intérim étude Robert Half
Faire de l'intérim : un bon plan pour sa carrière ?
Elle est une vraie porte d'entrée dans l'entreprise et pourtant elle n'a pas toujours bonne presse auprès des candidats. Dans sa dernière étude, le cabinet Robert Half bat en brèche les idées reçues sur l'intérim.
« Candidats, accepter une mission en intérim augmente votre employabilité en vous ouvrant à de nouveaux horizons tout en restant actifs sur le marché de l'emploi », assure d'entrée de jeuOlivier Gélis, Directeur Général de Robert Half International France.
Choisir une mission en intérim intéressante et valorisante serait généralement bien perçue par les recruteurs ; alors qu'une longue période sans emploi est plus nuisible pour sa carrière.
« Face à un recruteur, il est plus aisé d'expliquer que la mission en intérim a apporté une nouvelle expérience/ouverture alors qu'il est plus compliqué de 'valoriser' une longue période d'inactivité. Bien entendu, tout dépend du contenu de la mission. Il faut choisir avec soin ses missions : elles doivent permettre de rester dans son domaine de compétences, de s'ouvrir à de nouvelles fonctions, de mener à terme des projets valorisants », conseille l'étude.
Autre argument de poids : l'intérim serait, contrairement à ce que l'on entend ici et là , un vrai tremplin pour décrocher un CDI. A la faveur de nouvelles missions, le salarié peut démontrer son ouverture et donc développer son employabilité auprès des recruteurs à venir. Autre cas de figure : l'entreprise - qui l'a choisi comme intérimaire - peut proposer ensuite une embauche permanente.
En effet, « le premier réflexe d'une société souhaitant embaucher un salarié en CDI est de passer en revue les intérimaires qu'elle a employés dans le passé ou qu'elle emploie actuellement et qui ont rempli/remplissent avec succès leurs missions. Embaucher en CDI un ancien intérimaire, permet de gagner du temps sur l'apprentissage de l'activité de la société, son fonctionnement ou sa culture d'entreprise », assure Robert Half.
Enfin, contrairement à une idée largement répandue, l'intérim embauche également des cadres. Ce type de contrat est utilisé aussi bien pour des remplacements de collaborateurs ou managers à l'occasion d'un congé (maternité, parental, longue maladie..) que lors de missions en management de transition dans le cadre de gestion de projets à plus ou moins long terme.
Selon les derniers chiffres du Pôle emploi, les cadres ont représentés 8,3 % des intérimaires en 2010. Ils n'étaient que 7,7 % en 2008.
Mathieu Bruckmüller © Cadremploi.fr


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