Comment convaincre les DRH ?
Le top 5 des critères des recruteurs en temps de crise

Conjoncture oblige, les recruteurs sont de plus en plus frileux et difficiles à convaincre. Un chasseur de tête nous livre quelques clés pour mieux comprendre et anticiper ces processus à rallonge.
Sébastien Bompard, chasseur de profils expérimentés pour DRH exigeants, au sein du cabinet Taste, connaît bien la musique. Dénicher LE profil idéal, quand les recruteurs stressés par la crise rêvent de profils à 5 pattes, c'est son job. Alors, les critères qui leur tiennent à cœur, les petits et grands trucs qui les rassurent, il les sait par cœur.
1- La motivation du candidat
Les processus de recrutement s'allongent et le "candidat idéal" doit en être conscient. Et le faire savoir. « Si un chasseur de tête vous contacte, et que vous êtes short-listé [c'est-à -dire que votre candidature est sélectionnée parmi les quatre ou cinq qui seront présentées au client du chasseur de tête, NDLR], il faut s'attendre à participer à des processus de recrutement qui durent plusieurs semaines. Il faut être prêt à s'accrocher », souligne-t-il. « Les employeurs veulent être sûr et la motivation du candidat peut faire la différence », explique Sébastien Bompard.
2 - Le diplôme et L'expérience adéquats
Le candidat idéal doit donc être (sur)motivé, en temps de crise, sachant que les décisionnaires ont du mal à le lâcher, ce « Oui, on vous veut » tant espéré. Pour l'obtenir, le fameux Diplôme - et le prestige de l'école l'ayant délivré - reste une sorte de pré-requis pour pas mal de recruteurs, surtout en France. Quoi qu'on en dise ou pense. Mais ce qui est évidemment examiné avec le plus d'attention reste évidemment (et heureusement) l'expérience professionnelle du candidat. C'est elle qui fera la différence.
3 - De bonnes références
La liste de "référents", que le recruteur pourra contacter, est de plus en plus demandée. Déontologie oblige, cette démarche ne doit se faire, en théorie, qu'avec l'accord préalable du candidat. « Même si elles sont peu recommandables à mes yeux, il existe dans certains cabinets des enquêtes de réputation plus discrètes, avertit le chasseur de tête. Quoi qu'il en soit, il est plus courant qu'un recruteur se promène sur le net. Dès lors, je recommande vraiment à chacun de gérer son image sur les réseaux sociaux comme si c'était une marque. » Ce que l'on appelle le personal branding, une notion sur laquelle tout cadre expérimenté, en recherche ou en veille, devrait se pencher. Sur le sujet, voir par exemple le blog de Fadhila Brahimi.
4 - Une capacité à identifier les enjeux
Et si votre profil et votre expérience correspondent au poste, qu'est-ce qui fait la différence ? « La faculté de se projeter dans le cadre de la mission proposée et de livrer lors des entretiens un bon auto-diagnostic », souligne Sébastien Bompard. Il cite ainsi l'exemple d'une candidate récemment approchée par une entreprise du CAC 40. « Elle avait monté une petite société qui marchait bien et s'interrogeait sur sa capacité à évoluer et à s'épanouir dans une aussi grosse structure. C'est une vraie question qui, loin de la disqualifier, prouvait sa capacité à identifier les enjeux. Car à l'inverse, on ne pardonnera jamais à ce stade à un candidat de ne poser aucune question. »
5 - Une prétention salariale "réaliste"
Sachez, enfin, que le sujet de la rémunération demeure un critère d'évaluation primordial. « Quand on contacte une personne en poste, il est normal qu'elle espère faire un 'gap' », estime notre spécialiste. Seul conseil du chasseur de tête : « Si votre motivation est en partie financière, ne le censurez pas et évoquez la question dès que possible. » L'écueil est courant : le cabinet a déjà été témoin de recrutements avortés parce qu'un candidat a soudain exigé 20 ou 25 % de plus que son ancien salaire à la fin du cycle de négociation. « Dans un contexte où beaucoup d'entreprises réduisent la voilure, le candidat idéal doit demander une augmentation réaliste. Il y a toujours des packages intéressants à négocier. Mais peu importe son profil, s'il est trop gourmand, la discussion s'arrêtera là . »
Céline Chaudeau © Cadremploi.fr

* Les champs suivis d'un astérisque sont obligatoires.
La politique actuelle des cabinets de recrutement est déplorablement factuelle, on vous fait faire des tests psychologiques et au final il vous faut un CV qui colle au millimètre près aux caractéristiques du profil recherché, c'est ceinture et bretelles, résultat : on triche, on arrange, on dissimule, on embellit, bref c'est tout sauf nous, mais on veut ce poste.
Il y a quelques années j'ai eu un entretien d'embauche avec un cabinet de recrutement (que je ne citerai pas) qui a considérer que mon profif ne correspondait pas à leur recherche, sidéré je constate quelques mois plus tard que l'annonce est toujours active et le poste non pourvu, je décide de prendre contact directement avec le patron de cette entreprise sans lui révéler ma triste expérience... 3 semaines plus tard j'étais embauché avec un salaire supérieur à celui indiqué par l'annonce.
Il y a souvent une perception totalement différente du candidat idéal entre l'employeur et le cabinet de recrutement mandaté, celà frise parfois la mélancolie.
Moralité : il vaut mieux d'adresser à dieu qu'à ses saints...
Répondre
Et les recruteurs à leur époque ils y répondaient ?????
Les recruteurs actuels sont périmés ! Ils sentent le renfermé et ne savent même pas comment recruter correctement vu qu'ils exigent sans cesse toujours plus !
Vivement que les jeunes de cette génération les foutent dehors et soient aux commandes pour donner la chance aux jeunes qui méritent tous d’avoir au moins une chance de faire leurs preuves !
Un diplôme ne fait pas tout, nous au moins le savons !
Répondre
Répondre
c'est vrai je suis au 2eme entretien avec avec une entreprise qui ce déroule bien , quant au salaire je demande les mêmes conditions actuels !!
résultat euh le recrutement reprend en janvier !!?? et bien je ressent une vrai lassitude de ce genre de comportement des entreprisses française ! le mouton à 5 pattes !! oh je suis pas un mouton !!
juste une personne qui veut et qui à envie de bosser !!
et oui les gens recherche un job et c'est du boulot alors du respect mesdames messieurs les recruteurs !!
bon courage à tous
Répondre
Je viens d'en faire les frais. La société qui cherche un commercial France dans le BtoB n'a toujours pas trouvé son mouton à 5 pattes. Moi, je n'étais qu'un mouton normal à 4 pattes: Connaissance du secteur, double compétence (commercial + technique), diplômé bac+5 (Ingénieur technique + IAE), motivé.
Pour la rémunération, je correspondais à ce qu'ils proposaient....
Mais après 4 entretiens dont le dernier sur un salon pendant deux jours, ils hésitent encore et enfin de compte ne donne pas de suite.
Un moment dans le Business, il faut prendre des décisions. Soit nous restons là où nous sommes soit nous avonçons.
Bref, La frisolité je comprends mais il faut des limites.
Répondre
Répondre
Le candidat rêvé doit avoir 30 ans, dont (paradoxe) 10 d'expérience exactement similaire au poste à pourvoir, un bac +5, marié mais mobile à souhait et ne pas être exigeant quant à sa rémunération.
Cordialement.
Répondre
Répondre
Répondre
Répondre