Jeunes dip’ : comment trouver un poste en 2012
Accueil  > Conseils > Conseils candidature > Jeunes dip’ : comment trouver un poste en 2012

Jeunes dip’ : comment trouver un poste en 2012


Par La chronique du poulpe de Manuelle Malot | Réaction (3)

Que doivent faire les jeunes diplômés pour décrocher un contrat en 2012, sans perdre de vue le poste de leurs rêves ? Manuelle Malot, directrice carrières de l’Edhec, leur conseille la "stratégie en deux coups", dans "la chronique du poulpe", sur Cadremploi.

Après une année 2011 plus favorable que prévue, les intentions de recrutement des jeunes diplômés fléchissent pour le premier semestre 2012. Face à la prudence des entreprises, et sur un marché de l'emploi que certains considèrent atone voire hostile... les jeunes diplômés doivent faire preuve de souplesse et d'adaptation et opter pour une stratégie de contournement, une stratégie en deux coups !

Cette stratégie consiste pour le jeune diplômé à identifier des secteurs, fonctions ou pays qui recrutent encore et lui permettront dans un second temps d’accéder à son projet. Ce n’est en aucun cas un poste d’attente mais une étape « intelligente » qui doit lui permettre d’acquérir des compétences clés qui seront ensuite valorisées plus facilement dans le secteur et/ou la fonction ciblée initialement. Cette stratégie en deux coups se décline en termes de secteur, de fonction, de localisation ou de type de contrat.

Un poste pour aller vers son rêve

Ainsi si le jeune diplômé vise un secteur d’activité qui recrute peu actuellement, il peut intégrer une société de conseil ou d’audit ou plus largement un prestataire de service de ce secteur et choisir de se forger une expérience dans l’activité, la « practice » qui correspond à ses rêves. Il se construira alors une expertise sectorielle et un carnet d’adresses au fil des missions chez les clients qui lui permettront plus tard de postuler en direct dans ce secteur d’activité en question.

S’il rêve d’un poste dans une fonction support difficile à intégrer en temps de crise, par exemple en marketing ou communication, il pourra commencer par se forger une expertise sur les nouveaux outils du web marketing : affiliation, génération de « trafic », animation de communautés en ligne, gestion des contenus pour intégrer ensuite un annonceur en se positionnant par exemple sur les stratégies digitales.

L’international, un tremplin vers la France ?

Cette stratégie de contournement s’applique aussi à la localisation géographique et au type de contrat. Le jeune diplômé a tout intérêt à miser sur des missions à l’étranger dans ses entreprises cibles. Les entreprises françaises frileuses sur les CDI en France continuent d’offrir des VIE, volontariat International en entreprise de 6 à 24 mois à l’étranger, qui assurent d’intéressantes premières expériences et aboutissent le plus souvent à une embauche.

De même pour les entreprises internationales, les Graduate Programmes, rotations de 1 à 3 ans dans plusieurs pays et sur plusieurs fonctions jalonnées de périodes de formation, de coaching et mentoring sont eux aussi de beaux tremplins de carrières et continuent de recruter.

Les secteurs qui recrutent

Dans tous les cas n’oubliez pas que pour survivre, les entreprises doivent a minima continuer à produire, vendre et mieux gérer. Ainsi trois grandes fonctions très opérationnelles recrutent toujours : la production de biens ou de services, la vente et le contrôle de gestion.

Enfin, en qualité de jeune diplômé, il n’y a pas de « petit » emploi sous qualifié mais des opportunités d’apprendre et il ne faut pas hésiter à prendre un poste qui vous placera sur une courbe d’apprentissage et d’acquisition de compétences… même un poste « de terrain » !

Manuelle Malot

 

Retrouvez la précédente chronique de "la chronique du poulpe" : comment évaluer vos premiers salaires.

La chronique du poulpe de Manuelle Malot
Les chroniques du poulpe ® sont un clin d’œil à un invertébré fascinant car parfaitement adapté à son milieu grâce à son homochromie et à ses 8 bras. Chaque chronique est donc composée d'une question et de 8 conseils pour aider les jeunes diplômés et les jeunes cadres à s’adapter eux aussi à leur nouvel environnement : le marché de l’emploi… En savoir plus.


Commentaires

* Les champs suivis d'un astérisque sont obligatoires.




Vos réactions
  • Polaris
    "En qualité de jeune diplômé, il n’y a pas de « petit » emploi sous qualifié ": mon expérience me porterait à être en profond désaccord avec cette assertion. En effet, quand on est jeune diplômé et que l'on a le malheur de chercher un 1ier job en période de crise, comme c'est hélas le cas actuel (ce fut aussi mon cas il y a 18 ans...), il est clair qu'il est nécessaire de faire des concessions: localisation géographique, salaire, voire même secteur d'activité - il ne faut pas trop hésiter à prendre un emploi dans un domaine un peu différent de celui dont on est diplômé si l'on a des difficultés à s'y insérer, tout en étant conscient que des "cliquets" se mettent rapidement en place et qui rendent les réorientations délicates après quelques années-. Par contre, je ne saurai trop déconseiller au JDs d'accepter un emploi trop en dessous de leurs qualifications: on pourrait en premier lieu croire que « cela est mieux que rien » et que "ça fait toujours de l'expérience", mais c'est hélas faux. Un job sous-qualifié dévalue et déqualifie très rapidement celui qui l'occupe. Au bout de peu de temps - une année, deux au maximum -, il sera très difficile de valoriser cette expérience auprès des recruteurs, surtout si elle est sans lien direct avec votre diplôme. Et une expérience trop déqualifiée sera finalement plus un handicap qu'un atout lorsque vous vous présenterez à un entretien pour un emploi correspond mieux à vos qualifications, mais confronté aux jeunes diplômés de la nouvelle promotion. Attention donc aux jobs « alimentaires »… Loin d’être un atout ou une solution d’attente, ils risquent de se transformer en handicap, voire de devenirs définitifs.

    Répondre

  • Jeune dip'
    Bonjour,
    Merci de cet article intéressant dont je partage le point de vue - puisque sortant de l'école et après plusieurs mois de recherche, j'ai décidé de partir à l'étranger pour une fonction commerciale dans l'industrie dans laquelle je souhaite évoluer. Je suis chef de secteur aux USA- dans un secteur que j'adore- pour pouvoir rebondir vers des fonctions marketing. Pour ce faire, connaitre le terrain et le secteur est toujours important.
    Je ne fais pas tout a fait ce pourquoi j'ai été formée, mais je considère cette expérience comme un diplôme supplémentaire. Cela me permet de comprendre les rouages de l'industrie.
    La seule nuance que j'apporterais a cet article est que trouver un VIE est difficile. Il ne faut pas avoir peur de partir avec un contrat local je pense. Cela ne représente pas tous les avantages des contrats français - et des VIEs, mais il faut garder en mémoire que c'est aussi une opportunité a creuser.
    Bon courage a tous,

    Répondre

  • fbnyc
    Quelle est la strategie de sortie ?
    Le risque n'est-il pas eleve de se retrouver a moyen terme "coince" dans une fonction subalterne ?

    Répondre