, il est encore rare de voir des UI Designers intégrés en entreprise. Il est possible d'exercer en consultant, en intérim ou en freelance.
Tiphaine Réto © Cadremploi.fr


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